V. — Faune Lépidoptères de l'île Askold. Première Partie
Dans une savante étude sur la faune ornithologique de file Askold (’), l’éminent naturaliste polonais Ladislas Taczaxowski nous apprend que « cette petite île, de dix » kilomètres de longueur sur deux à trois de largeur, est » située au 42° 1 2 de latitude nord et 102° de longitude. * Elle est voisine de Vladiwostock et éloignée de dix » kilomètres de la côte. Malgré sa petitesse, elle renferme » des conditions favorables pour une faune ornitholo- » gique proportionnellement très riche ; il y a une vallée, » une forêt, des rochers et un peu d’eau douce... "
Si elle est riche en oiseaux, I’île Askold ne l’est pas moins en insectes, et sa faune entomologique présente le plus grand intérêt par le mélange des espèces de l’Europe, de la Chine, de la Sibérie et du Japon, et même de l’Inde, qui habitent ensemble ce rocher détaché du grand continent asiatique.
On doit au zèle scientifique de M. Jaxkoxvski non seulement les matériaux ornithologiques dont M. Taczanonvski a fait connaître l’importance, mais aussi de très belles collections d’insectes et surtout de papillons.
(') BulUtin U Sxitl* d Tran *, ib;8 111 cl IV* parties. p. I?j
P Kl. F A Ch
INI. Jankowski a bien voulu disposer en ma faveur d’une grande partie de ses Lépidoptères, et notamment des échantillons uniques recueillis jusqu'à présent par lui à nie Askold.
Pour reconnaître cette générosité et aussi pour faire connaître les nombreuses espèces nouvelles dont la découverte fait le plus grand honneur à M. Jankowski, j’ai publié ce premier aperçu sur la faune delà Mantschonrie.
Fidèle au principe que j’émettais dans la préface de la IV 1 ' livraison de ces Etudes d'Entomologie , quand j’aflirmais la nécessité d'accompagner d'un bon dessin chaque description d’espèce nouvelle, j’ai fait graver les figures de tous les Lépidoptères qui m’ont paru être encore inédits. II y en a bien près de cent. Cependant j'ai arrêté mes études, pour cette première partie de mon travail, à ce qu’on est convenu d’appeler les Macrolépidoptères.
Je compte publier bientôt une seconde partie et je remercie d’avance M. Jankowski des précieux documents qu’avec son zèle si ardent et son dévouement si amical, il a sans nul doute recueillis en Mantschourie pendant que moi-même j’écrivais cette première étude presque à l'extrémité opposée du vieux monde.
Il ne dépendra certes pas de moi que les découvertes entomologiques de M. Jankowski restent jamais dans l’oubli, et je n’épargnerai rien pour faire connaître ce qu’il découvrira dans l’avenir.
( Ti.cn nes , juin 1 S'i0 .