LE ROI DE FRANCE, LA REINE-MÈRE, LE CARDINAL DE LORRAINE, LE DUC
DE GUISE, COURTISANS, 6ARDBS, PAQES avec des flambeaux.
LA REINB-M£RB.
Je ne prévoyais pas un tel excès d'audace : A la mort échappé, Timprudent vous menace ! Vous gémir ! vous, mon fils! C'est à lui de trembler : La main qui Fa sauvé peut encor Taccs^bler.
LE ROI DE FRANCE
Il a dit vrai.
LA RBINE-MÈRE.
Comment ?
36a CHARLES IX.
LE ROI OB FRANCE
J'ai commis un grand crime.
LB GAROIITAL.
Un roi doit &e venger du parti qui Topprime.
liB ROI DB FRANGE.
Je ne suis plus un roi : je suis un assassin. |
LA RBINE-MÈRB.
Ah ! tout vous inspirait cet important dessein : Votre intérêt.
LE CARDINAL
Le Ciel.
LE DUC
L'éclat de votre empire.
LB ROI DB FRANGB
A me tromper encor leur perfidie aspire ! Les attentats des rois ne sont pas impunis ! Cruels, à mes tourmens soyez du moins unis. C'est vous qui me coûtez des larmes éternelles. Mes mains , vous le savey. , n'étaient point criminelles ; Sans crainte et sans remords je contemplais les Cieux ; Tout est changé pour moi : le jour m'est odieux. Où fuir ? où me cacher dans l'horreur des ténèbres ? O nuit ! couvre-moi bien de tes voileé funèbres.
LA REINE- M ÈRE
Mon cher fils...
LE KOI DE FRANGB.
En ces lieux qui vous ai rassemblés ?
Attendez un moment : ne marchez pas ; tremblez. Pour qui ces glaives nus ? quels sont vos adversaires ? Vous courez immoler, qui? vos amis? vos frères? Arrêtez: je défends... Mais que vois*je, inhumains? Quel meurtre abominable ensanglante vos mains ?