‹ Œuvres, Volume 1Chapitre 77 sur 115 · ORESTE, PYLADE · texte numérisé non relu

ORESTE, PYLADE

^^ ORESTE

Oui, puisque Je retronre un ami si fidèle, Ma fortune ya prendre, une face nouyelle; Et déjà son courroux semble s*être adouci Depuis qu*elle a pris soin de nous rejoindre ici. Qui Veut dit , qu'un rivage à mes vœux si funeste Présenterait d'abord Pylade aux yeux d*Oreste ? Qu'après plus de six mois que je t'avais perdu, A la cour de Pyrrhus tu me serais rendu?

PTLjLDE.

J'en rends grâces au Ciel, qui, m'arrétaut sans cesse. Semblait m* avoir fermé le chemin de la Grèce, Depuis le jour fatal que la fureur des eaux , Presqu'aux yeux de l'Épire, écarta nos vaisseaux. Combien dans cet exil ai-je souffert d'alarmes? I. — Racine- l6

l8a AÏTDROlt AQUS »

Combien à vos inalhenrs ai-^e donné de larmes?

Craignant toujours pour vous quelque nouveau danger.

Que ma triste amidë ne pouirait partager.

Surtout je redoutais cette mélancolie

Oà j*ai TU si long-temps votre 4me ensevelie.

Je craignais que le Ciel , par un cruel secours ,

Ne vous offrit la mort que vous cherchiez toujours.

Mais je vous vois , Seigneur; et , si j'oce le dire ,

Un destin plus heureux vous conduit en Épire.

Le pompeux appareil qui suit ici vos pas

ITest point d*un malheureux qui cherche le trépas.

OHESTB.

Hélas , qui peut savoir le destin qui m*amène ! L'amour me fait ici chercher une inhumaine.

Mais qui sait ce qu il doit ordonner de mon sort; .Et si je viens chercher ou la vie ou la mort?

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