HÉLOÏSE, AMÉLIE, ISAURE
ISAURE
Amélie, au plus tôt quittez ce sombre abîme.
HELOÏSE
Nous sépafëH
AMÉLIE
Apprends quelle eèt cette Victime.
C'est ma mère.
ÏSAURE.
GrandDieu! qui pourrait vous porter...?
c'est ma mère, te dis-je, et je n'en puis douter.
ISAURE
C'est un maïheur de plus et pour vous et pour elle.
AMÉLIE
Comment !
ISAURE
Je vous appdrte line horrible nouvelle.
Votre Irouche demain' prononce le serment.
Ciel!
ISAURE
Le nouveau prélat urriye en ce moment.
AMÉLIIÇ.
Fénélon ?...
3oo FÉNÉLON.
ISAtJRE.
Vient d'entrer dans les murs de la ville.
AMELIE.
Le ciel m'inspire. Allons; mon cœur est plus tranquille.
ISAURE
Quelle est votre pensée, et que prétendez-vous?
AMIÊLIE.
Je cours du saint prélat embrasser les genoux.
ISAURE
Pour aller jusqu'à lui...
AMELIE.
Je compte sur ton zèle.
ISAURE
Vous le verrez demain.
AMIÊLIE.
Y penses-tu, cruelle?
Quand ma mère est en proie au plus affreux tourment, Tu me parles d'attendre une heure, un seul moment!
ISAURE
Songez-vous aux périls...
AMELIE.
La nature. est plus forte.
De ce cloître abhorré peux-tu m'ouvrir la porte?
ISAURE
Non. Vous pourriez à peine échapper vers le soir, Par l'escalier secret qui conduit au parloir.
AMELIE.
Le soir!