Ibid; Propos
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16 peut consister dans une absolue privation de conlaissance' (car on ne dit pas que les corps se trompent ^u soient dans Terreur, mais seulement les âmes] , ni dans absolue ignorance d*une chose, car autre chose est Ti- IDorance, autrechose Terreur ; il faut donc que Terreur ;onsiste dans la privation de connaissance qu*enveloploties idées inadéquates, c'est-à-dire les idées mutiées et confuses ^ Par exemple, les sens me montrent le soleil éloigné de moi d'environ deux cents pieds. Je pense, j'affirme que le soleil est à deux cents pieds de la terre, et je me trompe. Pourquoi cela? c'est que j'ignore les preuves mathématiques qui établissent la vraie disiance du soleil. L'errreur est donc un mélange de conlaissance et d'ignorance. En effet, ne pas voir le soleil, «n'est pas se tromper, et je ne tombe dans Terreur touhant la distance du soleil qu'à condition de voir le sobU. D'un autre côté, quand je pense que le soleil est à leux cents pieds de moi, il n'y a rien là de positivement iux. Car je vois en effet le soleil à cette distance, et alors nême que les physiciens m'ont fait connaître son prodi- ;ieux éloignemcnt, je continue de le voir assez près de Qoi. L'erreur n'est donc ni une connaissance absolument it positivement fausse, ni une absolue privation de conlaissance : elle est tout entière dans une connaissance ncomplète, ou, comme dit Spinoza, dans une idée ina-
L'erreur ne peut donc pénétrer dans la région des idées claires % ni par conséquent la contradiction et le doute. Comment le doute subsisteraiir-il quand la ra-
*• I>e l'Âme f Propos. 33, ^
^' Ihid.^ Propos. 35 et son Schol.
^- /Wd., Propos. 41 et 42.
n suit de ce principe que si l'âme humaine, ou, et* d'autres termes, Tidée du corps humain est en Dieu, c^ n'est pas en tant que Dieu constitue l'essence de l'àia^ humaine, mais en tant qu'il est affecté de plusieurs aa-^ très idées'. Eh conséquence l'âme humaine ne connat* pas le corps humain en lui-même ; elle ne le connadtqu^ par les idées des affections qu'il éprouve, et par suitô elle n'a du corps humain, des autres corps et de soi — même, qu'une connaissance indirecte, mutilée et cou — fuse.
Maintenant l'âme humaine a l'idée de Dieu : à quel titre et comment conçoit-elle cette idée? Spinoza l'afal* voir : c'est que l'âme humaine a l'idée des affections dim corps humain, et que cette idée enveloppe la connaissance de l'essence de Dieu. Or à quel titre et commeat l'âme humaine a-t-elle l'idée des affections du corps humain? c'est que l'idée des affections du corps humain est en Dieu, en tant qu'il constitue la nature de l'âme humaine ^ Mais, s'il en est ainsi, il semble que ces idées que nous avons des affections du corps humain devraient être clair^s et distinctes; d'où vient qu'elles sont confuses? «C'est, dit Spinoza, qu'elles enveloppent la nature des corps extérieurs ainsi que celle du corps humain lui-même' ; et non-seulement du corps humain, mais aussi de ses parties. Or, la connaissance adéquate des corps extérieurs, et celle des parties qui composent le corps humain, sont en DieuS en tant qu'il est affecté, non de l'âme humaine, mais d'autres idées; par consé-