‹ Œuvres, Volume 1Chapitre 71 sur 115 · SCÈNE DERNIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE DERNIÈRE

PORUS, ALEXANDRE, AXIANE, CLÉOFILE, ÉPUESTION , GARDES d'Alexàitdrx.

ALEXANDRE

Hé bien , de votre orgueil , Porus , voilà le fruit.

Où sont ces beaux succès qui vous avaient séduit?

Cette fierté si haute est enfin abaissée.

Je dois une victime à ma gloire offensée.

Rien ne vous peut sauver. Je veux bien toutefois

Vous offrir un pardon refusé tant de fois.

l56 ALBXAVDRB.

Cette reine, elle seule à mes bontés rebelle. Aux dépens de vos jours vent tous être fidèle; Et que, sans balancer, tous mouriez seulement Pour porter au tombeau le nom de son amant.

I9*acbetez point si cher une gloire inutile.

Vires ; mais consentez au bonheur de Taxile.

ro&us.

Taxile!

À.-LEJLÂ.VDKK.

OnL

POB.U8.

Tu fais bien , et j*appronTe tes soins.

Ce qfu'il a fait pour toi ne mérite pas moins. Cest lui qui m*a des mains arraché la victoire. Il t*a donné sa sœnr. Il t*a vendu sa gloire. n t*a livré Porus. Que feras-tu jamais Qui te puisse acquitter d*un seul de ses bienfaits? Mais j*ai su prévenir le soin qui te travaille. Va le voir expirer sur le champ de bataille.

▲LBXAITDRB.

Quoi, Taxile!

CLÉOFILB.

Qu*entends-je?

ÉPBESTION.

Oui , Seigneur, il est mort ; n s*est livré lui-même aux rigueurs de son sort. Poms était vaincu. Mais , au lieu de se rendre. Il semblait attaquer et non pas se défendre.

Ses soldats, à ses pieds étendus et mourans , Le mettaient à Tabri de leurs corps expirans. Là , comme dans un fort, son atkdace enfermée.

TRAOéoiB. iSj

Se sontenait encor contre tonte nne armée ; £t , d'nn bras qni portait la terrenr et la mort. Aux plus hardis guerriers en défendait Vabord. Je répargnais toujours. Sa TÎgnenr affaiblie ^ Bientôt en mon pouvoir aurait laissé sa vie ; Quand , sur ce champ fatal , Taxile descendu : « Arrêtez , c*est à moi que ce captif est dû; « Cen est fait , a-t-il dit , et ta perte est certaine» « Porus; il faut>périr ou me céder la reine. » Porus, à cette Toix, ranimant son courroux »

A relevé ce bras lassé de tant de coups; Et , cherchant son rival d'un œil fier et tranquille : « ri*entends-je pas, dit-il, Finfidèle Taxile? « Ce traître à sa patrie , à sa maîtresse , à moi? « Tient, lâche, poursuit-il , Axiane est à toi. « Je veux bien te céder cette illustre conquête; « Mais il faut que ton bras l'emporte avec ma tète. « Approche. » A ce discours , ces rivaux irrités L*nn sur Tautre à la fois se sont précipités. Nous nous sommes en foule opposés à leur rage; Mais Porus parmi nous court et s'ouvre un passage. Joint Taxile, le firappe, et, lui perçant le cœur, Content de sa victoire , il se rend au vainqu^.

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