‹ Œuvres scientifiques (volume 3)Chapitre 12 sur 129 · XVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XVI INTRODUCTION

Le problème général de la Dynamique ne peut plus être posé comme le fait la Mécanique classique, limitée à Tunique notion de force. Par le fait de Tadoption du système C. G. S., qui a sanctionné le triomphe de la masse sur la force, et substitué la masse à la force comme unité principale, Taccéléralion s'est introduite à la place de la force dans toutes les questions de mouvement. On a ainsi remplacé la Dynamique, qui était dans une certaine mesure une Science physique, puisqu'elle reliait deux ordres de faits naturels, les actions mécaniques et les mouvements, par la Cinématique, qui n'est qu'un pur exercice d'Analyse. On se donne les expressions des accélérations, et, connaissant les circonstances initiales, on n'a qu'à eflectuer des intégrations pour déterminer le mouvement. Mais, en procédant de la sorte, on ne met à la base de la Science que des hypothèses mathématiques ; ce mode de construction est l'un de ceux que nous avons écartés.

Cest sur de tout autres bases, beaucoup plus larges, que nous essayerons de fonder une Dynamique, où les phénomènes calorifiques occupent la place qu'il faut leur faire, sous peine d'aboutir à d'insolubles contradictions. Le principe de l'équivalence, convenablement généralisé, fournit l'équation différentielle dont dépend la température. Quant aux équations qui déterminent en fonction du temps la position et l'état du système, il ne suffit pas, pour les obtenir, de dégager et de formuler le postulat inavoué par lequel la Mécanique classique étend aux accélérations variables la propriété de l'accélération constante de la pesanteur. Il faut encore, dans chaque cas, invoquer des vérités expérimentales particulières, à défaut de principes ayant la généralité des principes de Carnol.

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