‹ Œuvres, tr (volume 2)Chapitre 131 sur 150 · DE LA MEILLEURE CONDITION POSSIBLE POUK UN ÉTAT · texte numérisé non relu

DE LA MEILLEURE CONDITION POSSIBLE POUK UN ÉTAT

i. Nous avons montré, au chapitre n, article ti, que rhomme s'appartient d'autant plus à lui-même qu'il est plus gouverné par la raison, et en conséquence (voyez Chap. m, art. 3) que l'état le plus puissant et qui s'appartient le plus à lui-même, c'est celui qui est fondé et dirigé parla raison. Or le meilleur système de conduite pour se conserver autant que possible étant celui qui se règle sur les commandements de la raison , il s'ensuit que tout ce que fait un homme ou un État en tant qu'il s'appartient le plus possible à lui-môme, tout cela est parfaitement bon. Car ce n'est pas la même chose d'agir selon son droit et d'agir parfaitement bien. Cultiver son champ selon son droit est une chose, et le cultiver parfaitement bien en est une autre. Et de même il y a de la idiflférence «ntre se défendre, se conserver, porter un Jugement conformément à son droit, et faire tout ceîa parfaitement bien. Donc le droit d'occuper le pouvoir et de prendre soin des affaires publiques ne doit pas être confondu avec le meilleur usage possible du pouvoir et le meilleur gouvernement. C'est pourquoi, ayant traité précédemment du droit de l'État en général, le moment est venu tic traiter de la meilleure condition possible xïe chaque État en particulier.

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