De Dieu, CoroU. de la Propos
2. Ibid., Propos. 34. — Gomp. Éthique^ p. 4, Préambule. 8. Des Pcusiom, Propos* 4 «t 5.
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i donc tout être est actif de sa nature, et s'il ne coniefit en soi rien qui supprime son existence, il s*ensuit [ne tout être, autant qu'il est en lui, s'efforce de perseîétet dans son être ' ; et cet effort est son essence même, m essenee act1Idie^ laquelle n'enveloppe aucun temps lai, mais une durée indéterminée*.
L'homme, comme tout autre être, a donc sa part d'ac- Kfiié, et en vertu de son essence, il tend à persévérer lid^iment dans son être. Voilà l'appétit, qui ne se rapporte exclusivement ni à l'âme ni au corps, mais à Homme tout entier, dont il constitue l'essence. Or, flm a conscience d'elle-même, et à ce titre elle sent cet îfcrt permanent par où elle tend à persévérer dans son Stre. Voilà le désir ou la volonté. Le désir ou la volonté le sont donc rien de plus que l'appétit exclusivement upporté à rame et ayant conscience de soi ^
Spinoza appelle l'âme humaine une idée, mais on )eut la définir tout aussi bien dans son système : un léfiir ou une activité qui a conscience d'elle-même. Ces léflnitions sont identiques ; car dans l'âme humaine Kname en Dieu, la pensée et l'action se pénètrent mu<^ odlement, l'abstraction seule les distingue, et comme oat l'être et toute l'activité de l'âme humaine sont dans es idées qui la composent, plus elle a d'idées, plus elle i d'être et d'activité.
Si Fâme humaine était isolée et indépendante dans la «tare, il n'y aurait en elle qu'activité, perfection, lu- >^ère, et elle persisterait éternellement dans son être ;
*• Des Passions, Propos. 6.
2« Ibid , Propos. 7,
3« tbid., Proji^os. 8.