De Dieu, Propos. Î
î. De l'Ame, Propos. 40.
132 ITTRODUCnON.
Entre ces deux extrémités de la connaissance humaine, Tinluition sensible, passive, fortuite, obscureJ confuse, et Fintuition intellectuelle, libre, actiye, claire et distincte, le raisonnement est une sorte d'intermédiaire et de lien ' ; tantôt il part de la région sensible, encore aveugle, mal sûr de lui-même, cbercbant des principes qu*il invoque sans les comprendre, qu*il pressent sans les posséder; tantôt, prenant son point d'appui dans la région de Vintelligence , assuré dans son cours, suivant la chaîne des êtres, à la lumière de Tidée même de TêtreS et répandant la clarté de cette idée jusque dans les derniers degrés de l'existence.
Dans ce développement nécessaire d'une déductioft toujours fondée sur des idées pures, comme dans lasiffl* plicité, la clarté, la liberté parfaite de l'intuition intellectuelle, ni l'erreur, ni la contradiction, ni le doute ne peuvent trouver aucune place. Le doute en effet nait à 11 suite de la contradiction, et la contradiction est fille de l'erreur.
Or qu'est-ce que l'erreur? rien de positif \ Essayez en effet de concevoir un mode positif de la Pensée qui constitue l'essence de l'erreur. Un tel mode ne peut évideittment se trouver en Dieu, puisque toutes les idées, en tant qu'elles se rapportent à Dieu , sont vraies * . Il faudrait donc qu'il pût exister et se concevoir hors de Dieu; mais rien ne peut être ni être conçu qu'en Dieu*^; l'erreur n'est donc pas une chose positive. D'un autre côté, elle