‹ Œuvres, tr (volume 3)Chapitre 53 sur 101 · Ibid Propos. 9 et son SchoL · texte numérisé non relu

Ibid Propos. 9 et son SchoL

mais Tâme humaine n'est qu'une partie de la nature, oi atome d'un monde infini. L'existence et Faction derâme humaine dépendent donc jusqu'à un certain point de Texistence et de Faction de tous les autres êtres, la nature étant un système organisé où tout se tient, et oi une loi éternelle règle les rapports de toutes les parties et coordonne la vie de chacune d'elles à la vie uniYe^ ^elle '. Or tantôt Faction de Fàme humaine est favorisée par les causes étrangères, tantôt elle y rencontre dff obstacles. Voilà Forigine de la passion.

L'âme humaine est une idée; toute idée implique nu affirmation et par conséquent une action. L'âme humain est donc toujours active; mais quand cette activité pep» manente rencontre un obstacle, l'état de Fâmen'estplos une suite immédiate de son essence; en d'autres termes, Fâme n'est plus cause adéquate de ses déterminationSi mais seulement cause partielle \ Ses idées ont alors deux causes : d'une part, Factivité propre de Fâme; de Fautre, l'activité d'un nombre infini de causes étrangères que l'âme humaine ne peut apercevoir que d'une manière très-confuse. Au lieu d'avoir des idées claires et distinctes, des idées adéquates, Fâme n'a plus que des idées inadéquates ^t mutilées ; au lieu d'agir, elle pâtit K

La passion n'est donc qu'une moindre action de l'âme humaine. Si Fâme agissait avec plénitude, elle existerait avec plénitude, elle serait Dieu. Si l'âme était absolument passive, elle serait entièrement livrée à l'empire des causes étrangères et comme absorbée par la nature.

Page 1