BA
tutif de 22 médecins et chirurgiens, des membres correspondants, dans différentes parties de l'Europe et de l'Amérique, composent cette association, de personnes aux inspirations philantropiques, et, se sont imposées la tâchie de démontrer les mauvais effets de la vaccination et de faire voir. l'absurdité de l'introduction du virus-vaccin dans le sang des enfants eri vu de les préserver de la variole.
La profession médicale qui, en Angleterre, en 1754, avait adopté l’inoculation du virus variolique comme un bienfait. pour l'humanité, condamnait cette png et obténait, en 1840, de la législature impériale, la passation d’une loi jiour.,en défendre la pratique.
t.comment, la vaccination qui n’a produit. parmi les populations que de mauvais résultats, suivant les rapports officiels publiés par la Ligue anti-vaccinatrice de Londres, avec. la, coopération d’un grand nombre de médecins des difiérents pays de l'Europe et des Etats-Unis, et comment, dis-je, on ‘hésiterait à dénoncer cette pratique ? N’est.il pas toujours temps de revenir d’une, erreur comme celle de la vaccination, lorsqu'il est démontré que cette pratique n’a. de. base que le charlatsnisme le plus dangereux.
L'origine et la nature du virus vaccin ayant été démontrées dans mes derniers articles, je vais maintenant faire voir encore une fois quels sont les résultats de ce virus. Les vaccinateurs publics proclament hautement l’éfficacifé de la vaccine ; ont-ils jamais obtenu d’autres résultats que celui d’une augmentation de dépenses considérables, pour l'entretien d'un Bureau de Santé qui n’a rien fait pour améliorer l’état sanitaire de la ville ?
Les arguménts les plus forts qu'on apporte en faveur de la vaccination sont : qu’en Ecosse et en Irlande les épidémies de variole seraient disparues depuis l’introduction de la : vaccination compulsoire, Cepéndant, d’après M. Procter, l’auteur de ‘ Important Facts on Vaccination,” les épidémies de variole survenues depuis 2 ou 3 ans en Ecosse, ét en Irliide sont une preuve contraire des avancés faits dans la Chambre des Communes en Angleterre, en 1870, par le Dr. Playfair et Sir Dominic Corrigan, que la variole était entièrement disparue de ces pays depuis que l’on vaccinait régulièrement, Voyons où est la vérité de: cet avancé :—Le troisième Rapport du Registrateur-général d’'Ecosse, (1873), suivant Mr, Procter, fait connaître qué : 97,7 par cent, sur les naissances, sont. vaccinés ; que la loi de la vaccination compulsoire est en opération, dans toute l'Ecosse, depuis 8 ans ; et néanmoins en 1871 à Dundee, il y eût une épidémie de variole considérable, Dans cette épidémie sur, 100 décès, causés par cette maladie, plus de 37 étaient des enfants. Où est done l'effet préser:<tif dela vaceine ? 97,7 par cent sont vac. cinés, et les rapports des « $cès par la variole, font voir que sur 100, 37 sont des enfans, Les yaccinateurs diront sans doute que ces enfants étaient mal vaccinés, comme ils l’ont déjà dit, pour les varioles
19 Met 1e
2 sont morts à l'hôpital anglais, de cette ville, n Irlande, les aits sont encore plus frappants ; il à été fréqueminent dit, dans la Chambre des Communes, que la vaedination avt eu pour résultat de débarrasser l'Irlande de la variole ; cependant, dépuis la mise en opération de la ‘loi de’ vaccination, deûx épidémies léurent lieu à Dublin, Belfast et à Cotk : M, Procter est em possession des documents officiels relativément à ces épidémies. La mortalité causée par la variole, équivaut, à Dublin, à 7:6‘par ‘mille sur le total de la population de la Oité, tandis qu'à Londres, durant l'épidémie de variole, en 1871, la mortalité ‘n’était que de 2/4 par mille, A Cork, dans le dernier quart de l’année, finissant à la fin de juin 1872, le nombre de décès par la varicle, s'élevait à 25:2 par mille sur le total de la population : atitréinent dit, dans les villes principüles, les mieux vaccinées de l'Irlande, la mortalité caüsée ‘par la variole durant les premiers six ‘mois de l'année 1872, a été dix fois pius grande qu’en Angleterre, malgré que l'épidémie variolique daus cette dernière ait été la plus grande née ‘70 ans, c’est-à-dire depuis l'introduction de la vacbination, Encore ïéi, les vaccinateurs diront, que ces gens n’aväient pas été bien vacoinés | ! l
En Suède, petit pays favorisé et des mieux vacciné, il moin ait de la variole, en 1842, deux: par imille sur le total dé lu population ; depuis 4 à 5- ans, les régistres établissent, suivant M. le Dr. Garth Wilkinson, que les décès causés par la variole ont été de 2000 à 3000 par année. À
Et les prouves qui viënnent de France, sont-elles favoräbiles à la pratique de la vaccination? Le rapport de l'Acidémie fwpériale de Médecine, de Paris pour 1867, faït au ministre de l Agriculture ét du Commerce, démomtre que pour 88 ces de variole, dans les dix Départements les moins vaccinés, 427 cas sont survenus dans les dix Départements les plus vaccinés; your chaque déeès dans les Départements les moins vaccinés, on compte 49 décès dans les Départements les plus vaccinés ; ceeiest pour'le rappott de 1867 ; —et celui de 1865 faisait voir : que ‘pour chaque 16'décès par la variole . sarvenus dans les dix Départements lés moins vaceinés, 106-sont sürveuus dans les Départements les plus vaccinés. (Dr. G. S:' Gibbs.)
Dans le rapport du Dr. Ducharme (1868) 1er. aide:major, dans le premier régiment des Voltigeurs. Le ler: ét le 2e régiments étaient logés dans des bâtisses semblables, situées dans la même cour et sous tous les rapports l’état sanitaire se trouvait. être le même dans les deux casernes. Dans le {er. régiment 437 soldats avaient été revaccinés ; dans le second pas un ne l'avait été,
La variole s'est déclarée dans le ler. régiment et elle fit plusieurs victimes pendant que le 2e régiment fut exempt. Tie Dr, Ducharme constate la chose, sans pouvoir s'expliquer la cause dé ce fait; M. Procter dit : que des faits semblables se sont'produits en Ecosse, en
frlande et en Suède, ete. Tout ce qui se rapporte à ia vaccination et à la revaccination tel que ,ci-dessus, prouve d’une manière incons- Lestable que l’inoculation du virus-vaccin au lien d’ étre un préservalif contre la Variole, entretient et propage cette maladie parmi les populations, comme l'inoculation avant 1840.
La cité de Montréal, n'est-elle pas un exemple des mauvais effets de la vaccination ? Depuis 5 à 6 ans, comme je l'ai déjà dit, on vaccine et revaccine. et le résultat est que la variole a fait plus de victimes que jamais durant l’année qui vient de finir.
Je répèterai encore ce que disait Tardieu, en 1870, devant l’académie de médecine, ‘“ On vacoine d’une manière régulière et générale déjà depuis longtemps et ne craignons point de l'avouer, malgré tous ces efforts, l'épidémie suit sa marche ascendante ; elle se rit de la médecine, et nous avons beau dire que la vaccine est un remède souverain le chiffre des décès de chaque semaine, vient avancer le con- Û
traire, ,
Et le Dr. Caron ajoutait : ‘ On cherche encore après 70 ans d’expérience, à prouver au public qu’il trouvera une garantie, un préserservatif contre la variole dans l’inocuiation de la vaccine ou du COW-pox.
“ Qui peut me démontrer aujourd’hui que toutes ou presque toutes les victimes de l'épidémie régnante n’ont point été vaccinées ou revaccinées, ??
En Prusse, où la vaccination compulsoire et la revaceination existent, déjà depuis un grand nombre d'années, à Berlin surtout en 1871, une épidémie de variole a fait dans cette ville les plus grands ravages durant les derniers trois mois de l’année, les décès ont été 8 fois plus nombreux qu’à Londres, durant la même période de temps.
‘ Yet we now learn (the Registror, general’s Report.) that in 1871 a most dread ful epidemic raged in Berlin, during the last quarter of which year the percentage of small-pox deaths was eight times that of London during the same period. ”
Ces faits ne sont guère en rapport avec ceux des vaccinateurs
. publics, qui prétendent que la vaccination est le seul préservatif de la variole,
Le Dr. Ricord, de Paris, l’un des hommes les plus éminents, admettait, en 1862, la possibilité de la transmission de maladies consti- . "+ tutionnelles avec la lymphe vaccinale, et qu’on devait renoncer à la vaccination ; en 1863, il déclare qu’il n’entretient plus de doute sur la possibilité d’inoculer une maladie virulente, la syphilis, ete., avec la vaccine,
Extraits des Régistres officiels de Londres et d'Angleterre, par le Docteur Georges Gibbs :—Depuis 1838 à 1853, et depuis 1854 à
« 1872, nous verrons par les statistiques que le nombre de décès par la . variole a été en augmentant, et celà en suivant une marche ascen-
dante, depuis que la vaccination a été rendue compulsoire. Les statistiques ont été faites avec le plus grand soin.
L'enrégistrement civil, en Angleterre, ne date que de 1838 et les statistiques ont été régulièrement faites depuis cette époque. A Londres, de 1838 à 1853, la vaccination a été libre, et le nombre de décès est de 16,534; de 1854 à 1872, la vaccination a été compulsoire, le total des décès est de 21,913 ; dans le reste de Angles, durant lu première période, le nombre de décès causés par la variole est de 82,823 ; et durant la dernière période, de 101,114. En 1871, durant la dernière épidémie variolique, la plus forte que l’Angleterre ait eue depuis ‘’introduction de la vaccination, il est mort 22,907 personnes de la variole. Chacun peut maintenant juger si la vaccine est un préservatif contre les ravages de cette maladie.
En Angleterre, suivant le Régistrateur-Général, 91 par cent seraient vaccinés, et cependant la variole y a fait les plus grands ravages depuis 1854. Nous jugerons encore mieux les résultats de la vaccination par les statistiques suivantes, qui m'ont été adressées par le Docteur Éibbs de Darlington, Angleterre, et M. Procter, de Lon-
dres : ‘“ SMALL POX IN BIRMINGHAM.
‘ FAILURE OF VAOCINATION.
“# (Extract from the “ Pall Mall Gazette,” April 104h, 1874.)
‘“ There appears to be a severe outbreak of small Pox in Birmingham, and to judge by the official return of Dr. HILL, Medical Officer of Health for the Borough, showing the number of new cases for the week ending the 4th inst., the disease lacks its wonted respect for Vaccination during the period referred to 114 new cases aré reported, of which number
4 100 had been Vaccinated and 5 not Vaccinated.
The number of Small Pox Patients at the Infirmary was 111 ;
cases recovered 51 ; deaths 12 ; the latter representing 11 Vacoinated Persons and 1 Unvaccinated.
Dr. HILLS comparative return for the week en°“ng March 28th,
is as follows :—New cases reported 61, of which
56 had been Vaccinated and 5 not Vaccinated, Number at the infirmary 72 ; cases recovered 56 ; deaths 11; inclusive of
9 Vaccinated Persons and 2 not Vaccinated.”
NOTE—The Registrar General in his report for the week ending April 18th, 1874, states that Small Pox has caused 157 deaths in Birmingham during the past 15 weeks of this year.
Après avoir emprunté à l'étranger des statistiques officielles qui font voir les mauvais résultats, et démontrent le danger de la pratique de la vacoination, devons-nous rester indiffé rents sur les effets de cette pratique ? Suivant les officiers de santé, il:n'y aurait ici, que lestpersonnés non vaccinées'ou qui auraient négligé de se faire vacciner victimes dé la variole, Cepeñrdant, les statistiques que j'ai pu recuillir, malgré qu'elles soient incomplètes, font suffisamment voir que!la vacvinationa été suivie de graves accidents; et; qu’elle est envgraände partie cause de l'épidémie variolique quiexiste parmi nous, depuis plusiours années déjà. : Les vaccinaleurs, officiers de santé, seuls paraissent satisfaits des résultats de la vaccination ; aussi ne. veulent-ils pas demander‘ à la £égislature Provinoiale des amendements à la loi actuelle, pour être autorisés à entrer forcément chez les gens, et vacciner tous ceux qui ne l’auraient pas été, afin que personne ne soit privé des biensfuits de la vacucine|
Cependant, depuis 5 à 6 ans, la Corporation emploie des Officiers de Santé, aidés d’un certain nombre de vaccinateurs, en vue de généraliser la pratique de la vaccination, et de faire bénéficier la population des bienfaits de la vaccine ; malgré tous les efforts do ces officiers-vaccinateurs, surtout depuis 3 ans,.les victimes de la variale ont été en augmentant ; cette année le nombre est très-grand, chez les catholiques, les décès s'élèvent à près de 1000. Ni la Corporation, ni le public ne sauraient être satisfaits des résultats de la vaccination, il n’y aurait donc que les Officiers de Santé satisfaits d’une! pratique imposée par le charlatanisme, La raison repousse comme dangereuse la vaccination, qui a pour agent un virus, le virus varidlique même. La routine, seule guide les vaccinateurs, dans l'exécution de cette opération , ils sont tellement occupés, je crois, qu'ils n’ont pu depuis très-longtemps faire de rapports aux autorités civiques du nombre de vaccinés, avec succès, tel qu'exigé par la loi ; la pratique a été téllement préssante et surtout'payante qu'ils n’ont pas tenu compte des cas de vaccination malheuréuse ou sans succès.
Malgré les ulcères prôtonds que l'enfant Labelle avait sur le bras, la mère reçut un certificat “vacciné avec succès ;” l'enfant de Michel Gauvin, vacciné au commencement de Novembre dernier, avait au bras quatre ulcères gangreneux ; cet enfant a été vu et examiné à l'Hôtel-Dieu, le 5 Décembre dernier, par plusieurs médecins et élèves en médecine en présence des Sœurs de la Pharmacie, et tous n’ont pu faire autrement que d'admettre que c'était nn malheureux cas de vaccination ; cependant le père: était en possession d’un certificat, “ipacoiné avec sucvès ; ? cet enfant n’était pas encore guéri au com-
mencement de ce mois (Janv, 75). M. F, âgé de 16:ans, revacciné en 1871, par un oflieier dé santé, son brañ m'était pas encore guéri, de n'en finirais plus si je voulais rapporter tous les mauvais cas de vacination qui sont à ma connaissance,
Maintenant, tous les renseignements que nous pouvons nous procurer sur les maladies et les décès né peuvent réeïlement venir que des Fabri-
ues ; aussi , je dois à l’obligéance de M. Lagacé, Bedeau de la âroisse de Notre: Dame de Montréal, les s{atistiques qui m'ont été fournies sur les décès, par la variole. Dépuis trois ans, 1872, 1873, et 1874 le no ‘bre est de 2069 : 873, vaccinés ; 1196 non vaccinés, y compris l'as enfants malades ou trop jeunes pour être vaccinés, et ceux, sans renseignements précis, mis au nombre des non vaccinés, Cet état n'est certainemeut pas une preuve de l’eficacité du virus-vaccin éoritré lw variole. ’ Les décès, chez les protes. tants, sont en grande partie des personnes vaccinées, vu que les Anglais, ou, presque tous. portent la marque jénérienne. Dans mon service, à l’Hôtel-Dieu, pendant quatre ans, de 1869 à 1873, j'ai eu un grand nombre de variolés à traiter, et la plus grande partie était des vaccinés ; quant aux décès, ils étaient à peu près également répartis entre les vaccinés et les non vaccinés. pile à:
La vaccination est dangereuse par le fait qu'elle à ‘été! suivie d'accidents grüves, dé li mort même, et Sans jaihñis modifiér aucunement nila vuriolé, ni les effets de cètte terrible maladie, comme on peut le voir encore par les éxtraits suivants de'* importants Facts on väcéination. ” pr
Dr. Collins observed, that at the camp, at Shormcliffe,, when, the small pox broke out, many. of .the re-vaccinated soldiers died, or at least had arms amputated in consequence of vaccination. The, same observation, made by Louis Napoléon, at Chalons, prompted him to forbid revaccination, and after the same process upon the Federal prisoners in camp Sumptor, Georgia, in 1864, no less! than 10,000 died, (XXIV): : Researches upon specious vaccination, by Dr. Joseph Jones, Professor of Physiology and Pathologyÿ'at the University of Nashville, Tennessee. ” » ELLES vai
Je termine cét article déjà bien long, mais l'importance du sujet m'excuse auprès des amis de la cause que nous défendons, en eitant le Dr. Terzé, qui, après avoir démontré les eféts funestes de la vaccination en France, termine ainsi son ouvrage :
‘ L'erreur que nous combattons aujourd’hui a déjà coûté des millions d'êtres à l'Europe. Quand donc voudra:t:on la ‘détruire ? Quand on songe aux graves conséquences des erreurs qui, éommie de mauvais géhies, escortent l'homme depuis le-sein de si mère jusqu’à la tombe, on est péniblement affecté decette fatale-condition.
Les erreurs en médecine, ne s'opposent pas seulement au progrès de la science, à la pratique de l’art; elles donnent souvent naissance à la routine, qu’il faut ensuite des sciècles de luttes pour détruire.
‘“ Tel est le préjugé que nous cherchons à renverser aujourd’hui, en démontrant de la manière la plus évidente la triste influence que la vaccine a eue sur l'espèce humaine, dont elle a opéré la dégénérescence physique et morale. ” Rambc >n, la Science Populaire, Tow. 1, pp. 333 et 334.
LETTRE AU DocTEUR CODERRE.
Monsieur le Docteur,
Permettez à un confrère de vous féliciter sur l'énergie et les talents que vous avez déployés dans la discussion de la question de la vaccination, Les heureux résultats que vous avez obtenus, doivent être pour vous un encouragement suffisant, pour continuer la lutte que vous avez entreprise dans l'intérêt de l'humanité. Déjà plus d’un tiers des médecins de la ville est ouvertement anti-vaccinateur et un grand nombre d’autres, fortement ébranlés dans leur conviction, se montrent fort tièdes sur l’article de la vaccination. L’attitude de ces médecins vous assure nécessairement l’assentiment et la sympathie d’une grande partie du public, et surtout du public écluiré, à la cause que vous soutenez.
Ilest vrai que dans la bataille, l’on ne vous a pas ménagé les coups ; et quoiqu’ils se soient succédés d’une manière prompte et violente, non-seulement ils n’ont pas réussi à vous abattre, mais ils n’ont pas même pu vous empêcher de gagner du terrain. La fréquence et la violence des attaques que l’on a faites cortre vous, ne s expliquent pas tant par le nombre de vos adversaires, que par les motifs qui les ont fait agir ; et je ne pensé pas me tromper en divisant ceux qui vous combattent en quatre groupes, suivant les motifs qui les dirigent.
Le premier groupe, qui est assez veu nombreux, comprend ceux qui, soit par indifférence, ou par respect pour d'anciennes convictions, ne veulent pas se donner la peine d’étudier la question de la vaccine, et croient encore à son efficacité.
Le second groupe reuférme eux, qui sont-convaincus -de-l'ineffica…
cité et des dangers de la vaccination, mais iqui par,amour-propré, ne veulent: pas en convenir ; ils craignent d'ävoner-devant:le public.qu'ils ont été dans l'erreur. Ce groupe: est de beaucoup plus, considérable que:le premier. I
Le troisième groupe. comprend la’presque:totalité ; des médecins
anglais: pour eux; c’est une question-nationale:, La vaecine est une, prétendue découverte: anglaise, et. la pratique dela : vaccina-
tion est une:institution. du 0/4 country. - Aussi, malheur à celui qui y touche: on connait la susceptibilité des Anglais pour tout. ce qui se,
rattache. de près ou de loin à l'honneur. national; : Leur orgueil.souf. ,
frirait énormément, si une main profane parvenait:à .arracher. de la tête de Jenner Ja couronne de lauriers:que la crédulité publique, y à
posée. C’est pourtant ee qui va arriver avant longtemps ; car.en An-' gleterre même qui est le:berceau -de la vaccine, on s'oppose fortement. ; à la pratique de la vaccination: Plus.de la moitié des «médecins qui. ne sont pas;salariés par le gouvernement, sont anti-vaccinateuxs, ; et. quoique de trésor public fournisse tous les ans la. somme.assez ronde , de près d'un million et demi-de dollers:(£300,000:stg.), pour popula-. riser la vaccine, cette dernière perd du terrain tous les jours. ;; Si,le. gouvernement retirait sa subvention, et,si:lavadciné était. laissée à son propre mérite, on pourrait prédire, sans,crainte de se tromper, ; qu'a. vant.dix ans; on ne, vacçinerait plus ou presque :plusien - Angleterre. Le quatrième groupe eomprend-les médecins à.qui da vacçination. , procure le,pain quovidien. . S'ils ne sont pas, les plus nombreux, ils :
sont certainement les-plus ardents au combat,, Ilne faut; pas, trop
leur en vouloir; ; car les exigences de la-faim,sont si,terribles,qu'elles .
troublent les intelligences les plus fortes, et rendent: féroces.les .esprits les plus:paisibles.
J'espère, M. le Docteur, que-cette petite revue: de vos. adversaires et des motifs qui les animent.ne vous effraiera.pas,.ét que, vous continuerez à combattre, avec toute:l'énergie, dont vous, êtes, doué, la
pratique de la-vaccination, pratique qui.est contraire aux: saines no-.
tions de la science, qui est inefficace, et qui .est. toujours accompagnée.dle dangers.et souvent suivie de conséquences funestes.. pour: la santé de celui qui sy soumet.
Je dis que la: vaccination est contraire aux. saines, notions de. la science ;.et pour.le prouver, il suflit. de montrer ce, que c'est que le vaccin, la vaceine et la vaccination.
D'abord, qu'est-cé,que Je vacein,? Le vaccin est. un virus partioulier qui se développe. principalement. chez l'espèce. boyine, dans. cer-
taines conditions pathologiques. Je dis principalement, parce qu'on :
l’a observé aussi souvent chez d’autres espèces.d'animaux, telles, : que l'espèce chevaline, porcine et ovine. On :assure-même, que, Jenner a vacciné un de ses enfants avec du vaccin provenant du pore:. Com-
me je pense que personne ne pourra trouver à redire à cétte définition du vaccin, vû que c’est celle de tous les auteurs qui se sont occupés du sujet, je passerai immédiatement à celle de la vaccine,
La vaccine est une moladie virulente, pustuleuse et contagieuse,
roduite par l'introduction du virus vaccin dans l’économie humaine.
our l'information de ceux à qui cette définition pourrait ne pas plaire, je dois leur dire que c’est celle qui est adoptée par Valleix, Robin et Littré, Depaul, Bouiïllaud, Devergie, Guérin, etc., chez les Français ; et par Watson, Sir James Paget et Jenner même chez les Anglais, Sir James Paget dit de plus que la lymphe produite par la vaccine, est une lymphe de mauvaise nature, ou comme il l’appelle, une lymphe aplastique.
Maintenant, qu'est-ce que la vaccination ? La vaccination est l'opération par laquelle on met du virus vaccin en contact avec. les vaisseaux absorbants de la peau, pour produire la maladie appelée vaccine, Eh bien ! M. le Docteur, d’après ces définitions que je défie qui que ce soit de pouvoir attaquer, n’avais-je pas raison de dire que la vaccination était contraire aux saines notions de la science ? N'’est-il pas absurde, pour ne pas dire plus, d'introduire dans le sang d’un homme bien portant, une maladie virulente et pustuleuse de la brute ? Est-il prudent, est-il sage d'introduire dans la circulation un principe morbide qui affectera nécessairement toute la masse du sang ? Car on le sait, un virus introduit dans l'économie, en quelque petite quantité que ce soit, affecte toujours toutes lés humeurs et cela pour la vie, Ses effets peuvent être plus ou moias lents, mais il n’en sont pas moins certains. Sir James Paget en parlant de la nature et des causes de l’inflammation, et parlant en particulier des effets des virus introduits dans la circulation, dit que leurs effets peuvent être longtemps cachés, mais que le sang n’en est pas moins empoisonné et apte à produire différentes maladies. Pour venir à l'appui de son avancé, il cite le cas d’un enfant, qui, vacciné au milieu de Juin, ne présenta rien d’anormal pendant un mois, la vaccine suivant son cours ordinaire. Mais vers le milieu de Juillet, il y eut inflammation des glandes axillaires du côté gauche ; le ler. Août les glandes étaient très volumineuses et en suppuration, et toute la peau à la partie supérieure du bras était très enflammée, Une incision ayant donné sortie au pus, le 30 Août, les glandes étaient diminuées de volume ; mais l’inflammation des téguments existait encore, et au milieu de “chaque cicatrice yaccinale, on een distinguer une vésicule circulaire, peu élevée qui ressemblait
eaucoup à la vésicule de la vaccine, moins le point ombiliqué. Ainsi d’après Sir James Paget la vaccination produit un véritable empoisonnement du sang,
Mais dans quel but empoisonne-t-on ainsi le sang ? Dans le but de prévenir une maladie que l’on n’aura peut-être jamais ; car il ne
faut pas croire que’ tout le monde”est condamné à avoir la variole ; at il ne faut pas croire, non plus, que tous ceux qui sont vaccinés et qui sont exempts de la variole, le doivent à la vaccine. L'expérience et les statistiques sont là pour prouver que parmi ceux qui ‘sont exempts de la variole, il y en a un aussi grand nombre de non ‘vaccinés que de vaccinés, et’ que parmi les variolés il y a autant de “vaccinés que de non vaccinés. C’est ce qui m’a fait conclure à l’inefficacité de la vaccination.
La variole étant une maladie essentiellement épidémique, c’est-àdire, une maladie faisant son apparition à des intervalles irréguliers, et attaquant tantôt une localité, tantôt une autre, pour que les statistiques prouvent d’une manière satisfaisante l'efficacité ou l’ineffcucité de la vaccine, il faut qu’elles embrassent une grande étendue de pays, une populati-- nombreuse et un espace de temps assez long, Autrement elles raient porter à faux ; et des statistiques qui ne réuniraient pas «. conditions seraient fort peu utiles, vu qu’elles auraient pu être faites dans un temps ou un lieu, où il n’y aurait pas eu d’énidémie : le contraire aussi pourrait arriver, J’ai pu me procurer des renseignements sur la marche de la variole pendant un certain nombre d'années et dans divers pays, principalement en Suède, en Autriche, en France, en Angleterre et à Londres en particulier, et je puis vous assurer, Mr. le docteur, que ces renseignements sont loin d’être favorables à la vaccination comme vous pourrez en juger par les faits suivants.
En Suède, la vaccination est pratiquée depuis 1820, d'une manière assez rigoureuse ; ce qui n’a pas empêché que depuis cette époque jusqu’à 1870, la variole n’ait fait 31,604 victimes dans ce petit pays, dont la population en 1820 était de 2,600,000 habitants, et en 1870 de 4,200,000. Ces chiffres sont fournies par M. P. A. Sil. jestrôm, disciple du célèbre Berzélius, et jouissant d’une grande réputation d’érudition et d'honorabilité dans toutes les provinces scandinaves.
En Autriche, le Dr. Josef Hermann, médecin en chef de l'hôpital des syphilitiques à Vienne, ayant été nommé pour faire le service des variolés dans l’hôpital impérial de Wiede, depuis le mois d'août 1858 jusqu’à la fin de l’année 1864, a donné le résultat des observations qu’il a faites pendant cette période de temps ; et il en est venu à la conclusion que la vaccination était la plus grande erreur médicale des temps modernes. Sur 1330 patients qu'il a reçus.dans son service, 866 avaient été vaccinés ; 20 ne l'avaient pas été, et il n’a pu se procurer de renseignements positifs pour 444. Sur ce nombre de 1330, 46 moururent, dont 26 vaccinés, 2 non vaccinés et 18 parmi les douteux.
Pour la France, je n’ai pas pu avoir d’autres données que celles fournies par le rapport de l’Académie [Impériale de médecine en 1867 ;
et comme vous en avez déjà donné .une analyse exacte, je m'abstiendrai d’en faire :sucun extrait. Je me permettrai seulement de remarquer en. passant, .que, ee rapport contient. la préave la ;lus convaincante, qu’en France comme ailleurs, la vaccination à .complètement failli, |
| Les renseignements. que j'ai reçus d'Angleterre, et: de Londres en particulier, sont très-importants, parce qu'ils embrassent un espace de temps assez considérable, pour permettre de comparer les effets de la variole, avant que la vaccination fut compulsoire, et après. Ainsi d’après ces statistiques, on voit. qu'en Angleterre, depuis 1838. jusqu'en 1853, c’est-à-dire, durant seize années pendant lesquelles la. vagcin:s tion était libre, la mortalité par la variole a été de 83,843; pendant que, de 1856 à 1872, c'est-à-dire pour une, période égale de seize années pendant laquelle la vaccination était compulsoire, la .mortalité s’est élevée à 95,781. La:même proportion existe pour la ville de Londres. De 1838 à 1853, le nombre de morts par ‘la variole dans cette cité, a été de 16,534,, tandis qu’il a été de 20,180 de 1856 à 1872.
Ces chiffres expliquent la violente opposition que rencontre la vaccition compulsoire en Angleterre. Le peuple anglais avec le bon sens pratique qui le distingue, a compris que la vaccination était, une chose absurde et dangereuse ; et il préfère s’exposer à toutes les rigueurs de la loi, plutôt que de se soumettre à une opération, qu'il reuoute el qu’il méprise. Aussi, malgré les millions dépensés par le gouvernement, malgré l’armée des trente-six mille vaccinateurs
ublics payés pour proclamer les vertus bienfaisantes de la vaccine, a ligue des anti-vaccinateurs recrute tous les jours de nouveaux adhérents dans toutes les classes de la société. Cette : association comy. . aujourd’hui plus de cent mille membres, dont plusieurs sont des persounages distingués dans le parlement, la magistrature, le clergé et la bourgeoisie.
La vaccination n’a pas mieux réussi en Amérique qu’en Europe. Aux Etats-Unis, pays du monde où peut-être on vaccime le plus, la variole fait tous les ans d'immenses ravages. A Philadelphie, dans un seul mois, en 1872, il est mort près de deux mille variolés ; et tout dernièrement, les journaux nous apprenaient qu’à New-York, la variole faisait des centaines de victimes.
En Canada, et surtout à Montréal, nous n’avons pas beaucoup à nous louer des effets de la vaccination ; car jamais on n’a autant vacciné et revacciné que depuis trois ans, et jamais on a eu autant de variole. On dirait que la vaccine, loin de diminuer la maladie, l’entretient et la propage parmi la population. Quoiqu'il en soit, ca que l’on observe ici, et ce que l’on a observé ailleurs sur les effets de la vaccine, est plus que suffisant pour prouver son inefficacité.
Si la vaccination n’était qu'une opération inutile, sans inconvénient
pour velui qui s’y’ soumet, vous ‘auriez bien: peut de-raisons ‘de la
combattre ;:muis lés faits ét l'expérience sont 4 de ver-qu’élle est toujours/dängéréuse et: sotrvént stivië d'acéidents fâtheux. ‘C'est ee qui vous dünnei le .plas’ de "force ‘dans la position’ que:vous'avez prise sur-cutte question, ‘En'effèt, il est ‘évident que‘lervaooin étantiun: virus, son introdaction dans l’économie doit y'produiré-de grands troubles. On ne touche pas ‘imipunétaent à" la’ /é0nstitution du samg; et:oommer le: dit Sir: Jumes Paget; ‘un: virus ‘iätroduit dans: cet, élément, le dispose’ toujours’ &i-contracter ‘différentes maladies, : Le cag:tque ‘ee savant ‘’uuteur'ripporte”et que ‘jai cité, enest. un exemple fragpant. Parmi: les! médecins-iqui- ont vacciné pendant plusieurs années, il n'en’ est Bye da üun’seul qui n’en ait réncontré de semblables; et'mêmé de‘plus graves. Pour ma part, j'enai observé un'certain nombre,et dans ma propre faille, j'ai vu un enfant mourir à lw'suité dé la’ vateineique lui-avait dônnée un vaccinateur public. Malheureusement, ce’tas-'n'estpas 'ünique, et je pourtais en: ‘citer |plasieurs autres ; mdis’ le éadre que je* me suis tracé ne me le perriet pas. :
* Le Dr. Collins après avoir:vaceiné' plus de 'céntniille-ënfants, dans l'espace de: vingt-einq) ans, dit hoghdmbhih at ceux qu'il'avait vac: cinés, non-seulement n'étaient pas éxemipts dé ln variole, mais qu’ils étaient bexucoup plus/sujets à prendre là rougeble, : la’ séarlntine ‘et difiérentes maladies ,zymotiques. :Tl'dit aussi qu'un ‘gratid'sombre. d’entr'eux moururent très jeunes de la éonsomptfon. ! Oni sait:que Jenner n'a vaceïné qu'un ‘de'ses enfants, qui'mourut peude temps après de la phthisie. |
Le:Dr. Dovald Kennedy, dë Réxbutgh,':Massiohussetts! dns son traité sur les-maladies de lapeau s'exprime :ainsi : t Si‘je pouvais décrire tous les casde :maladies "du/sang'que'j'ai'eus à'traiter à la suite de la vacoine; et si je pouvais. vous/f#ire voir toutes les: souffrancesique ces malleureux ont ‘éndurées'‘pendänt des'‘mois! et des années, leicœut vous ferait:mal. : Pour l'atmour'-de/ ‘Dieu, et sivous aimez vos ieufants, ne:lés faites pas:vacciner, surtéut'avec} du ‘vaccin provenant des grandes cités. Ni vous saviez comment'ott vacciné à Boston, vous: ne consentiriez jamais à fuire ‘souiHer: ‘ainsi lé“dang’ de ceux qui vous son;chers. ?” ? H n'est peut:être pas manvais” de remarquer ici en passant, que nos :vaccinateurs publicsfont vénir leur vaccin de Boston. | Longtemps:on na nié la pussibilité d'iseculer: la sÿphilis-par-l4' vac-
cimation ; mais après les preuves qu'aapportées M.''Hutehinsom devant la société Médico-Chirurgicale: de londres en'°1872; ‘la négation n’est plus possible. : Ce‘Mionsieur. à établi d'unémanière si claire et si évidente que la syphilis’ avait été: introduité dant le système par la vaccination et cela xbans plusieurs 'cireotistances;'que’les plus chauds: partisans-:de:le vacèine ’ont:6t6 forvéé-de l'admièbttre.
Le Medical Times et la Lancet de Londres, les deux. journaux de médecine les plus important du Royaume-Uni, déclarent que l’ino. culation du virus sypilitique par la vaccinntion est maintenant un
fait prouvé, et qu’il sers Absurde d’en douter. Le Medical Times ajoute que les faits c jenre ne sont pas aussi rares qu'on le pense, et qu'un graud now, : passent inaperçus, parce que les par:
ties sont intéressées à les cacher.
La serofule pent aussi être transmise dans le sang par la vaccina. tion ; et pour venir à l'appui de mon avancé, je citerai le cas d'une ponte femme de Guernesey, qui ne été vaccinée en 1840 par le
r. Munk, est devenue infirme. Trois semaines après l'opération, tout son corps est devenu enflé ; des ulcères jusqu’au nombre de vingt-six à la fois, se formèrent sur les bras, les jambes et le cou. Ces ulcères n’ont pas cessé de suppurer depuis. Des os lui sont sortis de l’oreille, et elle a perdu l’usage complet des deux coudes et des doigts de la main droite.
Mainteuant, Monsieur, je vous dirai un mot de l'enfant Labelle et de l'assemblée du 10 septembre dernier, Je ne pense pasqu’on n'ait jamais vu la majorité dans une assemblée, adopter une proposition aussi évidemment contraire aux faits. Dix ou douze médecins, vaccinateurs comme anti-vaccinateurs, tous hommes honorables, déclarent qu’ils ont vu l’enfant plus d’un mois après qu’il eut été vacciné ; qu’ils ont vu sur le bras de l’enfant deux ulcères, l’un grand, l'autre plus petit; que ces ulcères, suppuraient abondamment, et qu'ils avaient toute l'apparence d’ulcères de mauvaise nature, ou au moins d’ulcères indolents. De plus, en exeminant l'enfant, on voyait deux cicatrices d’une ligne et demie à deux lignes de profondeur ; ces ci. catrices étaient irrégulières, d’un blanc jaunâtre et remplies de brides, La peau était adhérente au tissu sous-jacent. Eh ! bien, malgré la déclaration de ces douze médecins, malgré les caractères des cicatri. ces, on fit adopter une proposition comportant, qu’il n'y avait aucune preuve devant l’assemblée, que l'enfant avait souffert de la vaecination, et que les cicatrices étaient les cicatrices ordinaires de la bonne vaccine.
Je n'aurais certainement jamais pu découvrir les mitifs qui ont inspiré la majorité des médecins dans cette circonstance, si deux ‘d’entre eux ne me les avaient fait connaitre le lendemain ; car il me répugnait d’accuser un si grand nombre de mes confrères de mauvaise foi. Ces deux médecins m'avouèrent qu'il était évident que l'enfant Labelle avait souffert de la vaccination, mais qu'ils avaient voté pour l’adoption de la proposition pour ne pas effrayer le publie et ne pas nuire à la vaccine. Ainsi pour cacher les mauvais effits de la vaccination, on a fait adopter par la majorité une proposition entièrement fausse. Mais cette tactique des vaccinateurs ne leur réussira pas ; grâce à vos travaux et à vos écrits, le public saura que
la vaccination peut introduire dans l’économie, les germes de la scrofule, de la qui de la consomption ct de toutes les maladies eonstitutionnelles ; il saura qu’elle n'empêche pas la variole et que la véritable science la condamne,
Je termine, Monsieur le Docteur, cette lettre un peu longue en vous priant d'agréer les sentiments d'estime et de respect, avec les queis je suis.
Votre très-humble et très obéissant serviteur,
DR. A. DAGENAIS.