ACTE II, SCÈNE VI
ORTAGORAS.
Pour qui tous ces apprêts , infâmes conjurés ?
DEMARISTE.
Est-ce pour Anticlès?
ORTAGORAS.
Est-ce pour Timopliaite?
TIMOPHANE.
Moi ! que mon front , souillé par un bandeau profane...
Foule aux pieds avec nous ce signe des forfaits. Traîtres, qui demandez un monarque et la paix, Sous ces vils étendards courbez un front docile; Renvoyez ces vaisseaux à Carthage, en Sicile; Au barbare Denys courez tendre les bras.
Et, pour l'avoir vaincu, prononcez mon trépas. £t vous, jeunes guerriers, mes compagnons fidèles. Vous qu'ils ont remplacés, vieux soldats, mes modèles, Déchirez vos drapeaux, brisez vos boucliers, Et de vos fronts sanglans détachez vos lauriers ; Ou plutôt, vrais enfans de Corinthe captive.
Levez-vous , rappelez sa vertu fugitive.
Voyez-vous ^ mes amis, ces mohumens sacrés Où dorment des héros les mânes révérés ?
Marchons ; séparons-nous de nois indignes frères : Au fond dé leurs tombeaux allons chercher hoi pèrôs ; Revenons avez eux; rangez-vous près de mol :
Périssons tous ici; mais n'ayons point de toU
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ANTICLÈSy anx conjurés.
Quittons ces lieiix. Bientôt nous nous ferons connaître.
(Antidès et les coiqiirés s'en y ont.)