‹ uvres tres-complètes de Sainte ThérèseChapitre 169 sur 201 · AVIS VI · texte numérisé non relu

AVIS VI

Pelil discours que fil la Sainte au sortir de son couvent de VutUidolid, trois samaines

avant sa mort.

Mes chères filles , je sors de cette maison bien satisfaite de la perfection que j'y vois, de l'esprit de pauvreté qui y règne, et de la charité qui vous unit. Tant que tout ira de même, Dieu vous comblera de ses grâces.

Que chacune de vous fasse en sorte de ne pas donner la plus légère atteinte à ce qui est de la perfection dans les observances religieuses.

Ne vous acquittez point de vos exercices comme par coutume; mais que ce soient pour vous des actions héroïques qui vous rendent chaque jour plus parfaites.

Accoutumez votre cœur à former de grands désirs; ils vous serout toujours grandement utiles, quand même vous ne parviendriez pas a les remplir par vos œuvres.

REMARQUES

D)>u disait à Daniel (cap. 9, v. G) : Vous mêles cner, Daniel, parce que vous désirez beaucoup, parce que vous êtes un homme de désirs. Nous devons comprendre par la que, lorsqu'on sert le Seigneur avec une intention droite, il se contente de nos désirs et les reçoit comme il ferait les œuvres mêmes.

J'ai appris que la Sainte avait coutume de dire, en s'adressant à Dieu : Seigneur, qu'il y en ait d'autres qui vous servent mieux que moi, je ne le contesterai point ; mais qu'ils vous aiment plus que mai el qu'ils désirent plus ardemment de vous servir, c'est ce que je ne souffrirai jamais.

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