‹ V., Faune Lépidoptères de l'île Askold. Première PartieChapitre 4 sur 11 · Boarmia Selenaria, IIürnkr · texte numérisé non relu

Boarmia Selenaria, IIürnkr

2 cf.

133 Boarmia Dembowskiaria, Or.Eivmi n (pl. IX, (ig. 5).

Se place près de Mandshuraria , Bruiner, dont elle diffère au premier coup d’œil par la quantité de points et taches noirâtres dont sont sablées ses ailes blanches.

L’abdomen de cette espèce, dorsaleinent blanc, est latéralement marqué sur chaque anneau d’une tache noirâtre.

Aux ailes supérieures, il y a un arc basilaire transversal bien régulier, puis un semis de points noirâtres formant entre autres une tache quadrangulaire costale et cellulaire.

Aux ailes inférieures les taches noirâtres forment â peu près deux bandes transversales.

Le dessous reproduit le dessus.

1 cf pris le 2 septembre 1<S7S.

Dédiée à M. Louis Dembowski, de Varsovie.

134 Boarmia Amphidasyaria, OuEivnii n (pl. IX, lig. G).

Grande et robuste Phalène à ailes jaune paille très pâle sablées de points et taches noir ardoisé, qui aux ailes supérieures

ItKTKKOrr.RA

surfont forment par leur agglomération d’assez grosses macules.

Les premières ailes sont traversées par un double filet noir basilaire, sinueux, puis par une ligne un peu ondulée médiane et par une autre très sinueuse plus oblique. Ces lignes sont nettement écrites en noir sur le fond des taches ardoisé.

Les secondes ailes sont également parcourues par trois lignes transversales, dont la médiane est mieux écrite que les deux autres.

Le contour des ailes est très découpé.

Le dessous reproduit le dessus en bien plus pâle et moins obscur.

1 9 éclose le 18 avril 1878.

13T> Tephrosia Crepuscularia, de Géek.

1 cf et 2 9 pris en mai.

180 Tephrosia Punctulata, Boukausen.

1 ■J' et 1 9 pris en mai et d’un type un peu plus gris que le type ordinaire de France.

137 Geometra Sponsaria, Bremer.

1 o* pris le 1 cr septembre 1879.

138 Geometra Papilionaria, Linné.

Type plus grand et d’un vert plus foncé qu’en France.

3 cf semblant obtenus de la chenille.

139 Phorodesma Jankowskiaria, Millièrk (*) (Diagnoses, pp. 8

ct9. PI. IV, tig. 7).

Bien que cette nouvelle espèce soit inconnue sous ses premiers états, il ne semble pas douteux que sa chenille n’ait les mœurs de ses congénères, lesquelles s’enveloppent de débris de feuilles sèches liées avec des fils de soie, qu’elles traînent avec elles,

• *) .Je «lois h d scription le celte espèce A la plume *i :mtcri«*'c «>• mm ami M. Minière, A qui j’avais eu le plaisir «l'ottrir qui 1 jucs Lépidoptères de l’Slu A>kuld.

IIF.TEROCKRA

ol qui leur sert d’abri pendant le repos, ou qui a pour but de les dérober à leurs nombreux ennemis. C’est, an reste, ce qu’a si exactement observé et raconté l’auteur du Species général.

Cette Phorodesma inédite rappelle, à s’y tromper an premier abord, la Smaragdaria , cf, dont elle a l’envergure et la couleur vert pomme; mais ce qui la distingue de celle Phalénite, c’est l'absence absolue du point cellulaire aux quatre ailes en dessus, la disposition des lignes transverses qui ne sont nullement ondulées; enfin, l’apex qui est plus aigu que chez Smar a r/d aria.

Voici la description de la Jankoicshiaria :

Les quatre ailes sont grandes, entières et d’un vert rappelant plutôt celui de Volgata que de Smaragdaria, 9. Les ailes supérieures sont traversées par deux lignes blanches, obliques, continues : la première, arquée; la seconde, droite et parallèle au bord externe de l'aile. Les inférieures sont sans lignes, et ainsi que les supérieures, sans nulle trace du point cellulaire. La frange est eoncolore aux quatre ailes. Les antennes, le corps et les pattes sont d’un blanc pur en dessus et vert en dessous. La tête est d’un blanc verdâtre. Le thorax est de la couleur des ailes. Le dessous est d’un vert pâle; aux supérieures, les lignes sont imparfaitement indiquées, mais le point cellulaire existe visiblement marqué. Les inférieures sont traversées par une ligne subterminale blanche, continue, à peine visible.

On distinguera aisément Phorodesma Jankoicshiaria de l’espèce voisine Chlorophgllaria , von Iledeinann (Beitrag zur Lepidopteren-Fauna des Amur-Landes), par la direction plus droite de la ligne blanche terminale de l’aile supérieure, et l’éclaircie blanchâtre vers le milieu de la base de l’aile inférieure dans Jankoicshiaria.

3 cf, 3 9 .

140 Phorodesma Amœnaria, OisKivnn'm (pl. IX, fig. 4).

Charmante espèce près de liajularia.

Les quatre ailes sont vertes avec chacune un petit point central noir; les supérieures sont traversées par deux bandes

I r ET F. ROTE K.\

JO

blanchâtres l’m, basilaire courbe, l’autre terminale, aboutissant à l’angle interne, marqué, en remontant vers le boni terminal, de deux petits points rougeâtres.

Le bord terminal des ailes inférieures porte aussi, vers son sommet, deux petites taches rougeâtres.

1 cf pris le 17 juillet 1878.

141 Nemoria viridata, Linné.

4 cf, 1 Q.

14 >2 Agathia Lacunaria, von IIeueniann.

Je crois que cette espèce figurée par M. von Hedemann dans son intéressante étude sur la faune de l’Amurland est tout à fait distincte de la Curissima Butler (Lepid. Ileteroc. in the Brit. Mus., part 11, pl. XXXVI, fig. 7). Il y a beaucoup d’espèces dans ce groupe charmant qui est répandu à Java, en Chine, dans l'Inde et au Japon, et il semble que chaque localité possède une espèce très voisine sans doute, mais bien à part des autres.

143 Nemoria Amphitritaria, Obertiu r (pl. IV, fig. 8).

Taille et forme de Thymiaria; vert de mer transparent, avec quatre points discoïdaux vert foncé, et une bande étroite blanche, sinueuse, transversale, parallèle au bord extérieur des quatre ailes. A l’aile supérieure, un trait transversal blanchâtre près de la base. Antennes et côte de l’aile supérieure, jaune paille. Thorax vert; abdomen vert, sauf trois anneaux bruns en dessus. Varie un peu pour la taille et l’accentuation du dessin.

12 c\ L’éclosion a lieu en juin et juillet.

144 Scardamia Aurantiacaria, Brf.meii.

Un très beau d'de cette remarquable Phalène pris le 2 août

I i5 Hiria Auroraria, IIiuner.

Le type d’Askold semble trè; peu différer du nôtre.

1 cf recueilli le IG juillet.

llRTKRoriîltA

14(> Asthena Candidata, Iîoukauskn.

147 Asthena Luteata, Borkauskn.

1 J pris le 7 juin 1878.

148 Acidalia Unio, Obertiil r (pl. IX, fig. 12).

Taille de Plusiaria.

Ailes blanc de perle, traversées par quatre bandes communes gris argentin. Les ailes supérieures ont en outre une bande basilaire du même gris. Les nervures divisent ces bandes grises et sont saillantes en blanc. Le bord terminal est finement liséré d'une ondulation noire.

En dessous, le bord costal des supérieures est près de la base un peu noirâtre.

1 c? capturé le 5 juillet 1878.

149 Timandra Amataria, Linné.

1 cf trouvé en juin.

150 Corycia Taminata, HürtNEn.

1 d différant du type de France parce que les points noirs sont un peu réduits.

151 Phasiane Griseo-Limbata,ÜBEninùn (Diagnoses,p.9.— IM. IV,

lig. 14).

Taille et port de Clathrala ; ailes d’un jaune paille vif, traversées un peu au delà du milieu par une ligne brune sinueuse. Une tache grise triangulaire ne dépassant pas le milieu de la hauteur de l’aile supérieure, assise sur le bord inférieur, est contiguë au bord externe et au côté extérieur de la ligne brune, sinueuse, transverse. Cotte tache se prolonge à l’aile inférieure et occupe tout l’espace compris entre cette ligne transver.se et le bord externe et aussi la frange. En deçà de cette ligne sont, à l’aile supérieure, deux lignes de même couleur : la première, demi-circulaire, allant de la côte au bord inférieur; la seconde, moins arquée, commençant au côté supérieur de la cellule et

m-VIKRi W'KRA

descendant jusqu’au bord intérieur; enfin, la cellule est fermée par une ligne de même nuance et épaisseur. A l’aile inférieure, une bande assez droite, naissant au côté supérieur de la cellule, descend jusqu’au bord anal et un trait ferme la cellule comme â l’aile supérieure.

Dessous entièrement jaune pâle, avec les lignes du dessus beaucoup moins accentuées. Il ne reste qu’un gros point noirâtre à l’aile supérieure, comme seul vestige de la partie gris de lin qui, en dessus, occupe près de la moitié de l’aile inférieure et un cinquième environ de la surface de la supérieure.

Tête, corps et abdomen jaune paille comme les ailes.

M. le capitaine von Iledemann publie la figure du c? de cette jolie espèce dans les Horæ Societatis entomologicæ rossicæ, sous le nom de Xematocampa ? Slraminea , Butler, et M. Butler a décrit cette Phalène dans les Annals and Magazine of natural history, en novembre 1879 .

La publication de mes Diagnoses ayant eu lieu en août 1879, il est évident que le nom de Phasiane G riseo-Limhata a la priorité.

D’un autre côté, dans une lettre en date du 1 0 novembre 1 879, M. le docteur Staudinger m’informe que la Phasiane Griseo- Limbala est la Stegania Uslulatana, Christopli. Mais M. Christoph n'avait donné ce nom que dans sa collection et n’avait pas publié de description ni de figure.

17C2 Phasiane Clathrata?, Linné.

Je ne possède qu’un c? en assez mauvais état, dépourvu de frange. Je ne le rapporte qu’avec doute à Clathrata, dont il diffère par l'empâtement et l'extension des parties noires. Si ce n’est pas un exemplaire aberrant, c’est ou une variété géographique très intéressante ou même une espèce distincte.

J’attendrai, pour être fixé, à recevoir de nouveaux indivi lus.

Phasiane Petraria, Hluner.

1 cf pris en mai, d’une teinte un peu pins grise et moins rougeâtre que le type ordinaire de Bruine.

I1KTK1. i.K\

154 Numeria Pulveraria, Linné.

1 9 très vivement colorée.

155 Numeria Pruinosaria, I’.rkmer.

1 cf pris le 3 juillet 1878.

15G Synopsia Suifunaria, CimiSTomi.

Paraît commune à Askold et varie peu. Cette Géomètre rappelle par sa teinte générale, la ligne basilaire courbe de scs premières ailes et la ligne terminale commune brune, la Thamnonoma Acquiaria, Millière, que nous avons capturée à Naples.

La Synopsia Suifunaria vole en juillet.

G cf, 4 9.

157 Aspilates Mundataria, Cramer.

D’un type plus grand, avec les bandes brunes plus larges qu’à Sarepta. L’abbé Armand David a trouvé le même papillon en Mongolie.

158 Rhyparia Melanaria, Linné.

Var. Askoldinaria, OiîERTIILR (pt. IX, fig. II).

Diffère de Melanaria, Linné, par la teinte gris olivâtre de ses ailes supérieures et l’empâtement noir qui existe en dessus comme en dessous, dans la partie médiane des ailes supérieures, vers le bord terminal.

J’en possède deux exemplaires identiques. Peut-être est-ce une espèce distincte?

L’abbé Armand David a pris au nord de la Chine un type très grand de Melanaria , mais ne différant guère que par sa taille de celui d’Europe.

159 Abràxas Grossulariata, Linné.

1 cf pris en juillet. Différant seulement du type français parce que la couleur des parties jaunes est un peu plus rousse.

IIETEROCKUA

|(K> Abraxas Ulmata, I'a mu ci ts.

Commune à Askold; moins grande que le type récolté par l'abbé Armand David à Pékin et an Ki.mg-Si; plus obscure que le type ordinaire d’Europe, mais beaucoup moins obscure que les individus envoyés de kouy-Tchéou par l’abbé Largeteau.

On a fait plusieurs espèces avec ces variétés. Je crois que ce sont de simples modifications géographiques d’une même espèce?

101 Melanippe Bella, Butler.

J’ai fait représenter cette jolie espèce, pl. 11, fig. 11, de ces Études. M. I’mt 1er l’a fait figurer dans l’ouvrage Lepid. Heterocera in the llritish Muséum, part III, pl. ElV, fig. 10. Le Musée britannique a reçu la Melanippe Bella du Japon.

2 cf.

1(k! Melanippe Luctuosaria,OnERTnrn (Diagnoses, p. 10.— Pl. IV,

fig. 13).

Ressemble à Luctuaria; elle en diffère surtout parce que le contour extérieur de la tache noire transversale, h l’aile supérieure, présente à son milieu une pointe plus accentuée en face de laquelle est une tache blanche, située dans la bande noirâtre qui longe le bord extérieur. La frange, dans Luctuaria, est assez régulièrement divisée en blanc et en noir. Dans Luctaosaria, elle est blanche au sommet, brune ensuite, sauf au contact de la tache blanche faisant vis-à-vis à la pointe saillante médiane de la tache noire, et à l’aile inférieure elle est assez largement noirâtre près de l’angle anal.

'I cf et I * .

103 Melanippe Tristata, Linné.

I Q prise le 7 juin.

104 Melanippe Rivata, II i.ser.

1 * et 1 . .

Hm Eupithecia Prolongata, Zi.ller (pl. IV, fig. !»

1 seul \

HKTEUCK KK »

100 Eupithecia Helveticaria, Uoisduyal

I cf ot 1 9 pris en juin.

107 Eupithecia Actæata, Waldeiiuurff.

1 seul cf.

10X Anticiea Taczanowskiaria, OnERTUi n (pl. IX, lig. S).

Taille àa De ri varia. Ailes brunes; les supérieures traversées par une double ligne basilaire à peu près comme dans lierberata, et ensuite par une double ligne extracellulaire, intérieurement plus droite que dans Berbcrala et terminalement accompagnée d’un trait blanchâtre.

Les ailes inférieures traversées par deux ou trois lignes sinueuses à peu près parallèles.

Dessous gris avec quatre points cellulaires noirs et les dessins du dessus plus ou moins transparents.

1 cf, 3 9.

Dédiée à l’éminent naturaliste polonais, M. Ladislas Taczanowski.

109 Camptogramma Unistirpis, Butler.

1 f et I 9. Ne différant de la figure de Butler (Lepid. lleterocera in the British Muséum, part II, pl. XXXY1I, fig. 7) que par une teinte générale d’un jaune moins ochracé.

M. Butler place cette espèce dans les Acidalia, sans doute h cause de la ressemblance avec Moniliata.

Elle vole à Àskold en septembre. J’ai reçu un exemplaire semblable à ceux d’Askold, envoyé de Ivouy-Tchéou par M. I’abbé Largeteau. L’exemplaire figuré par RI. Butler et appartenant au Musée britannique, vient du Japon.

170 Camptogramma Albosiguaria, Bkkmer.

Une seule 9.

171 Camptogramma Fluviata, lh- unlu.

1 ’j pris le 16 juillet 1878.

METKliOCEUA.

I7 k 2 Eucosmia Varia, von Heof.m.ynn.

Hedemannaria, ÜDEnrm R (pl . IV, lij;. 10).

(An vanotas? An species distincta? ).

Diffère du tyj c figuré par AI. von Ileilemaim dans les Donc Soc. eut. Uossicæ, XVI, pl. X, fig. 7 et 7 a , par la plus profonde sinuosité des lignes transversales, l’absence de deux points jaunâtres cellulaires, la présence, au contraire, d’un point noir cellulaire dans la tache costale triangulaire et blanchâtre qu'encadre la grande bande transversale brune de l’aile supérieure.

Je n’aurais pas hésité, si j’avais eu plusieurs exemplaires de cette Phalène, â la considérer comme espèce distincte de Varia, d’autant plus qu’en dessous, mon individu diffère de celui figuré par Al. von llodemann en ce que la ligne transverse commune ne présente pas le sinus prof md que la fig. 7 a indiqué comme un caractère de l’espèce nouvelle. Mais je n’ai qu’un individu, et comme Cerlata, Dubilata, Monlivagata sont très variables, je dois en conclure que leur voisine Varia ne leur cède pas sous ce rapport, tën dessous, la ligne commune transverse d 'Hedemannaria se rapproche de celle de Cerlata; mais elle est cependant sensiblement plus ondulée.

Un seul exemplaire pris le 22 juin 1S7S.

Page 1