‹ Œuvres, tr (volume 3)Chapitre 49 sur 101 · Ibid.j Propos · texte numérisé non relu

Ibid.j Propos

138 CITBODUCTION.

les corps extérieurs. Maintenant Fidée des affections du corps humain, si confuse qu'elle soit, enveloppe le concept de r Étendue et le concept de la Pensée^ et par coor séquent la connaissance de Teâsenco divine. Orcdtecoobnaissance est en Dieu, en tant qu'il con^stitue la nature de Fâme humaine ; et comme elle est parfaitement simpk et ne dépend absolument d'aucune autre» elle ne peut être que parfaitement adéquate.

n y a donc, suivant Spinoza, une règle générale pov distinguer une idée nécessairement adéquate d'une idél nécessairement inadéquate. « Quand nous affirmons, àJte il> que l'âme humaine perçoit ceci ou eela, nous n'affiiw j mons pas autre chose sinon que Dieu, non pas en tant | qu'infini, mais en tant qu'il s'exprime par la nature da Tàme humaine, ou bien en tant qu*il en constitue l'essence, a telle ou telle idée; et lorsque nous disons qui Dieu a telle ou telle idée, non plus seulement en taai qu'il constitue la nature de Tâme humaine, mais en taiÉ qu'il a en même temps Vidée d'une autre chose, nous disons alors que l'âme humaine perçoit une chose d*ua6 façon partielle ou inadéquate*. »

Il est fort à craindre que cette explication de l'imper fection des connaissances humaines et de l'origine de nos erreurs en même temps que de nos plus sublioiea connaissances, ne paraisse à tout le monde obscure autant qu'artificielle. Nous sommes loin de penser qu'elle ne soit pas en effet très-artificielle et très-arbitraire ; mais avant de la juger il faut la comprendre, et pour la conic prendre il la faut éclaircir. Qu'on songe que cette théorie de l'adéquation et de l'inadéquation des idées touche

Page 1