‹ uvres tres-complètes de Sainte Thérèse (volume 2)Chapitre 292 sur 448 · LIVRE I. CHAPITRE Kl · texte numérisé non relu

LIVRE I. CHAPITRE Kl

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même d'en soaliaitcr la cessation. Car Dieu lui donne avec abondance et avec paix une contemplation infuse, lorsqu'elle n*en étouffe pas l'opération; il la remplit de joie, afin qu'elle brûle de l'amour divin, que celle obscure et secrète contemplation allume dans son cœur.

Néanmoins on ne peut fonder sur rette doctrine une règle générale, pour juger s'il faut renoncer à la méditation et au raisonnement. Car il est constant qu'on ne doit jamais en laisser la pralique, sinon lorsqu'on ne peut plus s'en servir; c'est-à-dire quand Dieu en arrête le cours par le moyen de la purgation du sens, par les peines qui Tiennent de là, et par la parfaite contemplation dont l'âme est prévenue En tout autre temps et en toute autre occasion, celle aide est néces^ saire à l'âme, principalement la méditation de la vie et de la passion de Jésus-Christ. Cai" c'est le meilleur moyen que nous ayons pour purifier les sens, pour obtenir la patience qu'il faut pratiquer dans ces crois, pour marcher sûrement en cette voie, et pour arriver d'une manière admirable aune éminente contemplation: parce que, en effet, celte contemplation n'est autre chose qu'une infusion de Dieu secrète, tranquille et amoureuse; laquelle, si on lui donne entrée dans l'âme par des dispositions propres, nous enflamme de l'amour divin, comme le vers suivant le fait comprendre.

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