‹ uvres tres-complètes de Sainte Thérèse (volume 2)Chapitre 252 sur 448 · CHAPITRE TRENTE-TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TRENTE-TROISIÈME

Des biens spirituels qui peuvent entrer dans V entendement et dans ta mémoire , et de quelle manière la volonté doit se comporter à l'égard du plaisir qu'ils apportent.

S'il fallait marquer ici la multitude des opérations de la mémoire et de ''entendement, et prescrire à la volonté la manière de se gouverner à l'égard du contentement qui en procède , nous aurions sans doute beaucoup à travailler. Mais comme nous en avons traité dans le second livre de cet ouvrage, et dans quelques chapitres de ce troisième livre, il n'est pas besoin d'user de redites. C'est assez de dire que comme, suivant les principes que nous avons établis, l'entendement et la mémoire doivent se vider de toutes leurs idées et de toutes leurs connaissances pour s'unir à Dieu par ce renoncement , de même la volonté doit se dépouiller de- tout son plaisir pour arriver, par celte abnégation, à l'union divine. Car, puisque ces deux facullés de l'âme ne peuvent ni recevoir , ni rejeter ces sortes d'impressions sans le couseutement de la volonie, il est évident que les mômes instructions

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soûl également utiles et propres pour diriger la volonté et les autres puissances spirituelles de l'homme. C'est pourquoi on pourra voir en ces endroils 'es dommages et les dangers que nous avons rapportés , et qui assiégeront l'âme de tous côtés, si la volonté ne se prive pas de la joie de ces opérations et de ces biens , et si elle ne met pas tout son plaisir en son Créateur.

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