‹ Vaccinothérapie antigonococciqueChapitre 9 sur 12 · ANS · texte numérisé non relu

ANS

Cinquième piqûre, deux jours après. Les mouvements du poignet deviennent plus faciles et la douleur s’atténue considérablement. Toujours pas de lavages.

Après la seplième piqûre presque tous les mouvements sont possibles et après la huilième on peut considérer larticulation comme guérie; elle est absolument indolente, les mouvements sont possibles sauf un peu de raideur.

Mais l'écoulement persiste toujours assez abondants ct avec gonocoques. Dans ces condilions, le malade accepte maintenant de faire Lous les jours ces grands lavages urètrovésicaux au permanganale où o gr. 20 pour mille. Au bout de huit jours, l'écoulement est entièrement disparu, les lavages sont cependant conlinués une semaine encore el le malade est considéré comme guéri.

Dans celle observation que nous considérons comme très démonsiralive; le seul frailtement vaccinothérapique a eu une une action des plus nettes sur l’arthrite, d'abord sur le symtôme douleur, puis sur le symptôme fonctionnel. On constate de plus ce fail Lrès nel que le vaccin qui a si bien agi sur l’infeclion sanguine à élé sans action très nelle sur l'écoulement qui a guéri, vile il esl vrai, sous l'influence des grands Javages prescrils ensuite, Le malade revu un mois après menait

la vie normale sans aucune complication.

OBSERVATION V (Lecuenpre Tu. (Alger) 1914)

À... H..., âgé de 30 äns, se présente au docteur Gardon pour une urélrite remontant à lrois semaines, compliquée

d'une arthrile du poignet droit,

np ns,

Non seulement le malade accuse de très vives douleurs pendant l'émission de l'urine mais encore il avait remarqué la présence de quelques goutles de sang à la fin de la miction. «

A l'examen du poignet le diagnostic de rhumatisme blennorragique aigu s'imposait. Les Lléguments étaient rouges el tuméfiés, la main était fléchie sous l’avant-bras, les douleurs très vives spontanément el au contact. la température à 38,5, le facies pâle el Lerreux. Aucun analgésique-n’avait agi.

Le traitement de Nicolle fut aussitôt institué. Sept inoéulations ont élé pratiquées. Dès la 3° injection le malade pouvait déjà mobiliser son poignel. Les phénomènes inflammatoires étaient moins marqués. Après deux semaines de piqûres il n'existait plus de douleur spontanée ni provoquée. Il ne subsistait plus qu’un peu de raideur que les massages firent

disparaître. :

OBSERVATION VI. — (Lecexnre)

A.b. B..., 40 ans, a eu trois ou quatre urélrites accompagnées de rhumatismes. Ecoulement depuis 7 Jours.

Dix jours après le début de l'écoulement : rhumatisme tibio-tarsien droit et gauche. Depuis trois jours arthrite du genou droit à forme hydrarthrosique.

A l'examen le 4 novembre le malade présente un genou volumineux, tendu, douloureux, présentant tous les caractères de l’hydarthrose aiguë. La mensuration au niveau des condyles fémoraux donne 0,38 : les douleurs sont violentes.

Ln température est à 38,5. Les articulations tibio-tarsiennes

Se pres

droile el gauche sont luméfiées, chaudes et douloureuses.

L'examen microscopique du pus urétral montre de nombreux gonocoques, 6

Le 5 novembre, une première injection de vaccin de Nicolle donne une réaction céphalée, courbature.

Le 7, deuxième injection, les douleurs ont bien diminué ainsi que le gonflement et la tension du liquide intra-articulaire. Mensuration : 0,30,

. Le 19 après la sixième injection, les douleurs dans toutes les articulations ont presque loltalement disparu, des mouvements sont possibles.

Le 22. Plus d'hydarthrose. Les douleurs spontanées n’existent plus, sauf une légère sensibilité à la pression. Le malade

peut marcher.

OBSERVATION VIII. — (Lrecour)

C..., négociant, 32 ans, vient se faire trailer pour rhuimatisme du coude droit avec écoulement. L'examen microscopique montre de très abondants gonocoques.

Le bras est immobilisé dans une écharpe et on pratique tous les jours un grand lavage urétro-vésiçal au permanganate el onpratique une injeclion de vacein de l'Institut Pasteur tous les deux jours. Au boul de huit jours l’écoulement est notablement diminué et les douleurs sont bien moins vives.

Huit jours après l'amélioralion est très sensible: les mouvements de flexion et de supination élaient possibles.

Au bout d'un mois dé traitement le malade a repris entière

Le Ep

la possibilité de se servir de son bras sans reideur. L'écoulement est entièrement Lari. ;

Il nous semble dans cette observation que la vaccinothérapie a été un auxiliaire précieux de la thérapeutique des grands lavages.

OBSERVATION IX. (Personnelle)

Le nommé T...., aviateur, 23 ans, vient à l'hôpital pour une douleur de l'épaule droite, violente, accompagnée d'un écoulement urétral abondant, La région deltoïdienne est rouge el très sensible à la palpalion. Le pus contient de nombreux gonocoques.

On conseille au malade limmobilisation de son articulation malade et on fail aussitôt une injeclion intra-musculaire de vaccin du professeur Bruschetlini.

On pratique ainsi une injection par jour sans autre traitement. Il n’y a pas de réaction.

Au bout de quatre jours le malade accuse une atténuation sensible de la douleur articulaire.

Au sixième jour, sixième piqûre. La douleur à la pression de l'articulation malade est très atténuée.

A la huilième injection les phénomènes douloureux étaient disparus et les mouvements élaient possibles. Mais Fécoulement urétral existait Loujours, devenu jaunâtre et plus fluide, et contenail Loujours de nombreux amas de gonocoques. Le

malade réclame alors lui-même les grands lavages urétrovésicaux, que l'on pratique aveé une solution de permanga-

nate de 0,20 pour mille.

Un mois après le début du traitement le malade est entièrement guéri, sans autre complicalion. |

On peut donc conclure que le vaccin à bien agi sur le rhumalisme a lui tout seul, mais qu'il a élé sans action sur la

suppuration urétrale ; la durée du traitement à été abrégée

OBSERVATION X (Personnelle)

C'est l'observation d'uu nommé R..., facteur, 28 ans, qui vient à l'hôpital consulter pour une grosseur douloureuse des teslicules.

A l'examen on constale facilement qu'il s'agit d'orchiépididymite blennorragique droite. Le malade, en effet, avait uu suintement urétral depuis quelques jours dans lequel on peut mettre en évidence de nombreux gonocoques.

On conseille aussitôt le port d’un suspensoir relevant bien les bourses et on applique le lraitement vaccinothérapique au moyen du vaccin de l'Inslitut Pasteur. On fait une première injection intra-musculaire pe 1/2 centimètre cube, puis tous les jours de 1 cent, cube.

L'orchite a évolué lentement, sans grande douleur, le malade étant au repos, ne sortant que pour le traitement. Au bout de dix jours l'écoulement a reparu, plus abondant et quinze jours après le début on commence les grands lavages urélro-vésicaux.

Le vaccin nous paraît avoir été sans action bien nelte sur l’évolution de cette orchi-épididymite, sauf une légère action avalgésique,

La

OBSERVATION XT (Pegont)

M..., employé, 27 ans. Vient consulter pour un orchi-épididymite blennorragique dont le début remonte à environ huit jours. : ë

Un écoulement urétral existe, moins abondant depuis deux jours. Or conseille le port d’un suspensoir, l'application de compresses chaudes et on institue le traitement vaccinothérapique au vaccin de l’Institut Pasteur. |

Au bout de Lrois jours, après deux piqûres, l’état s’est

aggravé, le Lesticule avait augmenté de volume el la douleur.

élail aussi vive. On prescrit une pommade calmante. Huit jours après le malade était mieux. |

Les injections sont continuées, l'orchi-épididymite guérit

mais l'écoulement reéparaît plus: abondant el contenant du

gonocoque. Le malade est alors traité par les grands lavages

OBSERVATION XII. (Personnelle)

Le jeune R..., 16 ans, vient à la consultation pour une urélrite aiguë, dalaut de la veille. L'écoulement est abondant. Les mictions sont pénibles et la nuit le malade a eu des éréclions douloureuses. Le pus est jaune verdâtre et contient de nombreux amas de gonocoques.

On conseille les soins d'hygiène habituels ét on commence le Laitement vaccinothérapique au moyen du vaccin de l'Ins- Litut Pasteur de Paris, à l'exclusion de toute autre thérapeutique.

Rp RE .

Les premières injections de vaccin sont faites, intra-musculaires à la dose de 1/2 cent. cube, tous les jours, puis à I cent. cube. Après la deuxième jpiqûre, on nole une réaction e traduisant par de la courbature, de la céphalée, et une température à 38°,5.

L'écoulement de pus jaune verdâtre devient peu à peu plus jaune clair et plus fluide. Au point de vue bactériologique il n'ya rien de changé. | |

Les phénomènes douloureux sont apaisés. On continue le même traitement pendant quinze jours. L’écoulement persiste toujours, avec gonocoques.

On institue alors les grands lavages urétraux-vésicaux au permanganale sans dépasserla dose de 0,30 par litre et l’écoulement est Lari. Vingt jours après le début on revoit le malade un peu plus tard, la guérison s'est maintenue. HA

Le vaccin élait resté sans action sur l'écoulement, sauf sur les phénomènes douloureux ; la durée du traitement a été abré =

gée, et des doses faibles de permanganate ont été employées.

OBSERVATION XIII (Lrcour)

V...., voyageur de commerce, 30 ans, vient consulter pour une urélrile aiguë, datant de dix jours. Le pus contient de nombreux gonocoques.

On institue le t'aitement vaccinothérapique à l'exelusion de toute autre thérapeutique, et on pratique tous les jours une injection intra-musculaire de vaccin de Nicolle. —L'écoulement peu à peu change de couleur, devient plus fluide

même abondant, mais contient autant de gonocoques — On

SN Les continue pendant douze jourssans autres résultats ; on revient aux grands lavages urélro-vésicaux au permanganateà doses faibles. (0,30 par htre). Le malade est guéri une vingtaine de jours après.

OBSERVATION XIV (Lecexore Ta. Alger 1914)

Le 20 décembre, entre salle Larrey un malade âgé de 23 ans, machiniste. Il est en pleine période de la blennorragie, l'écoulement est {rès abondant, les miclions pénibles. Depuis deux jours le malade éprouvait des douleurs lancinantes parlant du méatets'irradiant vers le rectum. Les mouvements él la marche exagèrent considérablement ces douleurs. Le repos dans le déculitus dorsal, les cachets d’aspirine lui

avaient permis jusque là de trouver un repos relatif. C’est dans ces conditions qu'on est amené à l’examiner : la verge est dans un état de demi érection; le prépuce est œdematié circulation collatérale légère, le méat est rouge et enflammé ; l'urètre est dur et douloureux à la palpation. L'examen bactériologique montre la présence de nombreux gonocoques, Devant les souffrances accusées par le malade on pense à émployer le vaccin de Nicolle et le jour même on fait uné piqûre. Dès le lendemain les symptômes douloureux s'amendent ; le malade peut reprendre ses occupations; l’écoulement est à peine influencé. Six Jours après on répèle l'injec- Lion, puis on conseille au malade de se soigner parles moyens

ordinaires ; l'écoulement disparait le 35° Jour.

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