‹ ŒuvresChapitre 19 sur 30 · ANTISTROPHE II · texte numérisé non relu

ANTISTROPHE II

« Terrible en est l'abord : le roi défend sa proie;

Un dragon veillant jour et nuit Au pied du hêtre sombre où la toison flamboie ,

Siffle et bat ses flancs à grand bruit; Lançant de leurs naseaux des vapeurs enflammées ,

Des taureaux , des coursiers sans frein ,

Dans les champs de la guerre écrasent les armées ,

Le sang baigne leurs pieds d'airain ; La terre tremble au loin ; plein de leur souffle immonde,

L*air est mortel aux assaillants...

Nous, sans crainte, marchons, chercheurs d*un nouveau monde;

Les destins cèdent aux vaillants ! »

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