‹ Œuvres, tr (volume 2)Chapitre 40 sur 150 · XXXIV LA VIE DE SPINOZA · texte numérisé non relu

XXXIV LA VIE DE SPINOZA

Si l'on pouvait inférer de pareilles choses de ce qu'on prétexterait qu'il y aurait eu quelque correspondance entre deux pe X"sonnes, je ne me trouverais pas fort en sûreté, et il n'y a guère <J c pasteurs qui n'eussent tout à craindre aussi bien que moi de lapa.rl des calomniateurs, puisqu'il nous est quelquefois impossible d'éviter tout commerce avec des personnes dont la créance n'est pas toujours des plus orthodoxes.

Je me souviens ici volontiers de Guillaume de Deurhof, d'Amsterdam, et le nomme avec toute la distinction qu'il mérite. Ces* un professeur qui, dans ses ouvrages et particulièrement dans sec leçons théologiques, a toujours vivement attaqué les sentiments d€ Spinoza. Le sieur François Halma lui rend justice dans ses Remarque* sur la vie et sur les opinions de Spinoza, page 85, lorsqa i dit qu'il a réfuté les sentiments de ce philosophe d'une maniera ^ solide, qu'aucun de ses partisans n'a jamais osé jusqu'à présent V prendre à partie et se mesurer avec lui. Il ajoute que ce subtil éc jr* yain est encore en état de repousser comme il faut l'auteur de ^ Tie de Philopater sur les calomnies qu'il a débitées à la page 19$ 4 de lui fermer la bouche.

Je ne dirai qu'un mot de deux auteurs célèbres, et les joind*" ensemble , quoiqu'un peu opposés l'un à l'autre pour le prése^c: Le premier est M. Bayle, trop connu dans la république des lett^r pour devoir en faire ici l'éloge. Le second est M. Jacquelot, ci-<3 vant ministre de l'Église française à la Haye, et à présent prédiad teur ordinaire de Sa Jklajesté le roi de Prusse. Ils ont fait l'm»l'autre de savantes et solides remarques sur la vie, les écrits et sentiments de Spinoza. Ce qu'ils ont publié sur cette matière, a^^ l'approbation de tout le monde, a été traduit en flamand par Fr ^ çois Halma, libraire à Amsterdam et homme de lettres. H a joiK= ' sa traduction une préface et quelques remarques judicieuses la suite de la Vie de Philopater. Ce qui est de lui vaut aussi son ^ et mérite d'être lu.

Il n'est pas nécessaire de parler ici de plusieurs écrivains ont attaqué les sentiments de Spinoza tout récemment à l'o— : sion d'un livre intitulé Hemel op Aarden, le Paradis sur la t^ composé par M. van Leenhoff, ministre réformé à Zwoll, où l'on ^ tend que ce mmi.tre bâtit sur les fondements de Spinoza. Ces cl* sont trop récentes et trop connues du public pour s'y arrêter; m pourquoi je passe outre pour parler de la mort de ce célèbre a *-

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