SEVERVS AVG PART MAX. Buste lauré de Sévère, a droite
fi- RESTITVTORI VRBIS. Sévère lauré, cuirassé, tourné a gauche, sacrifiant sur un autel (trépied allumé), la main gauche posée sur une haste sans fer, mais avec crochets vers le bas. Poids, 7^,29.
8. SEVERVS PIVS AVG P M TR P VIIII. Têtelaurée de Sévère, à droite.
1^. FELICITAS SAECVLI. Tête de Julie de face, de Cararalla, à droite, de Géta, à gauche. — Poids, 7»',39
9. SEVER P AVG P M TR P X COS III. Buste lauré de Sévère, à droite.
11. ADVEiNT AVGG. Sévère, Caracalla, Géta à cheval, galopant vers la droite, et levant la main droite. — Poids, 7^%06.
10. SEVERVS PIVS AVG. Tête laurée de Sévère, adroite. iV P M TR P XV COS m PP. Tête de Rome coiffée
d'un casque à trois lophos, à droite. — Martelé. Poids, 7«',10.
il. RUA AVGVSTA. Tête de Julie, à droite.
i%. rVNO. Junon debout, tournée à gauche ; près d'elle un paon. — Quinaire. Poids, 3^,64.
12. AXTONINVS AVGVSTVS. Buste lauré de Caracalla imberbe, tourné à droite.
1^. SPES PVBLICA. L'Espérance tenant un lis, tournée à gauche. Poids, 78^,10. Inédit. (PI. VII, n^2.)
13. ANTON.P.AVG PON TR F VI COS. Tète laurée imberbe de Caracalla, tournée à droite; portion d'égide sur Tépaule gauche.
1^. VIRTVS AVGG. Caracalla en armure, debout, tourné à gauche» tenant sur la main droite une Victoire, et de la gauche une lance renversée, couronné parRoma-Virtus casquée, tenant aussi une lance renversée. — Poids, 7^,36. Inédit. (Pl.Vn, n**3.)
14. ANTONINVS PIVS AVG. Tête laurée imberbe de Caracalla, à droite.
I^. PONtiF TR P X COS IL Tête casquée de Rome, tournée à gauche. — Poids, 7e%3S. Inédit (pi. VII, n* 4).
15. ANTONINVS PIVS AVG BRIT. Tête barbue laurée do Caracalla, à droite.
i^. PROViDENTIAE DEORVM. La Providence debout, à gauche, la main gauche sur une haste, et dirigeant de la droite un court sceptre ou virga vers un globe placé à ses pieds. — Poids, 6<f%7S.
16. ANTONINVS PIVS AVG GERM. Buste lauré et barbu de Caracalla, tourné à gauche.
û. P. M. TR P XVIII COS IIII PP. Le Soleil conduisant un quadrige, à gauche. Poids, Qu'JL Inédit (PI. Vil, n' 5.)
17. ANTONINVS PIVS AVG GERM. Buste lauré barbu de Caracalla, tourné à droite.
1^. P M TR P XX COS un pp. Le Soleil dans un quadrige, à gauche. — Poids, 6f,i(i.
18. ANTONINVS PIVS AVG GERM. Buste lauré barbu de Caracalla avec cuirasse.
^. P M TR P XX COS mi PP. Le Soleil debout, à gauche, élevant la main droite; et tenant son fouet sur le bras gauche. — Poids, 6(^,62.
19. ANTONINVS PIVS AVG GERM. Buste lauré de Caracalla, à droite.
^. P M TR P XX COS ini PP. Lion radié tenant dans sa gueule un foudre, courant à gauche. — Poids, 6^^,63.
20. ANTONINVS PIVS AVG GERM. Buste de Caracalla, barbu, lauré, tourné à droite.
TRÉSOK DE TARSE. 205
^. P M TR P XX COS im pp. Victoire assise, à droite, écrivant sur un bouclier VOT XX. Devant elle, un trophée au pied duquel sont deux captifs. A Texergue, VIC PART. — Poids, 6ç%66.
21. IMP C M AVR SEV ALEXAND AVG. Tête lauréè de Sévère Alexandre, à droite.
iV P M TR P VI COS II PP. Mars gradivus portant un trophée sur son épaule gauche et tenant un trait. — Poids, 6»% 71 .
22. IMP GORDIANVS PIVS FEL AVG. Buste lauré de Gordien III, tourné à droite.
1^. AETERNITATI AVG. Le Soleil debout, élevant la main droite, tenant un globe sur la gauche. — Poids, 4f'',73.
23. IMP GORDIANVS PIVS FEL AVG. Buste radié de Gordien, tourné à droite.
^. P M TR P VI COS II PP. Apollon assis, à gauche, lennnt un rameau de laurier de la main droite, le bras gauche reposant sur une lyre. — Poids, 7k'',25. Inédit. (PI. VII, n^ô.)
L(»s vingt-trois monnaies d'or embrassent un espace de cent soixante-douze ans, jalonné par les dates suivantes :
Vespasien, censeur an 72 de J.-C.
Trajan, construction du Forum 112
Marciana, consécration, vers 114
Faustina Senior, consécration 141
Septime Sévère, imp. XI 198 à 201
Id. tr. pot. IX 201
Id, tr. pot. XI 203
Id, tr. pot. XV 207
Caracalla, tr. pot. X 207
Id. Britannicus 210
Id. tr. pot. XVIII 215
id. tr. pot. XX 217
Sev.Alexander, tr.pot. VI 227
Gordianus, tr. pot. VI 243
Le quinaire d'or de Julie est d'une très grande rareté; toutefois il en existe un exemplaire au Musée Britannique.
206 THÉSOK l)K TARSK.
Les 11»' a, 13, 14, 13, sont frappés aii uom de Cwacïdla, du vivant de Seplime Sévère. Le n" 12 fut émis l'année même de l'associalion à l'empire du jeune prince qui ne justifia pas les espérances (SPES PVBLICA) que ces bonnes qualités avaient fait naître.
Le n" 13, frappé en 203, est relatif à un succès militaire des aug:u8tc3. Le type est fort beau.
C'est la tète de Roma-Virtus que je reconnais au revers du n" 14, frappé en 207. Elle se trouve déjà sur un aurcus do la même année portant refligic de Sévère ; Eckhel y voyait l'image de Pallas. Les deux divinités peuvent quelquefois être confondues. Ici l'épaule nue établit une distinction. Ce détail consent h. une amazone comme Rome, que les monuments représentent avec la poitrine nue et un sein découvert (voyez les revers des n" 1 et 3 de la planche VU) (1), mais nullement à la chaste fille de Jupiter.
Le n" 16 diffère d'une médaille déjà décrite, en ce que le buste de Caracalla est tourné à gauche.
Le n" 23, d'un poids exceptionnel pour le temps où il a été fabriqué, nous offre pour la première fois la lête radiée de Gordien sur un aureus. Mais tout dans cette pièce dénolu * qu'elle a été frappée avec des coins destinés à l'argent. Il feul
) donc la considérer comme un essai, une pièce de plaisir, ana-
logue- à celles que l'on fait encore de nos jours. Elle est I admirablement conservée.
Toutes celles de ces médailles qui sont inédiles viennent d'être acquises pour le médailler de la Bibliothèque impériale ainsi que d'autres pièces du trésor de Tarse qui mauquaieni ii la suite d'or.
La petite collection de bijoux achetée par M. de Uemslrïo
(1) Au rêvera d'uu aureus do GaUieu (CuyluA, Num. aui:, pi. ti, u°9<i]0D Toit uD huste imberbe casqué, avec Xm épaules unes, accompa^é de la légende VIRTVS AVG.; mais cette légeniJe se trouve unie k beaucoup d'utre; exprimaDt l'iilêc de force et de courage. D'ailleura uiWiMeatla trsductioa de 'Pùpi, et le nom est féuiiaiu. — Cf. les aureus de Tétricus au type de Roan' assise, avec la légende VIRTVS AVG, J. de Witte, Rech. sur Us emp. qm anl i-épié dans les Gaules, pi. XL, u" 161, 16S,
se compose de sept pièces : quatre bagues, deux clochettes ( t une amulette.
Quoique ces objets ne soient pas du domaine de la Revue numismatique, je dois pourtant en donner un court inventaire, afin que le lecteur puisse se faire une idée exacte de la trouvaille :
f" Bague d'or massif, longue de 47 millimètres, large de 28, haute de 22; pesant 63^% 15. Le chaton est formé d'un onicolo taillé en biseau sans aucune gravure (1). Toute la monture est ciselée, et même repercée à jours.
2o Autre ; même forme ; mais sans ciselures ; Tonicolo porte un aigle éployé gravé en creux, accompagné du monogramme YAP. Longueur, 37 millimètres; poids, 598',60.
3* Autre; même forme, sans ciselures ; le chaton d'or porte, gravé en creux, une Rome nicéphore assise, appuyée sur une haste; autour le nom rCPONTlOY. Longueur, 40 millimètres; poids, 63^,25.
4® Bague à six pans en or massif. Les parties latérales sont rreusécs en canaux, et leur sommets forment des volutes autour du chaton d'or, qui porte en relief les bustes du Soleil et de Sérapis (2). Longueur, 31 millimètres, sur 28 de hau- Icur; poids, 78»',9o.
ôi^ Tintinnabulum d'or hémisphérique avec bélière à six pans. La surface extérieure est ornée d'un bas relief ciselé, représentant six des travaux d'Hercule. Hercules netnœus lut* tant contre le lion; Hercules argivus combattant l'hydre; Hercules erytnantimis apportant sur ses épaules le sanglier à Eurysthée qui se cache dans un pithos; Hercules arcadim saisissant la biche aux cornes d'or: le dieu armé d'un arc qui
[\) Déjà au temps de Plioe, le luxe ayait introduit la mode des anneaux a (Merre iuUicte» exprimant que leurs possesseurs ne les portaient pas dans un but d'utilité, pour s'en servir a titre de sceau; mais uniquement pour 8*cn parer : « Alias dcinde gemmas violari nefas putavit : ac ne quis signandi causai ta anulis esse intelligeret, solidas induit. » Hist, nat., lib. XXXIII, *ap. ▼!, 7.
(i) L'image de Sérapis rappelle encore ce passage de Pline : « Jam vero •liam Harpocraiem, statuasque /Ëgyptiorum uuminum, in digitis viri quoque lK)rtarc incîpiunt. n HisL nat., lib. XXXIII, cap. xn, 2.