ÉPODE IL
« D'un grand peuple, ô guerriers, comblant la longue attente ,
Dans la ville il est doux de rentrer triomphants.
Et portant sur le dos la dépouille éclatante ,
Prix dont Thomme de cœur enrichit ses enfants.
Vêtus de robes d'or par les vierges filées,
A d'éternels banquets vous irez vous asseoir;
Les Muses reviendront à vos fêtes mêlées. . . Trouvez donc ce pays révélé par Tespoir ! »
iSTROPHE in.
C'est ainsi qu'ils voguaient à la voie du poëte i
Les sublimes ambitieux , Ces hommes qui rêvaient, pour dernière conquête,
D'entrer tout armés dans les cieux.
La lyre conjurait les périls du voyage ,
Et les ennuis et les lenteurs, Le calme , plus funeste j et plus craint que l'orage
Par ces hardis navigateurs;
En vain la nuit les trompe , et le vent les retarde ;
Le vaisseau changeant d'horizon ,
Aux monstres indomptés qal l'avaient sous leur garde Reprend la divine toison.