‹ Œuvres, revues, corrigées et mises en ordre (volume 2)Chapitre 140 sur 259 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

GRAGCHUS, FULVIUS.

GRACCHUS

Si tu" dois triompher, je ne crains que la vie.

FULVIUS

Attendrons-poùs , Gracchus, qu'elle nous soit ravie?

Quelques patriciens dont le cœur m'est lié

Par les ndeùàs toujours chers d'une tendre amitié ,

Trompant de leur sénat la rage criminelle ,

M'ont appris ses desseins par un récit fidèle.

Si la séduction avait pu t'avilir,

Par le peuple en fureur on t aurait fait puiiir.

GRACCHUS

Que dis-tu?

FULVIUS

Si ton cœur , zélé pour la patrie , Osait d'Opuqius. rejeter Toffre impie ^ ,

On devait publier un décret du^ç^nat

aia CAIUS GRACCHU&

Qui tous deux nous dédare amemis de rÉbiL

«BACCHUS

Il n'est plus de frein qui le rehiame; Ce décret met à prix et ta tête et la mienneL

GMACCHnS.

Quel mystère dlioireur!

FULVIUS

Cest peu d'être proscrits; ]je sénat veut encor que nous mourions flétris. Les juges, préparant leurs arrêts redoutables.

GRAGCHUS.

lU sont patriciens; nous serons tous coupables.

FULVIUS

Les prêtres , colorant ces desseins odieux.-

GRAGCHUS.

Ils sont patriciens; je sais j'avis des dieux.

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