‹ Œuvres, revues, corrigées et mises en ordre (volume 2)Chapitre 11 sur 259 · ACTE II, SCENE III · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE III

CRAMHEA.

Dun serviteur zélé vous devez plus attendre;

Je viens pour vous servir, je viens pour vous défendre.

Quand le bonheur public naissait autour de vous,

Je priais pour vos jours et ceux de votre époux ; Au temple renfermé , dans nos paisibles fêtes , Je conjurais le ciel de veiller sur vos têtes; Les vœux d'un peuple entier s'unissaient à mes vœux : Je n'entends aujourd'hui que ses cris douloureux ; Et je viens en des lieux pleins de vos infortunes Apporter mes sanglots et les plaintes communes.

ANBTE DE BOULEIT.

Ah! comptez- vous fléchir mon insensible époux?

GRAMMER.

Je l'ai vu ; j'ai tenté d'apaiser son courroux. Tai tenté ; trop heureux si mon récit fidèle Pouvait d'un plein succès vous donner la nouvelle ! Mais il m'a refusé, sans lasser mon espoir.

Que dis-je ? votre époux consent à vous revoir. Tassiégerai ses pas. Vous aussi , vous , madame , Tâchez par vos discours de ramener son ame ; Montrez-lui, sur un front plus soumis qu'abattu, La tranquille douleur qui sied à la vertu.

ANNE DE BOULEN

Vous me rendez, Crammer, un rayon d'espérance; Et j'en avais besoin....

CRAMMER

Je le vois qui s'avance.

ao HENRI VIII.

Il est maître, il est fier; cherchez à l'attendrir. Adieu. (iison.)

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