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ROI DE CAPPADOCE

dont le règne, qui fut de courte durée, se place entre les années 596 et 600 de Rome (158 à 154 av. J.-C). On voit dans le champ du tétradrachme, en avant de la Victoire Stéphanéphore, une chouette posée sur un petit autel. Ce type accessoire s'explique par le culte des rois Cappadociens dont les monnaies représentent Minerve, assise ou debout. Il faut dire aussi que Minerve est la déesse de Priène, et que quelques monnaies frappées dans cette ville ont pour type une chouette posée sur une amphore; mais il n^ ^ psis lieu d'insister sur ce rapprochement.

J'ai dit que le nom d'Orophernès est perse ; c'est eu effet un de ces noms, comme Tissaphernès, Phrataphernès, Artaphernès, Intaphernès, dans lesquels les inscriptions des Achéméiiides ont permis de reconnaître sùreçnent- la terminaison fratid. Quant à la première partie du nom que les Grecs écrivent parfois avec un Lambda ( 'OXoçipvtj^), par suite de l'échange tle liquides qui a produit les doubles formes Babilu et Babirus BzSjXgt^; Arbil et Arbaira "ApSriXa, etc., elle devra encore être examinée. Les manuscrits de Diodore et des Septante (dans le nom d'Oolopheme) affectent parfois V Omicron d'un esprit rude que la Vulgate a adopté. Mais Trogue Pompée (dans Justin, XXXV, 1, 2, 3), omet l'aspiration aussi bien que des manuscrits de Polybe, d'Appien, d'Athénée et d'yElien (lorsque ces deux derniers écrivains citent Orophernès parmi les buveurs remarquables) (1). Il faut donc tenir compte de ces variantes pour déterminer le radical perse par lequel commence le nom «rOrophernès. Mais le tétradrachme nous amène à trancher une autre question. Sa léfii^onde OPO^EPNOr montre que le nom appartient, comme Ariarathès et Ariobarzanès (APIA- PAeOV, APIOBAPZANOY sur les monnaies), à la première déclinaison. En cela les manuscrits des Septante ont raison (Judith, V, 21, VI, 10, 17), et il conviendra de corriger les passages de Polybe là où les éditeurs ont adopté 'Ops^ipvsu; (lib. III, 5, 2; XXXUI, 12, 23). Il y aurait sans doute encore

(l) AUien., Ub. X, p. 440, éd. Schwoig, 1804. — iEliaii., Var, hist., II, 41.

238 TÉTRADRACHMt: D'OROPHERNÉS.

d'autres observations k faire au sujet du précieux tétradrachme si heureusement recueilli parM. Feuardent; mais il suffit pour le moment de le signaler & l'attention des savants qui sauront eu tirer bon parti.

Fouilles pratiquées sur remplacement du cimetière

Saint-Marcel.

( Extrait dn tome VII (Donvelle série) des Compte» rendus des séances de r Académie des inscriptions et belles-lettres, 1811, pp. 378-379.)

M. de Longpérier met sous les yeux de TÂcadéinie les dessins photographiques de la fouille pratiquée sur remplacement du cimetière Saint-Marcel et d un sarcophage provenant de cette fouille. Des ouvriers chargés d'enlever les terres ont creusé le sol à une profondeur moyenne de cinq mëtres et ont mis à découvert un très grand nombre do tombes d'époques différentes et de grandes dimensions. La plupart d^entre elles appartiennent au temps des Mérovingiens et des Carlovingiens. Plusieurs offrent ces formes massives et ces grandes dimensions qui distinguent la tombe de Saint-Germain et de quelques-uns des premiers évèques d'Auxerre déposés dans la crypte de Tabbaye de Saint-Germain. On a fait un choix des monuments les mieux conservés qui seront placés dans le musée municipal. Le sarcophage, dont TAcadémie voit la photographie, est formé de pl&tre et tout couvert d'ornements en relief. On y remarque, au chevet et aux pieds, une croix de forme antique, puis, sur les flancs, le monogramme du Christ et divers ornements géométriques. Deux cadres contiennent les figures grossièrement exécutées et rappellent complètement les figures entaillées dans les fibules de bronze décorées de verres de couleur que Ton recueille dans les sépultures mérovingiennes. — M. de Longpérier

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