‹ Œuvres, Volume 1Chapitre 28 sur 115 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

AJTTiGOVE setUe.

A. Q€Oi te vésous-ta, princeflyie niIckrtiiQée? Ta mère Tient de mourir dans tes bras ; Ne saurais-tu suivre ses pas , Et finir, en mourant , ta triste destinée? A de nouveaux malheurs te yeux-tn réserver?

Tes frères sont aux mains, tien ne les peut sauver

De leurs cmelles armes.

Leur exemple t'anime à te. percer le flanc ; Et toi seule verses des lannes , Tous les autres versent du sang.

Qn^le «et de mes malheurs rextrémité mosteUe! Oh ma doidenr doit^eUe recourir?

^ Bots- je vivre, dois- je mounr?

Ua4HBant me redent, nne mère m*i^ppdle , Dans la nnit «lu tonJ^ean je la vois qui m'attend; Ce qiic vent la raison , Tamonr me le défend

Et m*en 6te Tenvie.

Que je vois de sujets d*id>andoiiiner le jour ! Mais , hélas ! qu'on tient à la vie , .

Quand ou tient si fort à l'amour !

6o LES FRÈRES EHNEMIS ,

Oui, tu retiens , amour, mon âme fngitive; Je reconnais la voix de mon vainqueur.

L'espérance est morte en mon cœur.

Et cependant tu vis, et tu yeux que je rive.

Tu dis que mon amant me suivrait au tombeau ; Que je dois de mes jours conserver le flambeau

Pour sauver ce que j*aime.

Hémon, vois le pouvoir que Tamour a sur moi.

Je ne vivrais pas pour moi-même»

Et je veux bien vivre pour toi.

Si jamais tu doutas de ma flamme fidèle

Mais voici du combat la funeste nouvelle.

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