SIMO
Comme le milliaire du président de Pontcarré (monument que Du Cange appelle lapis Bajocensis), la pierre de Nantes
fies Miscellanea (p. 274), en a dooné, d'après Vuillaut, une autre copie, dans laquelle les lacunes ne sont pas indiquées, et où on lit TETTRICO. Venuti indique des dates fausses pour ces diverses publications et suppose que Reinesius a emprunté l'inscription à l'ouvrage de Spon.
(1) Copié par noua-môme sur l'original, en 1852. C'est là le texte qui, combiné avec le médaillon de M. de Pina, nous avait montré comme certaine la forme Esuvius. (Voy. Bulletin de la Soc. des Antiq, de France^ séance du 6 juin 1866» p. 79.)
porte les noms de Télricus le (ils, et elle nous permet de rétablir sans aucune hésitation Tinscription incomplète relevée an xvif siècle.
Ajoutons que le beau médaillon de bronze trouvé à Andancette, sur les bords du Rhône, et publié en 1823 par M. le marquis de Pina, dans ses Leçons élémentaires de numismatique romaine, a pour légende :
C • PIVS ESVVIVS TETRICVS CAES.
Nous avons eu, il y a quelques années, ce médaillon entre h's mains ; il a été examiné par les plus habiles numismatistes de Paris, et notre savant confrère, M. J. de Witte, Ta fait de nouveau graver pour ses Recherches sur les empereurs qui ont réfjué dans les Gaules au ni° siècle (i). Il ne faudrait donc pas le confondre avec des pièces telles que le médaillon portant le nom et l'effigie de Nera Pivesuvia, suivant M. Alexandre Dumège, pièce qu'aucun antiquaire n'a jamais vue en original, et qu'on ne saurait d'ailleurs rencontrer que dans une vignette à laquelle les Ménu)ires de la Société arckéoloyique du midi de la France ont malheureusement donné l'hospitalité (2).
Sur une monnaie de petit bronze que M. de Witte a fait
aussi graver, on lit : PIVS TETRICVS CAES (il y a place
pour un C dans la partie effacée). Ainsi nous constatons pour Je César Tétricus les noms CAIVS PIVS ESVVIVS, tantôt au noniinaiifi tantôt au datif, et de cette déclinaison même il ressort une lecture tellement certaine, qu'on pourrait s'arrêter là dans la crainte de fatiguer le lecteur, ('cpendant, comme son indulgence peut tourner au bénéfice de sa curiosité, nous nous permettrons de produire encore quelques autorités
(1) La première publicatiuu de cet onvra^'e, coutcoaut le recueil de planches, IVi», 1864| nous avait servi pour le travail que uous avons comuiuniqué à la Société des autiquaires de Frauce, le 20 luars 1867. — Notre, savant confrère, M. de Witte, a, depuis, imprimé la description des médailles, Lyon, 1808.
(2) T. !•', 1834, p. 387. Cette audacieuse invention se rattache à tout un système d'inscriptions imaginées pour expliquer les origines du nom de Nérac voir même recueil, p. 171, t. U, 1836. p. 113.
importantes. Avant de revenir aux inscriptions, il n'est pas inutile de donner un relevé des légendes inscrites sur les monnaies de Tétricus le fils, relevé puisé dans le recueil de planches publié par M. de Witte et que nous avons déjà mentionné.