‹ Œuvres, revues, corrigées et mises en ordre (volume 2)Chapitre 141 sur 259 · ACTE III^ SCÈNE V. ai · texte numérisé non relu

ACTE III^ SCÈNE V. ai

Les discours séduisans, les perfides caresses, Les éloges flatteurs, les bienfaits, les promesses. L'or,. premier des tyrans^ premier des séducteurs, Drusus prodigue tout au nom des sénateurs*

LIGINIA.

De quekpies vrais Romains que peut le vain coi^ge? L'éclair nous avertit ^ laissons passer l'orage^ Fuyons. Quelques amis jusqu'aux monts Apennins ' Sont prêts à nous guider par de secrets chemins^ . Déjà la sombre nuit couvre les sept collines. Et descend par degrés sur les plaines voisines : Viens; nous suivrons tes pas au bout de l'Univers,. De cités en cités, dïtns le fond des déserts r. Les lieux où tu vivras seront notre patrie ^ Une épouse qui t'aime , upe mère chérie.

Adouciront le poids de tes calamités.

Et nous pourrons du moins mourir à tes côtés!

GRAGGHITS.

Avec la liberté tu veux que je m'exile I

Quand Rome existe encor, moi chercher un asile!

Fuir, au sein de la nuit, par des chemins secrets,

Comme un brigand chargé du poids de ses forfaits l

Abandonner ce paiple au sénat qui l'opprime ! .

Déserter ma patrie! y songer est un crime^

Et que penserait-on de. l'indigne lapidât .\:

Qui fuirait ses drapeaux au moment du combat?

Non ; l'aspect du péril agrandit le courage :

Combattre les tyrans fut toujours mon partage;.

îii4 CAlUS GRAGCHU&

C'est ici qu'à nos droits ils osent insulter: '•^'• C'est ici qtfest mon postë^ et j'y pi^tétïd^ rtsteiK; ' Et, quand soUs leurs efforts Rbiihe entièt^'(ihiMioé|le,* Je dois relever Rome, ou toniberavec elléi"" ^î**^^'' «

F u LVI u s.

Je t'a[iproùve; et je oours ramener etifcé* libdx''î '■ ' Le peu dé citoyens di'gnés dé noé àîetii/- Gracchus est en péril, et le peuple 'sommeille! Les tyhins sont vainqueùrsl; que le péUJ)le s'éveille! Je veux cpie ses débris, par un détTiiet* effort, -» ' ^ • ' Portent chei Foppresseur l'épouvanté et la mort. Pleins d\in beau désespoir tentons ta destiiiée.^ Si ce jour est pour nous la dernière joUkuée, Aux esclaves du itioiiiîà nous ferons nos adietlx,' - Et c'est la liberté qui férîïiei*a toos yeiix! • > ; ^

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