Ibid., Propos
5. Par la Propos. 18 de Y Éthique, part. 5, 0. Ibid,, Propos. 36 et son Schol.
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même qui comprend tous ses attributs et tous les modes de ses attributs ', il est nécessaire qu'il y ait en lui un amour de soi-même qui embrasse tous les développements de son être. L'amour que chaque homme a poiiî> son propre être est donc une partie de Tamour infini que Dieu a pour soi, comme l'être même de l'homme est une partie de l'être infini de Dieu. C'est donc en nous que Dieu s'aime, comme c'est en lui que nous nous aimons. L'amour de Dieu pour les hommes et celui des hommes pour Dieu est donc un seul et même amour S et dans cet amour sublime l'âme et Dieu s'unissent et se pénétrât comme en un étemel embrassement.
C'est là la véritable béatitude, la véritable vie, la vie étemelle. Or comment se former quelque idée de cette vie étemelle, qui n'a aucun rapport avec la nôtre? « Cela est trës-difficile, dit Spinoza, mais non pas impossible. » N'y a-t-il pas en nous un genre supérieur de connaissance? et ne consiste-t-elle pas dans l'intuition immédiate du nécessaire, de l'absolu? et cette intuition nes'accom'» plit-elle pas sous la forme de l'éternité? n'est^lle pas absolument indépendante des sens, de l'imagination et de la mémoire, qui n'ont d'autre objet que le changement? et l'âme ravie aux misères de la vie présente ne trouve^ trille pas dans la contemplation de l'être parfait tme joie sans mélange, une sérénité ineffable? Voilà an avunt^goM de la félicité, de la pure lumière qui nous attendent dtms la vie éternelle.
Du reste, il s'en faut que toutes les âmes soient appelées à en jouir avec la même plénitude; et Sphioza re-