‹ Œuvres ... réunies et mises en ordreChapitre 97 sur 280 · TROUVE A MEAUX · texte numérisé non relu

TROUVE A MEAUX

Sur le plus petit on trouve le nom du dieu ainsi abrégé ou réduit :

DEO SINQVAt DeoSinquati

L ' HONORAT Lucius Honoratius.

IVS ANNVS ^nnus.

V ' S ' L ' M Votum solvit libens meriio.

Ainsi dans la première inscription Sîlvain reçoit le surnom de Sinquaies; tandis que dans la seconde le nom romain est supprimé ; très vraisemblablement en raison du peu d'espace dont le graveur pouvait disposer.

On pourrait encore rappeler les inscriptions tracées sur les bases de deux petites statues trouvées en Espagne près de la ville d'Almazarron, et qui ont été publiées par Fr. Ferez Bayer, conservateur de la bibliothèque de Madrid (1):

GENIO LOCl FICARIENSi GENIO ' S ' M ' F

SACRVM SACRVM

ALBANVS DISPeNS ALBANVS • DISP

Il est clair que le IHspensator (trésorier) Albanus avait eu Tintention de faire exécuter deux dédicaces également intelligibles; mais que Tune d'entre elles avait pu être fort

abrégée.

Il est possible que quelques antiquaires soient tentés de lire, sur la base n" 1, Atesmerlus au lieu d'Atesmerius, bien que le petit trait qui surmonte TR retourné n'ait guère Tapparence d'un T. Le radical Smert figure dans un grand nombre de noms gaulois, tels que Smertorix, Smertomara, Smertulilanus, Smertuccus, et vraisemblablement dans le nom de la déesse Rosmerta, si souvent associée à Mercure. On pourrait même chercher, en raison de cette association, à rapprocher

tlqaaire qui possédait ces ex-voto, M. Jeanlin, en a dooné nne description très ^lêfectucuse dans ses Chroniques de VArdenne et des Woepvres, Nancy, 1851, 1. 1, p. 566 et suiv. Le surnom de Silvain parait se rapporter à une localité nommée Sinquel et voisine de Géromont.

11) SuniwMm HebrxQ'Satnaritanorum vindicix, Vubuce, 1790, p. 36.

276 EX-VOTO ANTIQUE

de Ro-smerta un surnom de Mercure de la forme Ate-smerlus ; I les particules Ro et Aie ayant une valeur intensive. Mais nous

sommes arrêtés par Taspcct du caractère. Nous connaissons t d'ailleurs une inscription de Nîmes copiée par Scaliger cl

I conservée par Gruter (1), laquelle est ainsi conçue :

I L SMERIVS ■ SP - F

I SIB - SMERIO PATRI

rNGENVAE MATRJ TVTIAE SORORI FACIVNDVM CVRAVri

Il est vrai que Zeuss n^hésite pas à corriger ce texte, et à changer Smerius en Smertus (2) ; c'est une conjecture ingénieuse, mais ce n'est point une preuve.

Les noms gaulois qui commencent par Aie sont fréquents; on peut citer Atcssates, Ateporix, Atepillus, Atepomarus, Atopo, Ateboduus, Atecingus/ Atemerus, Ateciritus, etc. Il y a quelques années le Musée du Louvre s'est enrichi de deux bustes votifs d'Auguste et de Livie sur la base desquels on lit, après les noms CAESARI AVGVSTO et LIVIAE AVGV- STAE, la signature du consécrateur.

ATESPATVS ' CRIXI * FIL * V ' S • L ' M.

Ce qui montre que ces deux précieux bustes, bien que représentant des personnages vivants (Auguste ne reçoit pas dans rînscription le titre de Divus qui lui fut décerné après sa mort), ont été consacrés aux deux Augustes considérés conune divinités (3).

Pour la recherche étymologique, le nom inscrit sur Tesveto de la collection Dassy doit se couper ainsi : Ate-smerius.

yO Tkefturus tmscripL^ 74S. I.

li) Grwmnatitn CW/ïrj, l$53. t, U. p. 829, note.

(3' Os d«ux bustes out i^té troarès eo 1SI5 dans le sol da Domaine de Br^UjCue, commune de Neavy>le-Real ^AUier;. XiÀrSoUee des àronses oMitiquei dm LMrre^ ISS8, p. 14$. — Le nom Crixas qae porte le père d'Atespatns est bw» eonov. Knté par on GaoloU compa^nioQ de SpvUcus dans la gaerre des eMkTyts Jlt. Ut,. rf^L. XCV, 1 ; XOll. l-â; — OrwL, V, 24). 0 appaiieoûl encore à un ehef des Boîes ,Stl. Ita!., I\\ t. 249\

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