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qui est incontestable pour les Anglais d'ici, lorsqu'elle est discutée en Angleterre, eut pris origine ailleurs que à il ÿ a longtemps qu'on en aurait fait justice. Mais, si l’on en eroit l’histoire, la dccouverte de la vaccire n’est pas dûe à Jenner, comme il serait facile de le prouver.
La Corporation doit-elle dans les circonstances actuelles, adopter les suggestions des officiers dé santé ? L'état sanitaire de la ville exige toute l'attention des autorités municipales, mais quant à adopter, sans plus d’examen, les règlements du Bureau de Santé, présidé par le Maire ce serait une disgrâce pour la Corporation, un déshonpeur pour la cité de Montréal.
Si nous avons à déplorer quelque chose dans l'état sanitaire de la ville, ce n’est certainement pas l'absence de la vaccination, mais, l'imprudente pratique de l’inoculation du principe varivleux dans es familles : c'est cétte inoculation qui est la causé, dans mon opinion, de l’epidémie de variole qui compte #" nombre deses victimes autant de vacrinés que de non vaccinés.
Les autorités qué j'ai citées, et que personne ne récusera, font suffisamment voir que le virus vaccin a une origine variolique, que sa nature est vénéneuse, contagieuse et épidémique ; et personne ne doit être surpris de voir régner parmi nous la variole, excepté les vaccinateurs.
Le principe varicleux du vacein, soit qu’il vienne du cheval, de la vache ou de l’homme est toujours le même, il ne sautait être mügigé ; mais, la constitution de l’homme est susceptible d’être plus ou moins altérée par le principe variwleux. Ilne sera certainement pas inconvenant, et encore moins iogique, dé citer encore des autorités pour prouver les mauvais effets de la waceination, n'en déplaise à M. le maire Barmard, au président du Bureau de Santé et au rédacteur du Montreal Herald, ces autorités sont anglaises. Je fais les citations suivantes de, ‘“ Important facts on vaecination, by Edmund Procter, London, 1873 :
€ Dr. Gregory, for fifty years Director of the small-pox House in London, published before his death the ‘opinion that ‘the idea of extinguishing small-pox by vaccination, is as absurd, as chimerical, as irrational, as arrogant, IÎam driven to the conclusion that the susceptibility to pox miasma grows with years in those who are vaccinated, while the opposite is the case sith those not vaccimated ” (XIX). Dr. Gregory further showed his wisdom by refusing to have his own children vacemated. .
“ Dr. Epps, twenty five years director of the Jionner Enstitute, had vaccinated 120,000 people, but finally declared : “ The vaccime virus is neither antidote nor corrigent, nor does it neutralise the small-pox, but only paralyses the expansive power of a good eonstitution, so that the discase has to fall hack upon the mucous mems-
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branes. Nobody has the right to transplant such a mischievous poison, compulsorily, into the life of a child. ”
‘ Dr. W.J, Collins, M. BR. CS, Eng. L. R. C. P. Edin., L. M. twenty years vaccine physician in Edinbro’ and London, writes ‘© Jf L'had the desire to Describe one third of the viciims ruined by vaccination, the blood would sthand still in your veins..……. I have not the least confidence in vaccination ; it nauscates me, for it often transfers filthy and dangerous diseases from one to another, without offering any protection whatever, ”
‘ Dr. Stowell, for twenty five years a vaccine physician says : ‘“ The nearly general declaration of my patients enables me to proclaim that vaccination is not only an illussion, but a curse for huruanity.. More than riduculous, it is irrational to say that any corrunt matter taken from boils and blisters of an organic creature coùli affect the human body, otherwise than to injure it......[, myreli know the name of a hundred physicians who think like me, ”
‘ Professor Kranichfeld, of Berlin, exclaims: ‘ I, too, have vaccinated my fourteen children, at a time when I ‘did not know how injuriousit was, To day I would resist the authorities and the police law. ”
“ Dr. Hebra, Professor of Therapeutics at Vienna, and author of a Manual on Skin Diseases, enumerates some twelve life-endangering diseases liable to recur to a person under Vaccination. ”
“ Dr. Stramm, Modical-Staff officer in the prussian army, in a pamphlet condemning Vaccination, not only as ent: -ly useless but positively. mischievous, coûcludes as follows :— ‘ 1 myself have been vaccinated, and twice successfully re-vaccinated ; and yet, in the exercise of my official medical duties during the late epidemics in. Prussia, Ï have been attacked with small-pox in the most virulent confluent form, and been only saved from worse consequences by a speedy change of climate. ”
Mr. Birch, surgcon to St. Thomas’ Hospital, and physician to the Prince of Wales in 1807. condemned the vaccine theory, and declared it to be no prophylactic from infection. Moosely, Moore, and other names known to every medical man, and declared the théory fallacious.
‘Dr, Bayard, in a report to Parliament, calls Vaceinaticn t‘ a crime against nature, ” Dr. Longstaffe, a prominent physician of Edinbro’ speaks of it as ‘‘ this monstrous fraud. ” Professur Enne. moser, an eminent German practitioner, says of it :
{A more infernal mystification the world has never experienced since ts existence | ”
Dr, Josef Hermann was head physician at the Imperial, Hospital Vienna, from 1858 to 1864. In the Naturorzt, a scientific journal of that city, he bas recently published a long article, in which he
says : My experience of small-pox during thôse six years of beclside attendance has given me the right, or rather ‘has imposed on me the duty, of taking part in the bold and spirited onslaught on Vaccination, which is now being carried on in Switzerland, Germany, England, and other countries... I am couvinced that Vaccination is the greatest mistake and delusion in the science of medecine ; a fanciful illusion in the mind of the discoverer ; a phénomenal apparition devoid of scientific foundation, and wanting in all, the conditions of scientific possibility. ”
Je ferai voir, encore, l’inefficatité de la vaccination; par des statistiques. it |
Au Docreur Dagrwars,
Monsieur le docteur,
Votre bienveillante attention à mon égard, et la: coopération que vous apportez dans la lutte qui s'engage, presque partout, contre la vaccination, sont pour moi un encouragement puissant à. persévérer dans le combat que nous livrons et que nous continuerons dé soutenir contre l'erreur d’une pratique, qui n’a réellement de partisans, comme vous les avez si bien classés, que les médecins anglais, d'ici, et les vaccinateurs publics. Ces derniers sont grandement intéressés, et votre concuurs les réduit à leur plus simple expression, celle de pratiquer la vaccination par ‘intérét." Permetmettez-mot d'ajouter aux motifs qui les animent, celui de se croire indispensables et obligés d'enseigner aux familles comment élever leurs enfants.
Je lisais dans la Minerve du 30 Novembre dernier, sous le titre : Rumeur. On croit qu'une portion assez considérable. d'enfants meurt à cause de la négligence des parents de ne pas requérir les soins des médecins ; les officiers de santé vont se mettre à l’œuvre pour savoir jusqu’à quel point cette rumeur est fondée.” : Eh ! bien, Monsieur le Docteur, ne voyons-nous pas jusqu'où s'étend la sollicitude des officiers de santé, après avoir empoisonné une partie des enfants, avec le virus vaccin, ils diront, s’il meurt autant d'enfants, que c'est dû à la négligence des parents !
Votre coopération dans la lutte contre la vaccination servira puissamment la cause de l'humanité ; ‘elle abrégera la durée d’une pratique d'erreurs médicales ; pratique qui n’a eu de base que le charlatanisme d’abord, et la routine ensuite ; et pour ceux qui ont étudié la question de la vaccination, cette pratique n’a rien de raisonable ; aussi, nous devons la combattre afin de détruire les préjugés qui existent dans l'esprit d’une certaine classe de personnes, qui ne peuvent croire que tant de médecins seraient demeurés
dans l'erreur depuis Jenner jusqu'à mous. Le temps ne peut être éloigné, où les anti-vaccinateurs triompheront et sortiront victorieux de a lutte qui se fait par tout le monde contre la vaccination ; et si l'ignorance n'eut pas marché de pair avec: les préjugés, il y à longtemps que cette pratique m'aurait plus de. partisans, Avec le concours d'hommes éclairés et désireux de pratiquer la 1 Sdecine comme ‘vous:le faites, dans un but d'humanité, je n'ai aucun doute ue nous resterons maître de la position que nous avons prise. erci done, et continuez.
Les apôtres de la vaccination ne voient les vietimes dela variole que parmi les personnes non vaccinées, Les journaux anglais, fidèles organes ‘es officiciers de santé, ne sont certainement pas vérédiques, quand ils a/firment que les Canadiens-français, seuls, sont victimes des effets de {4 variole, parce qu'ils s'opposent à la vaccination, et suivent les doctrines des anti-vaccinateurs. Les données fournies par les officiers de santé et publiées par la presse anglaise ne nous procurent que E < ‘renseignements äiucomplets, concernant les décès par la variOle,
Les fabriques, qui sont chargées de J'enrégistrement des décès, nenous fournissent peut-être :pas tous les renseignements voulus concernarit les décès des variolés ; mais celle de Notre-Dame de Montréal, s’est toujours prêtée de bonne grâce à donner tous les détails qu’elle a pu se procurer des familles, et bien mieux que ne l'aurait fait le Bureau de Santé, eut-il été chargé des enrégistrements, si on en juge parles certificats des décès à l'hôpital du Pare, signés Dr. A..B. Larocque, officier de santé : J'ai vu de ces certificats avec peu ou point de renseignements sur le lieu de naissance, de même que sur célui du décès. ‘Le corps de la fille Cabana décédée à l'hôpital du Parc, a été envoyé au cimetière catholique, sans les renseignements exigés pour l’enrégistrement ; depuis, d'autres certificats ont été envoyés à la Fabrique de Notre-Dame, avec la désignation : né en Canada, à Québec, ete ; —résidence, Ste. Rose, 74, rue Sanguüinet, ete., maladie, variole, ete. Ces certificats mo dèles venaient du Bureau de Santé.
Si on est dans l’impossibilité.de se [procurer les renseignements exacts sur les victimes de Ja variole, quant à connaître ceiles qui ont, été vaccinées et celles qui ne l'ont pas été, comment les partisants de la vaccination peuvent-ils affirmer qu'il n'y a que les personnes non vaccinées qui. sont victimes de la variole ? |
Afin de-démontrer l’absurdité de la pratique de la vaccination, comme préservatrice dela variole, je citerai des statistiques d'Angleterre, de France, d'Allemagne, de Suède, ete. ; et ces :statistiques ferontvoir que les personnes vaccinéesm'ontpas été plus épargnées que
celles qui né l’avaient pas été. Je crois qu'il est bon de ‘vous dire qu'avant l'introduction de la vaccination, en 1798, l'inoculation dù virus variolique était depuis longtemps rene ri en’Angleterre ; c'est vers 1722 qu’elle fut introduite par Lady Mary Wortley: Montague qui revenait de Constantinoples à cette époque. L'inoculation était pratiquée en Turquie depuis longtemps, ec c'est surtout chez les Sarasins qu’elle prit naissance, Ce peuple barbare avait recours à l’inoculation, dans an but que je m’abstiendrai de mentionner ici. Cette pratique fut donc introduite en Angleterre par Lady Montague et sanctionnée par la profession médicale, et en 1754, le collége des Médecins et Chirurgiens de Londres la recommanda.
L'inoculation eut pour résultat d'entretenir les épidémies de variole ; malgré l'introduction de la vaccination, elle conserva ses partisants pendant plus d’un siècle. En 1838, une épidémie variolique sévit par toute l'Angleterre, 16,268 personnés moururént ; et en 1840, le parlement passa une loi prohibant l'inoculation variolique, laissant la pratique de la vaccination subsister, mais non compulsoire. Ce n’est qu’en 1853 qu’elle, fut rendue obligatoire par une loi impériale ; cette loi fut amandéé en 1863, en violation de la liberté du sujet anglais. SA at ,
La Législature du. Canada voulut se rendre agréable à la mèrepatrie en adoptant ses vues sur la nécessité de la vaccination ; elle passa la loi actuelle qui fut imposée aux principalés villes du Bas et du Haut-Canada. Dans la même loi se trouve un proviso, im posant une pénalité de $100.00 et. l’'emprisonnement contre celui ou ceux qui pratiqueraient, à l’ayenir, l'ivoculation variolique.
En Angleterre, on est fortement. opposé à la loi de vaccination compulsoire ; et on demande le rappel de cette loi, sur le principe que chacun doit être laissé libre dans le-choix des moyens qu'il croit devoir adopter, comme traitement, pour lui-même.et sa famille. . Nous demandons également pour nous, en: Canuda, que la liberté individuelle soit respectée, eu la loi actuelle de vaccination obligatoire rappelée.
Les dispositions arbitraires de la loi de vaccination compulsoire, en Angleterre, ont créé un malaise général, fait naître un sentiment d’indignation presque universelle, dans toute les classes de la société. Aussi, une association s’est formée à Londres, sous le titre de Ligue contre la vaccination compulsoire, dans le but de s’y opposer, par tous les moy;eus légaux et demander le rappel de la loi. : Cetse: Association compte déjà plus de cent mille membres, parmi lesquels sont des médecins, des avocats, des marchands, des: industriels et: des Dames de la plus haute société: la comtesse de Noailles, la comtesse Howe, la dame de l’'Hon. Foley sont patronesses de la ligue antivaccinatrice. Un comité général, composé de 72 Dames, un comité exé-