‹ Œuvres, revues, corrigées et mises en ordre (volume 3)Chapitre 41 sur 147 · SUR LA SATIRE: LE DOCTEUR PANCRACE · texte numérisé non relu

SUR LA SATIRE: LE DOCTEUR PANCRACE

Page i4ij vers 7.

Mascarille eut ce don , etc.

Voyex les Précieuses ridicules.

Page 14a, vers 2.

Je ne te parle pas du petit Lacretelle,

Des Michauds, des Beaulieux, des Perlets, des Crétots,

Des absurdes Fan tins , populace des sots ;

Je ne te cite point Langlois, ni Baralère,

Ni Léger le niais, ni l'obscur Souriguière, etc.

Lacretelle le jeune est un petit personnage suffisant et bavard , qui régente longuement V univers dans quelques journaux , tels que le Républicain et les Nouvelles politiques, Michaud, Beaulieu, Perlet, Crétot, Langlois, Baralère, sont des folliculaires obscurs, dont les journaux fourmillent chaque jour de calomnies et de sottises. Fantin Desodoards est un pauvre d'esprit, autrefois chanoine. Il s'est avisé de compiler une misérable histoire de la révolution française d'après les brochures des différens partis ; il pille tout ce qu'il lit , et déshonore tout ce qu'il pille. Léger est un trcs-mauvais co-

NOTES. i5f

médien qui joue les rôles de Pierrot au théâtre du Vaudeville. Souriguière est Fauteur du ridicule Réveil du peuple , et d'une tragédie de Mirrha y beaucoup plus ridicule encore ; il est d'ailleurs complice de Beaulieu dans la rédaction du Miroir,

Page 143, vers 5.

£t par Paulin Crassous n es-tu donc pas vanté?

Paulin Crassous , rimeur très obscur , qui a fait imprimer clans le Journal de Paris quelques vers contre Lebrun et contre moi.

Page 143, vers 9.

Notre prose ressemble aux vers de Montesquieu.

On sait que le grand prosateur Montesquieu a composé un très-petit nombre de vers : ils sont au-dessous du médiocre. L'exemple de Bossuct et de Fénélon avait déjà prouvé que les plus beaux génies sont méconnaissables, quand ils sortent du genre qui leur est propre.

Page i44> vers i5.

Charlemagne pour nous est prêt à s'enrouer; Fou vielle , en son patois , osera nous louer ; Souriguière pourra nous chanter dans la rue; Michaud, Villiers, Ferlus, etc.

Charlemagne et Fonvielle , poètes de la force de Paulin Crassous et de Souriguière. Villiers, faiseur de pamphlets, qui promet des rapsodies au public, et lui lient toujours parole. Ferlus, rimeur suballernc, critique ineple et insolent. Il

i52 NOTES SUR LA SATIRE:

a travesti en prose mal rimée quelques vers d*Horace et de Lucrèce.

Page i44> vers ai.

Enfin Fogre Dumont, etc.

Cette expression est toujours employée dans les ouvrages manuscrits du respectable et malheureux André Chenier, quand il veut désigner le misérable qui, un mois après le 3i mai, vint, au nom du comité de sûreté générale, demander l'arrestation de tous les députés du département de l'Aisne, et spécialement celle de Condorcet. Cette proposition détermina la fuite et causa la mort de ce grand homme , le dernier successeur de Voltaire , de d'Alembert et dUelvétius. C'est pourtant ce Dumont, le plus ardent persécuteur des nobles, et surtout des prêtres, sous le gouvernement révolutionnaire, comme il a été depuis le plus implacable ennemi des républicains; c'est ce même Dumont , couvert du mépris de tous les partb , que Hmpudent et lâche Rœderer n'a pas rougi de louer dans son Journal d'économie politique.

Page i4^> vers 19.

On bâille en nous lisant.

Rœderer , Ferlus , et autres , vont encore me reprocher mes bâillemens étemels. Est-ce ma faute si, à leur nom seul, la même sensation rappelle toujours la même idée? En tout cas, voici une petite réponse à ce qu'ib ont dit et à ce qu'ils diront sur ce sujet.

Jeun Rœderer, et vous, Marriii Fedus, Glosant , prosant , nmaiit de compagnie , Grands écrivains , très-silfiés, mais peu In»,

LE DOCTEUR PANCRACE. i53

Qui tooft lc9 jours compiles «le génie , Mes bâiUcHMiif vous semblent criminels ; Soit : à vos voeux je suis prêt à souscrire; Ces bâillemens ne sont pas éternels : Ils cesseront... si vous cessez d'écrire.

Page 146, vers 3.

Jusqu'au moine Galiais, etc.

Gallais, ci-devant frère ignorantin, rédige aujourd'hui le Censeur des journaux. Il paraît convenu dans ce journal , un des plus impudens qui existent aujourd'hui , que la doctrine ^es philosophes y comme qui dirait Voltaire, J. J.Rousseau, Helvétîus , Diderot , d'Alembert , Condorcet , n'est propre qu'à former des imbéciles ou des scélérats, et qu'André Dûment, par exemple, qui n'est psis philosophe , est un modèle de génie et d'humanité.

Page 148, vers la.

Votre esprit s'endort-il au milieu des ruines?

C'est le titre d'une mauvaise brochure publiée par Adrien Lczay , mais non devenue publique. Il est possible de la rencontrer quelquefois sur les quais. Il faut bien se garder de la confondre avec un ouvrage philosophique portant le même titre, et composé par Volney ; ouvrage bien pensé , bien écrit, et qui se trouve dans toutes les bibliothèques.

Page 148, vers 19.

Lémerer, éditeur et seul propriétaire

Des célèbres journaux imprimés sous Tibère.

Allusion au discours prononce par Lcmerer dans une

i54 NOTES.

question relative à la liberté de la presse. Il prétendit que Tibère lui-même n'avait point gêné la circulation des journaux qui annonçaient aux armées romaines les courageux discours de Thraséa. Quelques journalistes, très savans en fait d'histoire, n'ont pas manqué d'applaudir à cette éloquence digne de Vlntimé»

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