‹ Vade Mecum du professeur de Français, encyclopédie portative de connaissances et d'exercices utiles à ceux qui enseignent la langue et sa littératureChapitre 18 sur 120 · LEXIQUE PAR QUESTIONS ET RÉPONSES DE DIFFICULTÉS GRAMMATICALES · texte numérisé non relu

LEXIQUE PAR QUESTIONS ET RÉPONSES DE DIFFICULTÉS GRAMMATICALES

Tel qu'il est, et bien qu'il n'embrasse que les points les plus diflSciles ou douteux de la grammaire, ce petit Lexique présente une double utilité.

Il peut servir d'" Aide-Mémoire," dans nombre de cas, au Professeur. D'autre part, à la veille d'un examen, il offre les éléments d'un questionnaire pour les candidats.

Trois ou quatre sujets, trop importants pour pouvoir être exposés en quelques mots, — subjonctif, participe passé, etc. — ont dû être exclus du Lexique. Ils se trouvent, à leur place, sous la forme de Tableaux, Résumés, etc., dans les diverses sections du Chapitre II (Verbes).

Adjectifs de couleur. D. Sont ils parfois invariables ? R. Oui,

s'ils forment un mot composé (châtain clair), i Adverbes. D. Y a^t-il un moyen pratique de les former .' R. Oui,

en ajoutant meiit au féminin de l'adjectif (douce, doucement).

D. N'y a-t-il pas d'exception ? R. Si, pour les adjectifs en ant,

ent, on remplace ces terminaisons par ammenf, emment. Aider. D. Prend il à devant un nom ? R. Seulement quand il est

employé au sens physique (aider à quelqu'un à soulever un paquet). Aigle. D. Est ce toujours masculin ? R. Non. Dans le sens de

drapeau, ou arinoirie, c'est féminin.

Ail. d. Les noms en aU sont ils irréguliers au pluriel ? R. Non, à

l'exception de : bail, corail, émail, travail, vitrail,^ qui font le pJur

en aux.

Aimer a. D. Quelle est la différence avec aimer ? R. Il signilie :

prendre plaisir à.

Alentour. D. Quelle est la différence avec autour ? R. Il s'emploie

sans complément.

Alors, Puis. D. Peuvent ils s'employer indifféremment ? R. Pas

toujours, car le premier marque la conséquence, et l'autre la

subséquence.

Amour. D. Est il parfois féminin ? R. Au pluriel, dans le sens de

sentiments peu profond-'^.^ Anoblir. D. Est ce la même chose que ennoblir? R. Non, ce dernier s'emploie au figuré.

Approcher. D. N'a-t-il pas plusieurs compléments? R. Si, "approcher une chose" est "to bring a thing nearer"; "approcher

d'une chose" est "to go near a thing." Apres. D. Peut-il être suivi d'un infinitif ? R. Jamais, mais il peut

être suivi d'un infinitif employé comme un nom (après boire). Atteindre. D. Change-t-il de sens quand il est suivi de d? R. Il

signifie alors qu'il y a eu effort.

Auparavant. D. Y a-t-il une différence avec avant ? R. Non, mais

il n'a jamais de complément.

Avoir l'air. D. Pourquoi dit on avoir Vair bon, etc., avec l'adjectif

au masculin même s'il s'agit d'un sujet féminin? R. Parceque

1 Pour les noms employés comme adjectifs de couleur, voir ces noms.

« Il y en a quelques autres peu importants.

* L'Académie tolère mainteuant le pluriel masculin.

Lexique de Difficultés Grammaticales 33

c'est l'air qui est bon, etc. S'il est évident que l'adjectif ne peut pas se rapporter à air, on le fait accorder avec le sujet (ces poires ont l'air dures)!.

Bon. D. Peut il se mettre indifféremment avant ou après le nom ? R. Non. En parlant de personnes, il a le sens de simpletoii s'il est placé avant le nom.

Bkavb. D. Que veut dire cet adjectif, placé avaiU le nom ? R. Honnête, probe.

Bt. d. Se traduit il uniformément par par devant un nom ? R. Pas toujours. Dans certaines expressions idiomatiques, il se rend par d (à l'heure, au poids, à la livre, etc.). Après les verbes "suivre, estimer," etc., il se traduit par de, à moins qu'il ne s'agisse d'une action indépende ute de la volonté du sujet. " Il est suivi par la police." Voir page 31, note 1.

Cbst. d. Reste-t-il au singulier, étant suivi d'un nom pluriel? R. Seulement si l'idée est du singulier, et correspond à it is. " C'est quatre heures qui sonnent."

Cbst. D. Est il exact que <.\M corresponde généralement à.thi» m? R. On peut se guider là-dessus dans la plupart des cas ; mais il ne faut pas oublier que c'exi est employé devant les noms et pronoms plHê aouveiU qu'en anglais. " C'est le chat, c'est moi." Voir aussi 7f, page 37.

C'EST A VOUS. D. Emploie-t-on à on de après cette expression ? R. Les deux : d avec l'idée de convenance générale. " Cest au professeur à décider cela ; " de 8'U y a l'idée de tour, " Cest à vous de jouer."

Ceux mêmes. D. Même est-il toujours au pluriel après ceux ? R. La distinction à faire est un peu délicate. Si ce mot a le sens de very, il s'accorde : " Ceux mêmes qui n'ont pas d'argent veulent paraître à leur aise " — the very people, etc. Dans le sens de ei-en, il reste invariable. "Tout le monde me repousse, ceux même que j'ai obligés."

Chacun. D. Peut-on employer le^ir après ce mot? R. On doit le faire, si le mot qui suit est indispensable au sens. "Le président les a reçus chacun à leur tour." Autrement il faut dire : «on, sa, etc. " Ils ont contribué aux frais généraux, chacun selon ses moyens." Voir toutefois note 1.

Changer. D. Peut on dire, par exemple : " J'ai changé mon chapeau?" R. Oui, dans le sens de "I hâve exchanged my hat." Autrement, il faut de. " Changer de chapeau, d'habit."

Chanteur. D. N'y a-t-il pas deux féminins ? R. Si, charUetute pour désigner "a concert singer" ordinaire, et, cantatrice dans le -sens d'une artiste de grand talent.

Chaque. D. Cette phrase est elle correcte : "J'ai donné de l'argent à chaque ?" R. Nullement : chaque est adjectif, non pronom.

Cher. D. Dans quel cas a-t-il le sens de coûteux? R. Seulement après le nom. Un. cher livre — a dear old book ; livre cher — expensive book.

Cl INCLUS. D. Est-ce là un adverbe? R. On a aujourd'hui, une tendance à le considérer comme tel, et invariable.

Ci joint. Voir Ci inclus.

Collectifs (noms). D. Le verbe suivant se met 11 toujours au pluriel, comme en anglais? R. Il faut distinguer Si ce nom est seul, on emploie le singulier "la police était là ' D S'il y a un nom pluriel, dépendant du collectif, avec quoi s'accorde le verbe ? R. Avec le mot dominant. " La Jovi/ des curieux nous gène Une foule de collégiens étaient malades." Dans le premier sas, ce ne

1 L'inobservation de cette règle d est plob une faute.

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sont pas les curieux individuellement qui nous gênent. Voir nota 1, page 33.

COLOREu. D. Est ce identique à colorier? R. Le second signifie, " to color prints " : le premier, " to give color."

Commencer. Voir page 19, note 1.

Comparer. Voir page 20, note 3.

Composes (mots). D. A quoi reconnait-on qu'ils sont invariables ? R. Presque toujours à leur configuration. Par exemple, abat-jour est invariable, parceque le premier terme est un verbe, et que jmir, dans le sens de Ught, est singulier. Dans bauch^-trou, si bouffie, verbe, ne change pas, trou peut prendre le signe du pluriel, car il peut y avoir plus d'un trou. Voir garde, et porte.

Continu, Continuel. D. En quoi consiste la différence? R. Le second se rapporte à une série de faits, qui peuvent être séparés par des intervalles. " Des pluies continuelles."

Continuer. Voir page 19, note 1. (Liste 1),

Contraindre. Voir page 19, note 3. (Liste l).

Convenir. D. Quel auxiliaire prend il ? R. Mre, dans le sens d© to suit, et avoir, dans celui de to agrée.

Couleur. D. Est il des cas où ce mot est masculin ? R. Dans les expressions composées, "Couleur de feu," etc.

Couple. D. Ce mot est il toujours masculin ? R. Non, pas dans le sens de detcx. " Une couple d'œufs."

Croire. D. Varie-t-il de sens, selon les prépositions qui le suivent ? R. Suivi de d, il exprime une croyance moins forte que sans préposition. Avec en, il exprime une confiance absolue. " Croire en Dieu."

Croître. D. Quel auxiliaire prend il ? R. Comme tous les verbes marquant un changement d'état, il prend être. " La rivière est beaucoup crue : elle devient dangereuse." Si ce verbe marque une action, il faut avoir. " La rivère a crû de 25 centimètres."

Davantage. D. Est ce la même chose que plus ? R. Oui, mais il ne prend pas de complément, et modifie toujours un verbe.

Db. d, y at-ii des exceptions à la règle qui exige de devant un adjectif ? R. Quand l'adjectif fait corps avec le nom, en emploie Varticle ordinaire. " Des petits pois, du bon temps."

Délice. D. Ce mot est il masculin ? R. Oui, excepté au pluriel, où il est d'ordinaire féminin. Voir note 1, page 33.

Demeurer. D. Que signifie ce verbe avec l'auxiliaire être? R. Etat et non action. "Il est demeuré d'accord avec moi ; " "elle est demeurée debout." Dans le sens de to dwell, il prend avoir.

Demi. D. Quand ce mot varie-t-il ? R. Quand il est placé après le nom. "Deux heures et demie." Cette règle n'est plus strictement observée.

Dernier. D. Change-t-il de sens suivant sa place relativement au nom ? R. Quelquefois. Par exemple : le mois dernier (last month) ; le dernier mois (the last month of a period).

Désirer. D. Est il suivi parfois de de ? R. Rarement : dans le sens de convoiter une chose difficile à obtenir.

De suite d. Cela ne veut il pas dire, at onoe? R. C'est une grosse erreur. Il signifie : Vun après l'autre. Ne pas confondre avec tmd de suite.

Dont, de qui. D Peut on employer ces expressions l'une pour l'autre ? R. Pas toujours. Le sens de dont est limité au possessif. " La femme dont j'ai reçu la lettre " — the woman whose letter. " La femme de qui j'ai reçu,' etc. — the woman from whom T received, etc.

£cHAFFBB. D Quand emploie-t-il l'auxiliaire êtrei B. Quand oa

Lexique de Difficultés Grammaticales 35

s'en sert au figuré, pour indiquer qu'il y a eu inadrertance. "Cette faute m"est échappée."

Eb (finale en). D. De quel genre sont les mots se terminant ainsi? R. Ils sont féminins, sauf quelques exceptions. i

Embellir. D. Prend il être, comme autre ses verbes marquant un changement d'état ? R. Oui, on dit, par exemple : "elle est bien embellie ; " mais s'il y a action, le verbe suit la règle des verbes actifs ordinaires, et exige avoir.' Cette distinction est importante ; elle s'applique à nombre de verbes : vieiUir, grandir, et leiurs analogues ; croître, dettteurer, disparaître, etc.

EMPKrNTER. D. Change-t-il de sens avec de ? "R. De marque extraction : par suite, emprunter de signifie tirer de.

En et Dans. D. Peuvent ils s'employer indifféremment? R. En, comme préposition, est plus général, indéfini, que daris. On peut dire : en dasse, en t-Ule ; mais jamais en nia chambre.

Ennoblir. Y o\t Anoblir.

Entre. Est ce identique à parmi î R. Nullement. Le premier signifie, between, et l'autre, among.

Entrer. D. C'est un verbe d'action. Pourquoi ne prend il pas avoir ? R. Parceque l'idée suggérée par ce verbe est celle d'un changement d'état, plutôt que celle d'une action. C'est la même chose avec aller, i-enir, arriver, etc.

Es. D. Que veut dire ce mot ? R. En les. Il n'est usité que devant certains grades universitaires {bachelier es lettres).

Etrangers (noms). D. Comment forment ils le pluriel ? R. Avec le s. Les principales exceptions sont veto, critérium, et des noms italiens, qu'il est d'usage d'employer, au singulier et au pluriel, dans leur forme originale, on dit : des ciceroni, dUettanii, sopraniy etc.

Etre. D. Comment reconnaît on que l'on doit se servir de cet auxiliaire ? R. On l'emploie avec les verbes passifs, comme en anglais: puis avec tous les verbes réfléchis ; enfin, avec les verbes qui marquent un changement d'état, et il faut pas confondre ceux-ci avec les verbes d'action, ou de simple mouvement. Courir est un verbe de mouvement, mais il ne prend pas être, car il n'indique pas de changement d'état. Venir, au contraire, est à la fois un verbe de mouvement et un verbe de changement d'état: votre situation n'est plus la même quand vous êtes venu à un endroit, qu'avant d'y être venu. La différence des deux genres de verbes se voit bien dans cette phrase : "je suis arrivé à l'heure parceque j'ai couru." Courir est un moyen, une action, pour pro» duire le changement d'état marqué par arriver.

Expirer. D. S'emploie-t^il avec être ? R. Seulement dans sens de tonmout (a lease, etc.).

Facile. D. Dit on : facile d on facUe de? R. Les deux, suivant le cas. Si la phrase est courte, sans complément après le verbe, on se sert de à. " Cela est facile à faire" mais : "Il est difficile de dire cela."

Faire. D. Quelle est la différence entre ne faire que et ne faire que de ? R. Le premier veut dire, to do nothing but ; le second, to hâve just.

Fameti. d. Change-t-il de sens suivant sa place ? R. Comme tous les adjectifs à double sens, il perd sa signification primitive s'il est placé jvatU le nom qu'il qualifie. " Un homme fameux" — a famous man; "Un fameux imbécile," a very stupid man. > Les noms en fy mascnlina sont : athée, apogée, camée, colisée, coriphé*.

etnpyree, hyménée, gynécée, lycée, miusolée, musée, pygmée. rez de chausée

scarabée, trophée. •-.,0 . ,

* Par exemple : Elle a,embelli depnla l'an passé.

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FÉMININ. D. Cet adjectif peut il être parfois masculin ? R. Onl, très souvent : dès qu'il qualifie un nom masculin. " Un caractère féminin."

Feu. Voir Demi.

FiEK. D. Garde-t-il le sens de proud s'il est placé devant le nom ? R. Non, il prend le même sens que fameux devant le nom. Voir ce mot.

Fond. D. Doit on dire : à fond ou au fond ? R. Ce sont deux expressions distinctes. A fond veut dire, tfioroughly, et l'autre signifie, at bottom.

Forcer. Voir obliger à dans la liste des verbes prenant la préposition à.

Foudre. D. Ce mot est il toujours féminin ? R. D est masculin au figuré : un foudre de guai'e — a mighty warrior.

Futur. D. Peut-il être employé pour une action déjà passée ? R. Oui, pour indiquer ce qu'on appelle surmise en anglais: peut être Vaije perdu on pevi être r aurai je perdu. D. Est il toujours nécessaire pour une action future ? R. Non. On peut employer souvent le présent de l'indicatif.

Garde. D. Dans le mots composés garde prend il le signe du pluriel ? R. Seulement si c'est un nom. On dit des gardes-chasses parcequ'il s'agit de keepers ; mais il faut dire des garde-fou parcequ'il ne s'agit pas d'hommes, mais bien d'un appareil qui garde, etc.

Gbns. d. Quel est le genre de ce mot ? R. Ce mot est le plus étrange de la langue, car il veut au féminin les adjectifs qui le précédent, et au masculin ceux qui le suivent. "Les vieilles gens" — "les gens polis." Mais il est masculin au fond, car si l'adjectif placé avant lui ne le précède pas immédiatement, on met ce dernier au masculin. "Heureux les vieilles gens!" "Tous les honnêtes gens." 1

Get. d. Quelle est la meilleure traduction de to get ? R. On ne saurait répondre à cette question. La traduction varie avec les différents cas. Parfois il y a des verbes spéciaux, vieillir, grossir, maigrir; d'autres fois 11 faut se servir de devenir ; en général, les élèves ont une tendance à employer trop uniformément obtenir ou se procurer.

Gouvernement des Adjectifs. D. Sur quoi peut on se guider pour les prépositions à employer ? R. D'ordinaire, on emploie de; toutefois, avec les adjectifs marquant la tendance, la ressemblance, l'aptitude, on se sert de d ; quelques uns, qui dénotent la disposition envers une personne, demandent envei-s (généreux envers ses ouvriers) ; mais ce ne serait pas ime faute grave de se servir de pour. Les suivants prennent en : abondant, expert, fécond, fort, ignorant, riche, pauvre.

Grand. D. Y a-t-il une règle pour l'élision de 1' e du féminin? R. Non. La suppression de cette lettre est particulière à certains mots : grand^mère, grandUrue, gi^atuPgarde, grand'chose, grand^peine, grand'pitié, graruTmesse, graiùptante, granctroute, gratufcroix. D. Y a-t-il une règle pour la position de cet adjectif ? R. Avec les personnes, il a deux sens. Après le nom, il garde sa signification propre (tall, large) ; avant, il veut dire great.

Hériter. D. Est ce un verbe actif ? R. Seulement s'il a deux compléments— " hériter une fortune de quelqu'un": s'il n'en a qu'un, il prend de; "hériter d'une propriété."

He who. d. Celui qui est il une bonne traduction ? R. Dans les phrases générales, oui. Mais si he se rapporte à une personne bien déterminée, il faut se servir de lui qui.

> L'Académie, du reste, ee montre très tolérante sur ce point

Lexique de Difficultés Orammaticaîes 37

Hors. D. Quelle est la différence avec dehors ? R. Ce dernier (outsidc) s'emploie sans complément ; hon de ou, en dehon de ont toujours des compléments ; mais hors, sans le d?, peut s'employer dans le sens de ex<rpte\ au delà de (tout est perdu hors l'honneur — hors la loi — hors ligne).

Htmnk. D. Quel est son genre ? R. Féminin, excepté dans le sens non religieux. " Un hymne national." Voir page 36, note 1.

Il bst. d. Cette expression a-t^Ue parfois tin autre sens que it ia on he is* R. Cela signifie aussi there is et peut remplacer il y a. D. Quelle est la différence avec c'est ? R. CoU traduit plutôt this is que U is. C'est ne peut guère s'employer devant un adjectif isolé, excepté dans les expressions c'est 6o«, c'est jitdt, etc.; mais il s'emploie de préférence devant les noms, ou les pronoms (c'est lui, c'est un docteur). Il faut quelque pratique pour saisir toutes les ntiances de cette matière, un peu obscure pour les étrangers. Voici deux phrases qui donnent une idée de la différence entre les deux expressions :

*' Il est bon de ne pas se fier à des inconnus." "Cest une erreur de croire que cette ville est riche."

IssuLTKR. D. Ce verbe garde-t-il le sens de injurier si l'on l'emploie avec d ? R. Non. Il veut alors dire mattquer de respect.

Jonquille. D. Ce mot reste-t-il parfois invariable au pluriel? R. Quand il est employé comme nom de couleur. Ceci est vrai également des autres noms de fieurs, fniits, etc.

Jusqu'à. D. Quelle est la différence avec jusqu'à ce que> R. Le premier vent dire as far as ou nntU non suivi d'un verbe (nntil tomorrow — jusqu' à demain). La second est toujours suivi d'un verbe. D. N'est il pas possible de remplacer jusqu'à ce qxte i)ar une expression plus courte ? R. Par que, dans certains cas. " Attendez qu'ils viennent."

L (lettre). D. Cette lettre est elle employée dans certains cas par euphonie? R. Oui, devant <m et aussi dans des expressions comme bouteille d ChitUe, etc.

Lb. d. Ce mot n'est il pas employé parfois avec ne, alors qu'on ne se sert en anglais ni de négation, ni de if ? R. Cela se produit après le comparatif suivi de qite. " D est plus grand que vous ne le pensez." D. Dans cette phrase : " Elle est l^lle et le sera toujours," pourquoi le et pas la? R. Parceque le ne se rapporte pas à eOe, mais à une idée : la beauté. Cest pour la même raison que l'on dit ; " Etes vous malade. Madame ? Oui, je le suis." Mais on dirait : " Etes vous la malade ? Oui, je la suis."

Lb peu. Voir Résumé des Règles du Participe Passé, page 14.

Lb plus. d. Quand cette expression reste-t-elle invariable? R. Quand elle n'exprime pas une idée de comparaison et signifie seulement. "Au plus haut degré," " c'est là qu'elle est U plus heureuse." Voir page 36, note 1.

Lequel, Auquel, etc. D. Quand ces pronoms s'emploient-ils avec les personnes ? R. Quand il pourrait y avoir confusion avec l'emploi de qui, d qui etc. "Je l'ai donné au domestique de Mme. Bernard, lequel l'a i>erdu."

Lorsque. Voir Quand.

Mal parler. D. Y a-t-il une différence avec parier mal ? R. Ce dernier ne se dit que sous le rapport grammatical. Mal parler de quelqu'un veut dire to say bad ihings aJ^out.

Marcher. D. Dans l'expression marcher droit, l'adjectif varie-t-il ? R. Pas dans le sens de to v>alk (to go) ahead parceque ce mot est alors un adverbe. Mais si droit a le sens de erecty il est adjectif et prend e au féminin, etc.

Mahkon. Voir Jonquille.

88 Vade Mecum de Français

Matinal. D. Maiineux a-t-il le même sens ? R. Pas tout à fait, car le premier exprime une action accidentelle, et le second un fait habituel.

Mauvais air, D. Quel est le sens de ce mot, appliqué aux personnes ? R. Mal habillé, misérable, apparence louche. L'expression air mauvais signifie, au contraire, air mâchant. Même. D. Quand ce mot est il invariable ? R. Quand il veut dire e^ien. Mille. D. Cela s'écrit il parfois mil ? R. Oui, pour les dates de l'ère chrétienne, sauf Van mille, Van deux mille.

Moi, etc. D. Y art-il dans certains cas élision de oi ? R. Cela se produit après un impératif, devant en et y. " Donne m'en." Cependant, si la consonnance ainsi formée froisse l'oreille, il vaut mieux tourner la phrase. Applique toi à cela est certainement meilleur français que applique Vy. Toi et moi sont sujets ici aux mêmes règles.

Moins, au. D. Est ce la même chose que du moins ? R. Le premier signifie at least, et du moins veut dire io say the least.

Monter. Voir Etre.

Mouvement, Verbes db. Voir Etre.

Ne. d. Cette particule est elle nécessaire après le verbe craindre et les verbes analogues ? R. Elle n'est plus considérée comme indispensable, lorsqu'il n'y a pas de négation. D. Cette tolérance s'applique-t-elle aussi au verbe dovler et à nier ? R. Oui, depuis une circulaire ministérielle de 1900, on ne compte plus l'omission de ne, dans ces divers cas, comme une faute. Mais d'après l'Académie, il faut employer ne après dovier ou nier si ces verbes sont interrogatifs ou négatifs. "Je ne doute pas qu'il ne vienne." D. Ne n'est il pas employé dans d'autres cas quand il n'y a pas de négation ? R. Après un comparatif, devant un verbe. " Plus gros que je ne le suis."

Ne. d. Trouve-t-on ce mot dans des phrases négatives, sans pas? R. Souvent. Cela se produit d'abord avec les verbes cesser, savoir, pouvoir, oser, bouger. "Je ne sais." Aussi après iZ y o. "Ilyadeuxans que je ne vous ai vu ; " et depuis que; ou après autre et autrement suivis de q'ie ; enfin dans certains cas, après une proposition principale négative ou interrogative. " Je ne vois personne qui ne vous aime." Mais les deux premiers cas seulement offrent de l'importance pour la majorité des élèves.

NiEB. Voir Bouler dans les explications données plus haut au sujet de ne.

NoEL. D. Ce mot est il masculin ? R. Oui, mais s'il est employé avec l'article, on dit la Noël parcequele mot fête est sous entendu.

Noisette. Voir Jonquille.

Noms de pats. D. Emploie-t-on de, devant ces noms, ou bien du, de la 7 R. On fait d'ordinaire une distinction. S'il s'agit d'un petit pays, ou surtout d'un pays situé hors d'Europe, on se sert de du "Il vient du Venezuela" ou de ck îa "J'arrive de la Chine." Cependant, cette règle n'est pas rigoureusement observée.

Noms de ville. D. De quel genre sont ils en général ? R. Masculins^ sauf ceux qui étaient féminins en latin, etc. (Rome, Florence, etc.). Mais on dit toujours, "Tout Rome," etc. Voir page 36, note 1.

Noms propres. D. Se mettent ils au pluriel ? R. Non, excepté s'ils sont pris adjectivement. " Les Cicérons sont rares." Pour quelques familles illustres, et très anciennes, on admet le pluriel. " Les Guises." L'Académie se montre tolérante sur ce point.

Nouveau, Neuf. D. Quelle est la différence de sens entre ces deux adjectifs ? R. Nouveau a le sens de newly made, new fashioned, newly published, — neuf est plutôt never used. Par exemple, un livre de Shakespeare peut être neuf: il ne saurait être nouveau.

Nu. Voir Demi.

Lexique de Difficultés Grammaticales 39

Obliger. Voir Chapitre II, Section 3, Verbes prenant la préposition d. Observer. D. Tent-on dire observer qudque chose d quéqi^un7 R. Cela

n'est pas français. Il faut dire Jnir obnen/er d. Occuper. Voir Ciiapitre II, Section 2, Prépositions. Oeuvre. D. Quel est son genre ? R. Féminin. Mais dans le style

soutenu, on le fait masculin. Ch^di'œuvre est masculin. Olive. Voir JomiuUle.

„. - pronom . .

évidemment d'une fenune. " On ne sera plus jolie."

Orange. Voir JonquVle.

Orgx:^. d. Quel est son genre ? R. Masculin au singulier, et féminin au pluriel. Dans ce dernier cas, il se rapporte en général aux instruments de grande taille. Voir page 36, note 1.

Pâques. D. Ce mot est il pluriel ? R. Pas en général, et de plus il est masculin. Toutefois on dit, eu i)oésie, paqwsjleurieis. A remarquer que le mot est féminin, et sans « pour désigner la fête des Israélites. Voir page 36, note 1.

Pabml Voir Entre.

Participe passe. Voir Chapitre II, Section 1.

PAHa-iciPE PRESENT. D. Quaud s'accordc-t-il ? R. Seulement quand il est adjectif. S'il est verbe, il reste invariable. On reconnaît qu'il est verbe lorsqu'on peut le remplacer par qui avec un autre mode du verbe. Par exemple : "La rosée dégouttant des feuilles " — ^ici, c'est un verbe, car on pourrait dire, qui dégouttait. D. Est ce que certains participes présents ne changent pas d'orthographe en devenant des adjectifs verbaux? R Plusieurs. Par exemple :/<rfigmit, exirawgant, intrigant (qui perdent le u après le g), convaincant, vacant (qui changent qu en c), adhérent, afflxitnt, différent, équivalent, excdlent, négligent (qui perdent le a).

Pas, Point. D. Quelle est la différence ? R. Ibmt est plus fort.

Passager. D. Peut on dire une ru^/joasa^rêre? R. Jamais, mais une rue passante (où il passe du monde). D. Ce mot se dit il des personnes voyageant en chemin de fer ? R. Non. Seulement des voyageurs par eau ou par ballon.

Pabbb ANTERIEUR. D. Est il possiblc de l'employer au lieu du plus que parfait? R. Nullement; ce sont deux temps très distincts. Tous les deux se rapportent à une action passée antérieure à une autre action également passée ; mais la différence entre eux est que pour qu'on emploie le passé antérieur, il faut que les deux actions se soient succédé sans intervalle. "Aussitôt que j'eus mangé, je sortis " — ici, pas d'intervalle. Si les actions ne se suivent pas immédiatement, on se sert du plus que parfait. " J'avais mangé, quand j'ai reçu votre invitation à diner" — ici, il y a intervalle : peut-être avais je fini mon diner depuis une heure quand l'invitation est arrivée. En général, le passé antérieur se trouve précédé de austitôt, d peine, dès que, on quand dans le sens de a»aoon as.

Passer. Voir Etre.

Pauvre. D. La place de cet adjectif importe-t-elle au point de vue du sens ? R. Avant le nom, il perd son sens de itnpecunious pour prendre celui de médiocre, inférieur.

Pats, noms de. Voir Noms,

Période. D. Ce mot est il masculin ? R. Il est féminin, sauf si l'on parle d'un temps indéterminé, ou avec le sens de au plut haut degré. Ces cas sont d'ailleurs rares.

Pis. d. Quelle est la différence avec pire? R. PSs est adverbe. Toutefois on dit : rien de pis, c'est pis.

40 Vade Mecum de Français

PiiAiNDBE, SB. D. Emploie-t-on, après ce verbe, qtte ou de ce que ? R. Il faut distinguer, selon que la plainte est fondée, de ce que, ou non fondée, qiie.

Plein, Plain. D. En quoi consiste la différence entre ces adjectifs ? R. Hein signifie fvll. L'autre adjectif, employé jadis dans le même sens qae plain, smooth en anglais, ne se trouve plus guère aujourd'hui que dans les expressions plaine campagne, flat country ; de plain pied, on the same floor, or level. Pour les étoffes on dit maintenant uni.

rLiEK. D. Quels rapports avec jotoyer, R. Plier seul donne l'idée de pli à angles réguliers. On peut ployer sa serviette en la roulant.

Pluriel. D. Les noms en ou font ils tous leur pluriel en s ? R. Tous. H y avait autrefois 7 exceptions ; mais maintenant l'usage de Vs n'est plus compté comme faute. D. Quels noms en al ne font pas le pluriel en aux ? R. Seulement deux importants : bal et carnaval. D. Est il correct de dire que les noms en ail forment le pluriel en aux ? R. Non, car les seuls importants sont travail, bail, vitrail, et éniaU. D. Quels noms sont toujours pluriels ? R. Ceux qui se rapportent à des cérémonies (vêpres, fiançailles, funérailles, épousailles, assises, etc.) ou aune idée de pluralité (vivres, frais, pincettes, moeurs, entrailles, dépens, annales, etc.).i

Porte. D. Dans les noms composés, ce mot prend il le signe du pluriel ? R. Il doit rester invariable, étant un verbe. En général on tourne la difficulté, dans nombre de cas, en écrivant ces mots d'un seul jet ( des porteur ajxaux).

Possible. D. Quand ce mot est il invariable ? R. Après les superlatifs suivants : le meilleur, le mieux, le moins, le phis, le pire. "Le meilleur des mondes possible." En d'autres termes, il reste invariable seulement quand il signifie, qu''il est possible.

Préposition. D. Laquelle ne peut jamais s'employer avec l'infinitif ? R. En. D. Ihr est il employé devant un infinitif ? R. Oui, après Finir et Commencer (J'ai fini par dire non).

Puis. Voir Alors.

Quand, Lorsque. D. Quelle est la différence avec viTien ? R. C'est qu'ils exigent toujours le futur, s'il s'agit d'une action à venir. " Quand vous sortirez, irez vous à la poste ?"

Que. d. Remplace-t-il parfois des conjonctions ? R. Assez souvent. On s'en sert au lieu de : si, quand, afin qu£, depuis que, comtne, jusqu'à ce que. A noter que lorsqu'il est employé pour si il demande le subjonctif. Dans les autres cas il gouverne le même mode que le mot qu'il remplace. D. Traduit il quelque fois how ? R. Oui, dans le sens exclamatif . " Que c'est beau ! " D. Que ne s'emploie-t-il pas aussi pour d qui etoà? R. C'est là une des particularités du français. Le pronom relatif et oii ne peuvent pas exprimer le même rapport que leurs antécédents dans un membre de phrase précédent. En d'autres termes, à qui, de qui ne peuvent figurer dans la deuxième partie d'une phrase, lorsque à lui, de lui, d elle, etc., sont dans la proposition principale. On ne dit pas, " C'est à lui à qui je parle," mais " C'est à lui que je parle." Même observation en ce qui concerne où et dans. Il faut dire, " C'est dans cette salle que je vais " — et non, où je vais.

Quelque. D. Quand ce mot est il invariable ? R. Devant un adjectif. " Quelque bienveillants qu'ils soient." Il est alors adverbe. Devant un nom, il est adjectif, et prend le signe du pluriel. " Quelques richesses que vous ayez." D. Quand s'écrit il en deux mots ? R. Devant le verbe ê</-e. " Quelles que soient vos fautes." Ici, quel

> Voir la Remarque à la fin de ce Chapitre.

Lexique de Difficultés Grammaticales 41

s'accorde en genre et en nombre. D. Quelle est la différence avec wn peu ? R. Ce dernier veut dire a Uttle, et l'autre afew.

Quelque chose. D. Est ce masculin ou féminin ? R. Masculin dans le sens de une chose. " Quelque chose de nouveau." C'est seulement dans ce cas qu'il forme une expression spéciale.

Rajeunir. D. Voir Etre.

Remise. D. Quel est son genre ? R. Féminin dans le sens de ham ; masculin dans celui de voilure de chez un loueur.

Bien moixs que. D. Cette expression n'a-t-elle pas deux sens? R. Oui, et c'est souvent une source de confusion pour les étrangers. Avec un adjectif, elle est toujours négative. " Rien moins que sincère," — "pas sincère du tout." Employée avec un nom ou un verbe, elle varie de sens suivant l'idée contenue dans la phrase.

Satisfaire. D. Que signifie ce verbe avec d ? R. Faire ce qu'on doit, "Satisfaire à ses obligations."

Sebvik. Peut on employer indifféremment à ou de après ce verbe ? R. Non, à se met devant les verbes ; de devant les noms. Avec le mot rien il faut distinguer: "Ne servir à rien," se dit d'une inutilité momentanée ; de rien se dit quand l'inutilité est permanente.

Sx. D. Prend il le subjonctif ? R. Dans aucun cas. D. Prend il le futur et le couditionnel ? R. Seulement dans le sens de whether.

81NCE. D. Comment se traduit ii ? R. Cela dépend de quel idnce il s'agit. En parlant du temps, il faut dire depuis (since yesterday : depuis hier). S'il a le sens de as, on dit puisque. "Since you want it," puisque vous le désirez.

Singulier. D. Certains noms sont ils toujours singuliers ? R. Ceux qui expriment des abstractions, les vices, les vertus ; les noms des sciences, arts, etc. ; les locutions invariables de leur nature (les ondit, etc.) ; les mots hétail et bercail ; enfin, en général, les noms des métaux, excepté en langage commercial.

SiKOP, Compote, Puree, etc., de. D. Pourquoi de et pas à ? R. Parceque de a la sens de " entirely made of."

Soi. D. Quelle est la différence avec lui ou éCle ? R. Soi ne s'emploie que pour les choses, ou s'il s'agit de personnes indéterminées. " On a souvent besoin d'un plus petit que soi." Aussi, quand il y a possibilité d'équivoque.

Sortir. Voir Etre.

Subjonctif. Voir Chapitre II, Section 1. Est il possible de l'éviter ? R. Oui, et souvent il est préférable de le faire. Il y a deux cas où l'on peut le remplacer par l'infinitif. D'abord, quand les deux verbes ont le même sujet. "J'ai peur d'être malade," — au lieu de " que je sois malade." Enfin, avec certaines conjonctions, s'il n'y a pas d'ambiguïté, on peut se servir de de avec l'infinitif au lieu de que avec le subjonctif. "J'irai à la banque afin de retirer de l'argent." Eviter cependant l'expression : " Il est nécessaire pour moi de."

Supposer. D. Ce verbe exige-t-il le subjonctif ? R. Il faut distinguer. S'il a le sens dépenser, pas de subjonctif. Mai» s'il y aune action hypothétique, on ne peut employer l'indicatif. "Je suppose que vous irez à la campagne demain," mais : " Supposez que vous alliez à Paris, où descendriez vous ? "

Titre D'ouvrage, D. Y a^t-il une différence avec l'anglais ? R. On ne traduit pas le a. Par exemple : "L'avare, comédie par Moulière," — et non une comédie.

Tous DEUX, tous les deux. d. Quelle est la différence? R. Le premier s'emploie quand les objets sont considérés ensemble. " Je

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les ai vus tous deux ensemble." Le dernier, si les objets ne sont pas ensemble. "Je les ai rencontrés tous les deux, l'un à l'église, l'autre à la mairie."

Tout. D. Quand est ce invariable ? R. Dans le sens de quite. Cependant, au féminin, devant une consonne, on dit toute. ^

Tout autre. D. N'est ce pas toujours invariable ? R. Non. Il s'accorde si l'on peut mettre le nom entre tout et autre. Par exemple ; "Donnez moi toute autre plume" (toute plume autre que celle-là, etc.).

Tout entier. D. Cela varie-t-il ? R. Entier varie.

Trait d'union. D. Y a-t-il une règle pour son emploi ? R. En principe, il est nécessaire dans les mots composés, et dans les tournures interrogatives des verbes. Mais la tendance est à sa suppression. Nombre de noms composés s'écrivent maintenant en un seul mot ; et l'on ne compte plus comme faute son absence entre le verbe et le pronom sujet qui suit.

Travers. D. Faut il à ou au, devant ce mot ? R. A travers veut dire across sans idée d'effort : " A travers le parc " ; au travers de manque un effort : "Au travers du corps."

Triste. D. Que veut il dire avant le nom? R. Misérable ou pitoyable.

Venimeux. D. Quelle est la différence avec vénérvewx, ? R. Le premier, de ^^ venin," se dit des animaux ou au figuré. Le second se dit des plantes.

Verbes. D. Quels sont ceux qui prennent, suivant leur signification, diverses prépositions ? R. 11 y en a beaucoup. On les trouvera a leur place, Chapitre II, Section 2, Prépositions. Ajoutons que changer, dans le seus de " to exchauge " prendpour ou contre ; que l'on peut dire, " Ne pas laisser de," ou "Ne pas laisser que de" ; que marier d ou marier avec sont également bons. 2 Vieillir. Voir Utre.

Ville, noms de. Voir Noms.

1 L'Académie tolère le féminin dans l'expression "toute a vous." Noter que tout à coup veut dire "suddenly ; " et tout d^un coup, "at one stroke."

*Ne pas oublier que " to marry somebody " se dit épouser, ou se marier II ou avec. Marier avec le régime direct, signifie " to give away in marriage."

Remarque Importante. (Circulaire Ministérielle de 1900).

Pluriel ou Singulier. Dans toutes les constructions où le sens permet de comprendre le substantif complément aussi bien au singulier qu'au pluriel, on tolérera l'emploi de l'un ou de l'autre nombre. Ex. : des habits de femme ou de femme.s; — des confitures de groseille ou de

£roseilles ; — des pi'êtres en bonnet carré ou en boiinets carrés ; — Us ont ôté iir chapeau ou leurs chapeaux.

Différence du sujet apparent et du sujet réel. Ex.: sa maladie sont des vapeurs. Il n'y a pas lieu d'enseigner de règles pour des constructions semblables dont l'emploi ne peut être étudié utilement que dans la lecture et l'explication des textes. C'est une question de style et non de grammaire, qui ne saurait figurer ni dans les exercices élémentaires ni dans les examens.

Questions d'Examen 43

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