‹ Œuvres, tr (volume 2)Chapitre 112 sur 150 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Note XXI (page 186 de la traduction). — Depuis la restauration du temple par Judas Machabêe.

Cette conjecture, si c'en est une , fat fondée sur sa généalogie du rot Jéehonias, laquelle ee trouve au ebapitre m du livre 1 des Chroniques, et gai finit aux eaJants d'Ëlghogenai, qui sont les treizièmes descendus de Joien ligne directe : sur quoi il mut remarquer que ce Jéchonias, avant sa captivité, n'avait point d'enfants ; mais il est probable qu'il en eut deux pendant sa prison, autant du moins qu'on le peut conjecturer des nome qu'il leur donna. Quant à aes petto-enfants, il ne faut point douter non plue qu'il ne les ait eus depuis aa délivrance, si Ton en croit

aussi leurs noms, car son petit-fils Pédeja (nom qui signifie Dieu m'a délivré), lequel est, selon ce chapitre, le père de Zorobabel, naquit Tan 97 ou 38 de la vie de Jéchonias, c'est-à-dire 33 ans ayant que Cyrus rendit aux Juifs leur liberté ; et par conséquent Zorobabel, à qui Cyrus donna là principauté de la Judée, était âgé de treize ou quatorze ans. Mais il n'est pas nécessaire de pousser la chose plus loin; car il ne faut que lire avec un peu d'attention le chapitre déjà cité du premier livre des Chroniques, où il est fait mention, à partir du verset 17, de toute la postérité du roi Jéchonias, et comparer le texte avec la version des Septante, pour voir clairement que ces livres ne furent publiés que depuis que Judas Machabée eut relevé le temple, le sceptre n'étant plus dans la maison de Jéchonias.

Note XXII (page 190 de la traduction). — Tsédéchias sera conduit en captivité à Babylone.

Personne n'aurait donc pu soupçonner que la prophétie cTÉzéchiel fut en contradiction avec celle de Jérémie, tandis que ce soupçon est venu dans l'esprit de tout le monde à la lecture du récit de Josèphe ; l'événement a prouvé que l'un et l'autre prophète avaient dit vrai.

Note XXII I (page 192 de la traduction). — Et sans doute aussi le livre de Néhémias.

Que la plus grande partie du livre de Néhémias ait été empruntée à l'ouvrage que le prophète Néhémias lui-même avait composé, c'est ce qui résulte du propre témoignage de l'auteur de ce livre (voyez chap. v, vers. 1). Mais il n'y a pas aussi le moindre doute que tout ce qui est compris entre le chapitre vin et le verset 26 du chapitre xn, et, en outre, les deux derniers versets de ce chapitre xu, qui sont une sorte de parenthèse ajoutée aux paroles de Néhémias, il n'est pas douteux, dis-je, que tout cela n'ait été ajouté par l'auteur du livre qui porte le nom de ce prophète.

Note XXIV (page 194 de la traduction). — Je ne pense pas que personne soutienne qu'Hezras...

Hezras était oncle du premier souverain pontife, nommé Josué (voyez liv. I d'Hezras, chap. vu, vers. I; Chroniques, chap. vi, vers. 14, 15), et ce fut avec ce pontife, conjointement avec Zorobabel, qu'il alla à Jérusalem (Néhémias, chap. xn, vers. 1). Mais il y a apparence que, se voyant inquiétés dans leur entreprise, ils retournèrent à Babylone et y demeurèrent jusqu'à ce qu'ils eussent obtenu ce qu'ils souhaitaient d'Artaxercès. On lit aussi dans Néhémias (chap.i, vers. 2) que Néhémias fit, sous le règne de Cyrus, un voyage à Jérusalem avec Zorobabel, et sur ce point il faut consulter Hczra*(chap. h, vers. 2), etcomparerjle verset 63 du chapitre h avec le verset 1 0 du chapitre vin et avec le verset 2 du chapitre x de Néhémias. Car les interprètes ne s'appuient sur aucun exemple pour traduire ici le texte par le mot ambassadeur, au lieu qu'il est

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certain que l'on donnait de nouveaux noms aux Juifs qui fréquentaient la cour. Ainsi Daniel fat nommé Baltesasar, Zorobabel Sesbazar (voyez Daniel, chip, i, yen. 7; Hezras, chap. y, vers. 14); et Néhémias Hatirzata ; et en vertu de leur charge ils se faisaient appeler du titre de gouverneur ou président (voyez Néhémias, chap. Y, vers. 24, et chap. xn, Ters. 26).

Note XXV (page 199 de la traduction). — Avant le temps des Maekabées, il n'y a point eu de canon des livres saints.

Ce qu'on appelle la grande synagogue ne commença qu'après la soumission de l'Asie à la domination macédonienne. Quant à l'opinion de Maimonide, de R. Abraham, de Ben-David et de quelques autres qui soutiennent que les présidents de cette synagogue étaient Hezras, Daniel, Néhémias, Aggée, Zacharie, etc., ce n'est là qu'une pure fiction, qui n'est fondée que sur la tradition des rabbins. Ceux-ci prétendent en effet que la domination des Perses ne dura que trente-quatre us, et ils n'ont pas de meilleure raison à donner que celle-là pour soutenir que les décrets de cette grande synagogue ou de ce synode (lesquels étaient rejetés par les saducéens et admis par les pharisiens) ont été faits par des prophètes qui les avaient recueillis de la bouche des prophètes antérieurs, et ainsi jusqu'à Moïse, qui les tenait de Dieu même. Telle est la doctrine que soutiennent les pharisiens avec cette obstination qui leur est ordinaire; mais les personnes éclairées, qui savent pourquoi s'assemblent les conciles ou les synodes et n'ignorent pas les différends des pharisiens et des saducéens , peuvent aisément pénétrer les causes qui amenèrent la convocation de cette grande synagogue. Ce qui est bien certain, c'est qu'aucun prophète n'y fat présent et que ces décrets des pharisiens, qu'ils appellent leurs traditions, tirent de cette synagogue toute leur autorité.

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