‹ Œuvres, revues, corrigées et mises en ordre (volume 2)Chapitre 197 sur 259 · ACTE IV, SCENE III. 3a · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE III. 3a

Par les tendres égards que Ton doit à 1 enfance , Par le Dieu qui tous voit , qui pardonne à l'offense , . De ma chère Amélie ayez quelque pitié; Puisque j'ai tant souffert, son crime est expié. Ah ! ne repoussez point les sanglots d'une mère; Voyez mes pleurs couler, voyez tant de misère: Ces pleurs, ces fers, ces maux,ceux que vous pouvez voir. Ceux que vous concevez, quinze ans de désespoir, Les horreurs de ma lente et pénible agonie.

Mon cœur oublîra tout en faveuï* d'Amélie :

Oui tout : ne fermez plus le vœu de la punir ; Si vous lui pardonnez , je pourrai vous bénir.

l'abbesse.

Ah! cessez...

HiLOÏSE.

Je me traîne à vos pieds que j'embrasse ; Que la pitié vous parle ; accordez-moi sa grâce ; N'unissez point ma fille à mes destins affreux : Qu'elle ne soufïre point; mon sort est trop heureux.

AMELIE, hors da soaterndn.

Ma mère !

HÉLOÏSE

C'est sa voix.

l'abbesse.

C'est elle qu'on ramène.

Il faut que de son crime elle porte la peine. Je cours...

H^LOÏSE

Grâce, pardon. C'est trop de cruautés.

Vous voulez... !

l'abbesse.

La punir; et j'y vole.

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