‹ uvres tres-complètes de Sainte Thérèse (volume 2)Chapitre 245 sur 448 · CHAPITRE VINGT-NEUVIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE VINGT-NEUVIÈME

On parle des biens surnaturels, qui smit le cinquième genre des biens qui peuvent remplir de joie la volonté. On montre de quelle nature ils sont, comment on les dislingue des biens spirituels, et comment il faut rapporter à Dieu te contentement qui en vient.

Il est convenable de traiter maintenant du cinquième genre des biens où la volonté peut trouver du plaisir. Nous les appelons surnaturels, car ce sont tous les dons et toutes les grâces que Dieu nous accorde gratuitement , el qui surpassent toutes les forces et toute la vertu de la nature. Tels furent les dons de sagesse et de science dont Dieu enrichit Salomon (III Reg., IV, 29) ; tels sont ceux que saint Paul marque en sa première lettre aux Corinthiens ; savoir, le don de foi, la grâce de guérir les malades, le don de faire des miracles, le don de prophétie , le discernement des esprits , le don de parler diverses langues , le don de les interpréter (I Cor., VIII, 9, 10). Tous lesquels biens quoiqu'ils soient sans contredit spirituels, comme le sont ceux dont nous parlerons bientôt, nous avons néanmoins jugé qu'il était nécessaire de les distinguer, à cause de l'extrême différence qui se trouve entre eux. Car l'usage qu'on fait de ceux-ci regarde immédiatement le bien des hommes ; et c'est pour cette raison que Dieu les leur communique, puisque le Saint- Esprit, dit l'Apôtre, ne se .fait paraître en chacun que pour l utilité commune (ICor., XII, 7). Mais les grâces purement spirituelles ne servent qu'à entretenir le commerce de Dieu avec l'âme , et la familiarité de l'âme avec Dieu , dans l'union de l'entendement et de la volonté. Et c'est cet objet et la manière de l'atteindre qui en font la distinction

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