HÉMON
Quoi ! mon amour, Madame! Et qu*a-t-il de funeste ? Est-ce un crime qu'aimer une beauté céleste ? Et puisque sans colère il est reçu de vous , En quoi peut-il du ciel mériter le courroux?
Vous seule en mes soupirs êtes intéressée ; C'est à vous à jn^er s'ils vous ont offensée ; Tels que seront pour eux vos arrêts tout-poissans. Ils seront criminels ou seront innoceus.
Que le ciel, à son gré, de ma perte dispose»
J'en cliénrai toujours et Tune et l'autre cause; Glorieux de mourir pour le sang de mes rois , Et plus heureux encor de mourir sous vos lois. Aussi bien , que ferais-je en ce commun naufrage ? Pourrais-je me résoudre à vivre davantage ?
En vain les dieux voudraient différer mon trépas , Mon désespoir fierait ce qu'ils ne feraient pas. Mais peut-être , après tout , nbtre frayeur est vaine» Attendons... Mais voici Polinice et la reine.