SOS TRËSUK UE TARSE
rappelle la chassi; du lac Slytnphale ; Hercules itwictm lerras sanl une amazone. Diamètru, 32 millimëlres.
6° Aulre ; mùme forme, mêmes dimensions. Le bas-relief représente ta suite des travaux : Hercules pissus, muni d'une houe et d'une corbeille (élablcs d'Augias); Hercules creiensis domptant le taureau ; Hercules ihracius capturant les cavales : HerciUes libyens étreignant Antée; Hercules immortalis enchaînant Cerbère ; et enfin le dteu au jardin des Hespérides (i). Le poids des deux clochettes réunies est de iGs'.iS.
7* Amulette formée d'un lapis lazuli serti dans un entourage d'or grossièrement fabriqué, avec béliërc. Les deux faces siint gravées ca creux et représentent un ^iilon à quatre ailes et à queue d'oiseau tenant deux hastes, et une Vénus accompagnée de i'iascription (dans le sens direct) APWPI (t>PACIC, dont quelques lettres sont en partie cachées par la monture. Longueur, 31 millimètres; poids, 5^,20.
La bague n° 1 appartient bien certainement au premier tiers du ni" siècle. Ello est du même style, du même travail que des bijoux qui ont été trouvés à Rouen en 1864, et qui furent acquis par le Musée du Louvre. Parmi ceux-ci, on remarque un anneau dans le chaton duquel est serti un quinaire d'or d'Alexandre Sévère. C'était l'époque où l'on fabriquait des bagues à pans ou polygonales, comme le n° 4 de Tarse, comme celle qui se voit au Cabinet des médailles et qui est ornée d'un quinaire d'or de Maximin, comme plusieurs de celles qui ligurent dans le trésor de Rouen (2).
Les bagues m" 2, 3, 4, sont probablement un peu plus récentes que la première. La figure de Rome gravée sur l'anneau
[1) J'ui ilouiiû ici à Hercule si^s suruoiu9 nuiuisiuii tiques. Y. J. Ue Witir. Rtch. $w les emp. qui ont régné dam Us Gaules, pi. V, VI, VII,
(2) Ces hagues ornées de quinaires d'or, dont le droit portant la lêle impériale eel acui api>arent, nous reslsnt comme tui commentaire du passage daus lequel Pline dit : « Fuit et alla Clauilii principatu dllTi^renlia in solis bis. quibua admissionem liierti ejus dedisacot, imaginem prindpis ex aura in anuh gerendi, maftoa crimiDum occesioiie : quœ omnia aalutarie exorlus Vespadani impcratoriB abolevlt, tcqualiter publicando principem. » (XXXIII, xii, 3.) La déclaralioD de Vcapasien avait pour effet de détruire TabuBj non d'interdire l'usage.
ftc Gerontius est d*uii style déjà bien faible, et c'est une figure qu'il est aisé de comparer à la Ronm œtema qui se voit sur tant de nionnaies du m* siècle.
Tous ces anneaux, parliculièrement le n* 4, doivent être rapprochés de ceux qui ont été découverts à Parme, en 1821, avec huit bracelets, des colliers, une fibule d'or et trentequatre aureus dont le plus ancien porte Teffigie de Néron et le plus récent celle de Gallien. Le trésor contenait trois monnaies d'Alexandre Sévère et sept de Gordien ; une seulement de chacun des personnages postérieurs : Philippe le jeune, Trajan Déce, Hostilien, Gallien ; et cette dernière est sertie dans une monture suspendue à un collier. Piétro de Lama nous a laissé un mémoire sur le trésor de Parme à Taide duquel on peut se former une idée approximative des bijoux que je viens de citer (1). Cependant je ne me permettrais pas de signaler Tanalogie frappante des anneaux de Tarse, de Rouen et de Panne, si je n'aA'ais pas vu ces derniers en nature. Il y a là un fait d unité de style produit par Tinfluence romaine, et qu'il sera bon d'étudier (2).
Quant à l'amulette classée sous le n® 7, si elle a été, comme ou me Ta affirmé, trouvée avec les monnaies et les autres bijoux, elle aurait un très grand intérêt, car on sait combien il est difficile d'assigner une date tant soit peu exacte aux mo* numents de la secte Basilidienne.
La présence de cette amulette dans le trésor pourrait peutêtre disposer quelques-uns de nos lecteurs à croire que les trois grands médaillons sont des objets de la même nature plutôt que des phalères militaires. On sait, en effet, qu^à la fin du IV* siècle saint Jean Chrysostome reprochait à certains habitants d'Anlioche, entre autres pratiques superstitieuses,
(i) Memoria inloitio ad aicuni preziosi ornamenti antichi d* oro scoperti m f*armat tlaas led DisserL delV Accadeinia Hom. d^archeoi., 1825, p. i, pi. II, u«« 6 et 7. Le trésor t»*l qu*il est décrit n'est pas complet : une partie des objets qai le composait fat détournée.
[i) Outrt) les bijoux yendus au Louvre, les travaux de terrassements exécuté.** •< Rouen avaient mis au jour des bracelets et des anneaux sans ornements qui tuaiheureusemcnt furent fondus et produisirent 1,400 grammes d*or fin. L<: poids total des objots apportés de Tarse est de 8250', 19.
T. m. li
2i0 TRÉSOR DE TARSE.
rhabitude de suspendre à leur tête et à leurs pieds des monnaies d'Alexandre de Macédoine : xal vs{jL{a{jLaxa yx><É.à 'ÂXe^ievsf ^-j xôO MoxeSovoç xotç xe^aXotç xal lôi^ ttcœI 7:£pi3e(j|jLcuvTa)v (l)î On connaît aussi le curieux passage de Trebellius Po^lio, relatif à la famille des tyrans Macrien qui paraît avoir longtemps attache à la possession de nombreuses images d'Alexandre une idée superstitieuse; le chroniqueur énumère tous les objets sur lesquels l'image d'Alexandre était reproduite, et nous apprend qu'ils étaient portés par des femmes aussi bien que par des hommes de cette famille : « quia dicuntur juvari in omni actu suo, qui Alexandrum expressum vel auro gestitant vel argento (2). » Trebellius PoUio écrivait ces mots au commencement du iv° siècle; il cite même une patëre avec portrait d'Alexandre que possédait son contemporain Cornélius Macer. Cependant cela ne prouve pas suffisamment que cent ans auparavant on fabriquât des amulettes d^Alexandre, et surtout qu'on leur donnât les dimensions et l'importance de nos médaillons. Le beau style de ceux-ci les sépare complètement de tout ce que nous connaissons en fait de monuments des sectes. Toutefois, il n'est pas impossible que la rénovation des images d'Alexandre le Grand, résultant des idées politiques de Caracalla et de Sévère Alexandre, ait exercé quelque influence sur les esprits enclins aux superstitions. L'introduction des figurines du héros macédonien dans les laraires impériaux devait ' naturellement donner un nouveau crédit aux légendes qui circulaient chez les populations de TOrient.
(1) Ad illum catech. HomiL, H, n» 5. — Paciaudi [Osserv, sopra sing. mcd., 1748, p. 30) 8*étonue de ce que Montfaucon a traduit vo|i((r|iaTO( x'^\x% par monnaies d'or. M. Cavedoni (Beviœ num., 1857, p. 313) exprime le même étonnement. Mais ces auteurs n'ont pas reconnu que la traduction de MontfaucoD répète celle de Jean Lheureux (Macariua) dans son Abraxas, 1638, p. 24. An
' temps de ce dernier, on ne connaissait pas des monnaies de bronze d'Alexandre, et on pouvait croire que */aXxâ avait (*'té écrit à tort pour ^puvâ. Mais depuis la publication des monnaies macédoniennes contemporaines de Caracalla, et surtout depuis Tapparition des petites pièces aux types d'Alexandre et de rànesse, on n'a plus de raison d'admettre une modification au texte de Chrysostome.
(2) Tnginta TyrannU cap. XIV, de Quieto,