La L\* des Opp. posth
juge. Je vous envoie donc un petit mémoire qui a pQyr titre : ]Sx)tice de haute optique^ et que j'ai publié dans le dessein de communiquer mes idées plus commodément à mes amis et aux personnes curieuses de cette sorte de problèmes*. J'apprends que M. ***y est très-habile, et je ne doute pas qu'il ne soit très-connu de vous». Si vous voulez bien obtenir de lui qu'il accueille favorablement ce mémoire et m'en dise son sentiment, je vous serai infiniment reconnaissant de ce service.
Je pense que vous avez déjà reçu le Prodromus^^ écrit en italien, de François Laixa, dÇ; la Gompagpie de Jésus. 11 y propose sur la dioptrique plusieurs belles choses. Un jeune Suisse fort versé au^si, dans ces matières, J. 01tius, a publié des Études physico-mécaniques sur la vision, où il promet un appareil très-simple et d'une application très-générale pour polir dçs verres de toute espèce ; il annonce encore qu'il a trouvé un moyen de réunir tous les rayons qui viennent de tous les points d'un objet, de façon à obtenir un nombre égal de points correspondants, mais seulement dans le cas d'une certaine distance et d'une figure déterminée de l'objet.
Pour moi, ce que je propose ti'apas pourbutde réunir les rayons qui partent de tous les points de l'objet, la chose ne pouvant pas absolument avoir lieu à une distance et pour des figures quelconques, au moins dans l'état présent de nos connaissances; le résultat que j'ai voulu atteindre, c'est de réunir également les points placés hors de l'axe optique et ceux qui sont sur cet axe, de telle sorte que les ouvertures des verres puissent être de la grandeur qu'on voudra, sans que la vision cesse d'être parfaitement distincte. Mais tout cela n'aura quelque valeur que par le jugement que vous en porterez.
!• Voyez Œitvres de Leibnitz, édit. Dutens, tome HI, p. 14.
2. U s'agit de Diemecbroeck, savant cactésieii d'Utrecht. Voyez la lettre suivante. *
3. Le livre du R. P. François Lana est iAtitulé: Prodromo preme^so aW Arte maestra. Ce savant jésuite est aus^iTauteur du livre: Magisterii naturse etartit (BriiiaBf 1 6 8 6, in- foi.) .
Agréez, Monsieur, les salutatîous de voire zélé serviteur,
GoDEFROY Leibniz,
J. Ut D., Conseiller de Télecteur de Mayence. Francfort, S octobre 1671 (nouveau style).
L'ËTTtïË XXVI'.
RÉPONSE A LA P«écÉDENTE.