‹ V., Faune Lépidoptères de l'île Askold. Première PartieChapitre 2 sur 11 · I. — RHOPALOCERA · texte numérisé non relu

I. — RHOPALOCERA

1 Papilio Maackii, Ménétriès [forma xstivalis': Raddei, ISremer

( forma vemalis[.

Il est prouvé maintenant que Maackii et Radclci sont les deux formes de saison d’une même espèce comme Levana et Prorsa.

Raddei varie un peu pour la taille, la teinte, le développement de l’extrémité caudale; Maackii varie surtout pour la taille.

*J cf, 1 9, Maackii ; S -A 0 9 , Raddei.

2 Papilio Xuthus, Linné.

Variable pour la taille, la teinte du fond qui est jaune paille dans le plus grand nombre des individus, jaune un peu ochraeé chez quelques autres, et le plus ou moins d’extension des parties noires.

3 cf, 1 9.

3 Papilio Xuthulus, Bremer.

Le type d'Askold ne me semble pas différer de celui que M. l’abbé Armand David a récolté en Chine. J’ignore encore si le Papilio Xuthulus est bien une espèce distincte de Xuthus ou seulement une variété de saison de cette espèce. M. l'abbé David a pris le Xuthulus au Chan-Si en avril.

\ Papilio Machaon, Linné.

J’ai vu un de ces Papilio. dans une collection de papillons d’Askold décalquée sur papier par M. Jankowski. Le type du Machaon d’Askold m'a paru être semblable à celui d'Europe.

UIIOPAI oCEU.V

5 Luehdorfia Puziloi, Khscuoit pi. V, li{j;. 1).

C’est assurément un des Lépidoptères les plus intéressants de la région sibérienne orientale. La 9 possède, comme celles du genre Parnassias, une sorte de corne d’un brun foncé à l’extrémité de l’abdomen. Je suppose que cette corne est comme pour YKuryadcs Duponchelii le résultat de l’accouplement, car deux 9 très fraîches n’ayant probablement pas été accouplées, manquent de cet appendice abdominal.

J’ai d’abord connu cette espèce par une photographie que m’avait communiquée M. le D r Staudinger, puis par trois individus récoltés à Yladiwostock, ville située en face de l'île Askold sur le continent. Plus tard, M. Jankowski m’en a envoyé treize exemplaires.

Le cf varie peu. La 9 varie pour la teinte principalement de l'aile supérieure, tantôt semblable à celle de l’aile inférieure, d’autres fois beaucoup plus blanche.

0 Parnassius Stubbendorfi, Ménêtriès.

C’est le seul Parnassius que M. Jankowski m’ait envoyé de l’île Askold. Il vole en juin.

7 Leuconea Hippia, Bhesier.

3 Leuconea Cratægi, Linné.

Un exemplaire de cette espèce figure dans la collection que M. Jankowski a faite par le procédé du décalque.

0 Leucopliasia Amurensis, Ménétriès.

Une seule et très grande 9 prise le 25 juillet 1878.

lu Pieris Melete, Ménétriès.

Le c-T et la 9 varient pour la taille et l'extension des parties noires. L’espèce semble commune à l’île Askold.

7 cf. 8 9.

Kl] 1 ! M »CEU.\

11 Pieris Rapæ, Linné.

Var. géographique : Orlentalis, OiiF.nTin n.

Diffère du type européen par une taille plus grande, un plus grand développement des parties noires et en dessous par une teinte jaune plus pâle à l’aile inférieure. De plus, le long de. la côte et presque jusqu’à l’extrémité de la cellule discoïdale, on voit un lavis d’un jaune assez vif. Je possède une seule Q d’Askold, une autre semblable du Japon et une troisième prise dans le nord de la Chine par M. l’abbé Armand David.

12 Pieris Napi, Linné.

Var. géographique : Orientis, OnEnTin n.

Le type est plus grand que celui d’Europe; les c? d’Askold en dessous ont les ailes inférieures lavées de chamois pâle et non de jaune de chrome un peu verdâtre comme les * que nous prenons en France. Les Q ont le même caractère et de plus les veines noires très prononcées. Elles ne diffèrent guère de la variété Br y on iœ que parce qu’elles ont le fond des ailes blanc, tandis que dans Bryonùr il est presque toujours plus ou moins jaunâtre.

M. l’abbé David m’a donné trois exemplaires pris à Mou-Pin, semblables à ceux d’Askold.

1 2 9, pris en mai.

13 Colias Simoda. BoisDUYal.

Espèce répandue au Japon, dans certaines parties de la Chine d’où l’a rapportée l’abbé Armand David, et en Mantschourie.

1 cT pris en août.

14 Danais Tytla, Cray.

On trouve cette belle Danais dans le nord de l'Inde, en Chine, h Kouy-Tchéou, d’où l’a envoyée M. l’abbé Largetean, et vers Mou-Pin, où l’a rencontrée M. l’abbé Armand David. L’ileÀskold est sans doute une de ses stations les plus boréales. Il est, du reste, fort remarquable de constater que le type de Danais Tylia paraît être plus petit au Sikkim et au Sylliet, que vers les stations plus

septentrionales. Après l’exemplaire que m’a donné l'abbé David, celui que je tiens de M. Jankowski est le plus grand que je possède.

1 ri Melitæa Protomedia, Ménétriés.

Cette Melitfm tient d’A (ha lia et. de Dyclinna . et pourrait bien être une modification géographique de l’une ou l’autre de ces deux espèces. Il serait bien intéressant d’en connaître les premiers états,

1(> Argynnis Adippe, Linné.

Var. Chlorodippe, 11. S., et Cleodippe, Staudinger (Catalogue 1871, p. 21).

1 cf, Clcoclippc; 1 9, Chlorodippe. Juin, juillet.

Diffère très peu du type d'Espagne. Cependant les parties noires en dessous sont plus vives dans le t^ype d’Askold.

17 Argynnis Aglaja, Linné.

Diffère à peine du type de France.

2 cf, 1 9.

18 Argynnis Laodice, Pallas.

Semble très commune à Askold ; ne diffère pas dans cette île du type de la Russie méridionale.

I cf, 4 9.

1!) Argynnis Ruslana, Motscu.

Ressemble à Laodice; mais paraît bien distincte parla forme de ses ailes supérieures acuminées à l’apex comme celles iVElla, la dentelure plus saillante de ses ailes inférieures plus obscures en dessous que dans Laodice.

1 9 prise le 2 août 1 878.

J’ai reçu le cf de l’Amurland, mais sans désignation précise de localité.

RlloPAl.OCERA

‘20 Argynnis Ella, Dremer.

Superbe espèce semblant assez abondante à Askold.

‘21 Argynnis Paphia, Linné.

Au contraire de la variété corse ( immaculaia , Bel lier), le type Paphia, de l’Asie orientale, a les bandes argentées pins accentuées que celui de l’Europe centrale et le vert doré du dessous de l’aile inférieure est plus bleuâtre. M. l’abbé David m’a donné un exemplaire pris au Kiang-Si, ne différant que par la taille de celui d’Askold.

‘2‘2 Argynnis Sagana, Dourleday (9 Paulina, Nordmann).

2 i prises à la fin de juillet.

Je possède cette espèce du Kiang-Si (A. David); du Japon où le type est le plus grand, et de la région de l’Amour. La 9 paraît plus commune que le c f. Je possède un seul o" et 5 9.

‘2:i Vanessa C. Album, Linné.

l’n très petit exemplaire capturé en novembre 1.S78.

‘2't Vanessa Xanthomelas, Esper.

Commune à Askold.

‘2ô Vanessa V. Album. I'arr. (/. Mlntm. Esper).

Varie beaucoup pour le dessous des ailes, qui est tantôt teinté de jaunâtre, tantôt brun avec une éclaircie longitudinale blanchâtre traversant les ailes par le milieu, d’autres fois d’un brun terreux et presque uniforme. Très abondante à Askold. J’en ai reçu beaucoup d'exemplaire», i f , 5 ;.

‘20 Vanessa Urticæ, Linné.

1 seul

R1I0P.YI.0CER.V

1 fi

27 Vanessa Antiopa, Linné.

1 cf avec bordure blanche, avant passé l’hiver et pris le 1-1 avril LS7S.

28 Vanessa Io, Linné.

Type semblable à celui de France.

3 ' pris en juillet.

29 Vanessa Callirhoë, IIebnkr.

Espèce répandue au Portugal (où elle est accidentelle?), et aux îles Canaries, dans l’Inde, en Australie et dans la Mantschonrie. sans présenter, à nia connaissance du moins, aucune variété géographique.

39 Vanessa Cardui, Linné.

1 seul o\

Cette espèce est peut-être de tout l’ordre des Lépidoptères celle qui habite une plus grande diversité de pays. Elle est commune en Europe; déplus, elle aété rencontrée en Abyssinie (A/'* Antinori ), en Algérie [Gaston Allard), en Sénégambie ( D r Bohéas), aux Montagnes-Rocheuses ( Adolphe Boucard), à la Guyane française ( Constant Bar), â Java (de Lansberye), et dans beaucoup d’autres pays. Elle varie peu. Le t}-pe d’Afrique est cependant plus pâle, plus fauve et moins rose en dessus que le type d’Europe, d’Asie, d’Amérique et d’Océanie, si j'en juge du moins par les exemplaires que renferme ma collection.

31 Limenitis Thisbe, Mknétriês.

Très grande à Askold et semblant plus pâle, quant aux parties fauves, que les individus des bords de l’Amour.

32 Limenitis Helmanni. Lederer.

Les taches blanches sont larges et bien accentuées; la taille est spérieure à celle des individus que M. l’abbé Armand David a récoltés dans la Mongolie.

UIÏ* U’AI.m'KUA

33 Neptls Lucilla, Faiuucius.

Un exemplaire se trouvait dans la collection des papillons décalqués par M. Jankowski.

3i Apatura Iris, Linné.

Xe diffère pas du type de France.

35 Arge Halimede, Ménétriks.

Commune à Askold. Le type y est plus obscur qu’à Mou-Pin, c’est-à-dire que les parties noires sont plus dilatées.

3(i Gœnonympha Hero, Linné.

Var. Perseis, LEDERER.

37 Pararge Eplmenides, Ménétrièp.

Habite aussi IaCbine, où M. l’abbé Largeteau l’a prise à Ivouy- Tcliéou. Le type de celte localité semble moins grand qu’à Askold.

38 Pararge Dejanira, Linné.

Un exemplaire décalqué dans la collection de M. Jankowski.

3!» Epinephele Hyperanthus, Linné.

Semblable au type de France.

40 Yphthima Motschulskyi, Bremer et Crf.y.

Un exemplaire décalqué.

41 Satyrus Phædra, Linné.

Var. Sibirica, Staudinger (Catalogue 1871 . p. 2fl).

En dessous plus obscur que le type de France et uniformément brun noirâtre.

KJKU’ALOOKRA

4 k 2 Thecla Taxila, Dukmeu.

Cette Lycénide ressemble à noire Thecla Qucrcus. lïremcr en a donné deux figures également fort mal exécutées, comme du reste la plupart de celles de son ouvrage * Lcpidopteren Osl- Sib irions. » La Thecla Taxila paraît assez variable. La forme que je regarde comme Taxila type est en dessus d’nn gris noir avec une éclaircie au delà de la cellule diseoïdale. En dessous, elle est d’un gris argenté comme Thecla Quercas. Ma collection contient de cette forme 3 J et 7 Q pris en juillet.

Une variété que j’appelle Aurorina, diffère du type, parce qu’en dessus les taches, plus clair que le fond, au delà de la cellule diseoïdale, sont d’un jaune safran vif, absolument comme dans une variété de 'Thecla Quercas, appelée Bellus. De plus, dans la variété Aurorina, le dessous, au lieu d’être d’un gris argenté, est d’une teinte dorée un peu cuivreuse. Une des Ç que je possède a en dessus du bleu brillant, comme la 9 de Quercas. Ce bleu est en vestige dans un des autres exemplaires.

2 d, 3 ç, pris en août.

43 Thecla W. Album.

1 cf pris en août.

4i Thecla Smaragdina, Premer.

C’est cette espèce que par erreur Ilewitson a figurée sous le nom de Taxila, dans les Illustrations of iliurnal Lejadoptera, Lpcœnidœ , part V; supplément, pl. VI, tig. 10 et 17.

Je possède aussi cette espèce du nord de la Chine, où l’a prise M. l’abbé Armand David, et de l’Amurland.

45 Thecla Diamantina, Odertiicr (Diagnoses, p. 3. Pl. 1, fig. 1).

Du groupe de Sila, Kollar, de Kaschmyr, et de Smai'agtlina, Dremer, de l’Amour. En dessus, d’un vert doré brillant avec bordure assez large noire. En dessous, d’un gris argenté avec une tache rectangulaire brunâtre lisérée de blanc fermant la cellule diseoïdale aux quatre ailes; à l’aile supérieure, une bande brune

RUOPAUX’EU.V

au iln]à de la rellule, extérieurement lisérée de blanc, et deux autres bandes brunâtres remontant parallèlement au bord terminal et très près de lui; à l’aile inférieure, une bande droite blanche descendant un peu obliquement au delà de la cellule, du bord antérieur jusqu’à la partie jaune anale; deux autres traits blancs, l'un venant obliquement du bord anal à la partie jaune, l’autre à peu près horizontal et placé entre les deux traits obliques. La base anale largement lavée de jaune orangé, surmonté d’un liséré noir, orné de deux taches intérieures noires, dont l’extérieure ronde. Le bord des quatre ailes est liséré de brun; à l’aile inférieure, ce liséré brun est intérieurement bordéde blanc ; à côté de la partie anale jaune et parallèlement au bord extérieur, est une double rangée de croissants blanchâtres, superposés, intranervuraux.

On peut décrire cette espèce brièvement, en disant : semblable en dessus à Sila; semblable en dessous à Smamgdina.

1 cfd’Askold, 1 o" d’Amurland.

-W Thecla Mlchaelis, OnEUTinn (pl. V, fig. 2).

Taille de Ta.vila: noire en dessus; le * et la 9 ornés à l’aile supérieure d’une large tache orangée plus développée dans la 9 (pie dans le \ Celte tache occupe dans le * l’espace compris entre la nervure inférieure de la cellule discoïdale et le bord interne de l’aile supérieure. Les ailes inférieures sont caudées comme Ta.vila; l’angle anal est orné dans la 9 d’un point noir velouté, puis d’une large bande orangée remontant assez loin le long du bord extérieur. Les nervures divisent cette bande et l’un des espaces intranervuraux orangé est centralement ponctué de noir. Dans le *, on aperçoit seulement des vestiges de cette bande orangée à l’angle anal. En dessous, les deux sexes ne diffèrent que par l’accentuation des couleurs dans la 9. Les ailes sont uniformément d’un jaune orangé pâle, traversées d’une bande commune, parallèle au bord terminal, placée à peu près aux trois quarts de la surface de l’aile à partir de la base. Celte bande est formé ■ de croissants intranervuraux argentés cerclés finement de noir, extérieurement accompagnés d’une tache orangée plus petite au

ItlloPAI.oCERA

sommet de chaque aile et allant en se développant vers le bord interne. La dernière de ces taches à l’aile supérieure est double et l’orangé est remplacé par du noir. Au delà de cette série de croissants argentés est une rangée commune aux deux ailes de petits points blancs, plus ou moins marqués, parallèles au bord extérieur. L’angle anal est orné d’une tache orbiculaire noire et l’espace intranervnral antéanal est centralement ponctué de noir dans l’alignement de la rangée de petits points blancs. Ce point noir tient la place des points blancs des autres espaces intranervuraux.

Le contour des ailes est finement liséré de noir; la frange est blanche. Les antennes sont annelées de noir et de blanc. Le corps et l’abdomen bruns en dessus sont blanc jaunâtre en dessous. Les pattes sont annelées de blanc et noir.

1 2 9, pris en août.

47 Thecla Raphaelis, OnEivrnt r (pl. V, (ig. 1).

Ailes arrondies, inférieures sans prolongement caudal, entièrement rouge orangé en dessus, sauf le bord terminal des ailes supérieures bordé de noir, ainsi que la partie antérieure du bord terminal des ailes inférieures. Cette bordure noire est un peu variable et plus ou moins prononcée suivant les individus. La partie la plus large de la partie noire se trouve à l’apex des ailes supérieures, à l’angle interne des inférieures et par un petit renflement à l’extrémité inférieure du bord terminal des premières ailes.

Le dessous ne diffère guère de celui de Michacïis que par sa teinte orangée plus vive.

L’abdomen diffère de celui de Michaolis parce qu’il est fauve en dessus au lieu d'être brun.

1 cf d’Amurland; 1 9 d’Askold, prise le 1(1 août 187S.

48 Lycæna Fischeri, Eveusmann.

Vole en juin et en août à Askold et paraît être d’un type plus grand qu’à l’Altaï.

W Lycæna Amyntas, Faisr.

2 cf pris en mai ; 1 9, en juillet.

KIIOI'.VLOCERA

.‘>n Lycæna Ægonides, Bremer.

Le ■' varie pour le plus ou moins d’atomes Meus qui saupoudrent ses ailes en dessus, principalement vers la base. M. l’abbé David a trouvé cette espèce an nord de la Chine.

(î J, 5 9, pris en juillet.

51 Lycæna Ægon, IIibner, Godart, etc.

La Lycæna Ægon varie beaucoup suivant les localités, comme du reste sa congénère Argus , Linné, de laquelle il est quelquefois dillicile de la distinguer sûrement. En Bretagne, Ægon est très grand et sa taille surpasse le plus souvent celle d’/lr^rns,- mais les «leux espèces diffèrent bien par la nuance du bleu dans les ' (cette nuance est toujours plus violette dans Argus), et par la teinte du dessous des ailes gris blanc dans Ægon cf, brun foncé dans Argus. De plus, Argus éclôt toujours une ou deux semaines plus tôt qu 'Ægon et est passé quand Ægon est dans toute sa fraîcheur.

A Zermatt, Ægon est très petit et le <3 a les ailes cerclées d’une bordure noirâtre assez large. Dans les Pyrénées-Orientales, au Vernet, Ægon cf est grand, pâle, peu largement bordé de noir et les points marginaux de l’aile inférieure sont très prononcés. A Cannes, le type semble moins grand, et si j’en juge par la chasse que je fis dans ce pays en juin 1870, le •’ tendrait à être d’un bleu très pâle et un peu verdâtre;.à Madrid, le type d 'Ægon diffère peu de celui du Vernet.

Dans le Dauphiné, aux environs d’Uriage, on trouve un type d 'Argus très grand et dont la Q est en dessus semée d’atomes bleus, et un type d 'Ægon assez semblable à celui de Bretagne, volant vers neul’cents mètresd’altitude, avec les espèces ordinaires de notre faune. De plus, on trouve dans une localité méridionale, sur la route de Grenoble, une espèce dont la 5 est aussi largement bleue en dessus que Ccronus. Cette espèce, queM. Boisduval avait appelée Acreon. Fab. , dans sa collection, et rapportée comme variété â A>gus dans Y Index mcthodicus de 1810, p. 11 , est bien distincte par la teinte gris de lin de scs ailes en dessous et la réduction, l’oblitération même de ses points noirs, surtout ceux de la partie médiane des ailes.

\llor.U.' " KUA

Ki) Ai k hiKnisic, aux environs do (îrenade (Alfukar), cl audessus do Lanjaron, vers le Pieachode Voleta, mon l'rèro a pris, l’an dernier, en abondance un Lyccvmi {11 yyovhiona, Kambur), Hile je rapporte comme variété à Æyon, tandis que M. Staudinger, dans son catalogue de 1 STI, p. 10, le rapporte comme variété il Argus. Ce papillon diffère de notre type CYÆgon par l’éclat brillant de son bleu en dessus et la teinte blanche remarquablement éclatante du dessous de ses ailes dans le J. La 9, le plus souvent brune en dessus, quelquefois sablée d’atomes bleus, est on dessous d’un fauve jaunâtre clair, très vif et les points marginaux bleu doré sont très accentués.

Dans la même localité, vole aussi Argus, différant à'Æyon r par le dessous de ses ailes d’un gris brun et se rapprochant beaucoup de notre type de France. Ce caractère de la couleur du dessous des ailes dans le cf est pour moi significatif, bien que certains exemplaires de l’une ou l’autre espèce soient quelquefois assez intermédiaires pour être embarrassants. Mais dans l’immense majorité des cas, il est un guide très sûr et c’est beaucoup par cette considération que j’ai rapporté à Æyon le Lycœna d’Askold.

En dessus, il diffère peu d 'Argus; la couleur du d'est bleu foncé, la bordure des ailes est très étroitement noire; mais en dessous, la teinte du cf est d’un gris blanchâtre, colle de la 9 d’Askold n’est mémo pas si brune que dans le cf {YArgus de France. Or, on sait qu’en dessous la 9 d 'Æ'gon a à peu près la teinte du cf à'Argus. M. l’abbé David a pris, dans le nord de la Chine, un type d 'Æyon semblable à celui d’Askold, mais plus petit.

2 cf, 1 9, pris en août.

fri Lycæua Battus, Faiih.

Le type d’Askold est plus sablé d’atomes bleus que le type de France.

3 cf, 1 r , pris en juin.

r>:i Lycæna Scylla, Stauiuncer.

1 * pris le 21 juin 1<S7<S.

• Illi M’Ai.l H '.A

Grande espèce, voisine û'Aris, bien.' en droits avu un.- large bordure noire, gris blanc en dessous avec une seule rangée commune de gros points noirs, un arc noir fermant la cellule discoidale de l’aile supérieure et deux points noirs à la ba.>e de l’aile inférieure.

M. Staudiuger 111 ’a envoyé un ■ de l’Amurland semblable à celui d’Aski ld, sous le nom d cSnjUa, Staudiuger. Je ne sais dans quel livre la description de cette espèce a paru.

54 Lycæna Agestis, lli user.

Deux exemplaires décalqués.

55 Lycæna Arlon, Linné.

D’un type trè> grand, bleu pâle, les taches n >ires très larges surtout en dessous. C’est absolument l’antithèse du type de Bretagne, dans lequel les taches noires sont très rétrécies et en dessus quelquefois complètement oblitérées.

1 9 prise le 25 juillet 1878.

50 Lycæna Argiolus, Linné.

1 9 décalquée.

57 Hesperia Venata, Bremeu et Grkï.

Vole à Askold, au commencement d’août.

58 Hesperia Sylvatica, 13 iu:mer.

Vole également en août.

5!) Hesperia Ochraoea, Bremkh.

3 cf, 1 9 , pris en août.

(Ht Ismene Jankowskii. Oi'Einm i, (Diagno os p. 4. — l'i 1 'y - (Aquilina, Speyer iSlott ont. Zoil., 187!)).

Grande, robuste; -en dessus, ailes entièrement brunes ave • k bord des aile s largement plus foncé et le re-do plus jaune; la tête, le corps tout entier et la base des ailes largement c m verts de )»oils

RII01WI ,OCEHA

assez longs d’un fauve jaunâtre; les nervures saillante; l’extrémité de la cellule discoïdale noire et au delà une série de petits traits velus, jaunâtres, concentriques, intranervuraux.

En dessous, d’un brun de bois uniforme mat; le bord inférieur do l'aile supérieure et quelques taches intranervuraies carrées situées au milieu de cette aile, jaunâtres.

La ? diffère du cf, parce qu’elle porte à l’aile supérieure une tache jaune pâle assez épaisse dans l’intérieur de la cellule, et au delà, une rangée en forme de croissant de huit taches jaunes intranervurales, dont les premières linéaires allant en s’élargissant jusqu’à la dernière.

Le dessous reproduit les différences du dessus.

7 cf, 3 9.

t)l Pyrgus Tethys, Mkniôtrjès.

Un exemplaire d’Askold bien semblable à la figure publiée par Ménétriès dans son ouvrage: Enwneratiocoiporum animalium Musai petropolitani, pl. X, tig. S. Cet exemplaire a été pris le 5 juillet 1X78.

Je possède un cf pris dans le nord de la Chine par M. l’abbé Armand David, différant de celui d’Askold par la présence à l'aile inférieure d’une bande blanche transversale le long de laquelle ressortent en dessus et en dessous des points bruns plus foncés que la couleur du fond. La base des ailes inférieures est ornée d’un semis d’atomes et de poils d’un blanc bleuâtre. Je rapporte avec certitude ce Papillon au Tethys d’Askold, bien qu’il en paraisse très distinct, parce que je possède d’Amurland un cf tout à fait intermédiaire entre les deux, et que dans l’exemplaire d’Askold il est aisé de voir par transparence le vestige de la bande blanchâtre, des points plus obscurs et du poil bleuâtre à la base des ailes inférieures.

Syricthus Maculatus, IJremkr.

Une paire prise au commencement du mois d’avril 1878.

<id Nisoniades Montanus, Iîiiemer.

Charmante llespérie paraissant rare; 1 cf et 1 J pris en avril.

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