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DES ADDITIONS ET NOTES MARGINALES

Les additions marginales, appelées aussi manchettes, font en quelque sorte l’office de sous-titres pour servir de points de repère au lecteur. Elles se composent en caractères plus petits que ceux choisis pour les notes ordinaires et se placent à droite aux pages impaires et à gauche aux liages paires, la première ligne à hauteur de la première ligne de l’alinéa auquel elles se rapportent. On les sépare du texte courant par un blanc de trois à six points, suivant la place dont on dispose. Ce blanc doit être autant que possible d’une seule pièce, pour la facilité des remaniements éventuels.

Dans les ouvrages à deux colonnes, les additions se placent des deux côtés de la page.

La justification des additions se prend d’après le format de la page. On lient la fixer au septième environ de la largeur du texte.

Pour la forme à donner à la composition des additions, nous préférons l’exemple A à l’exemple B :

Rupture des relations entre

la Belgique et

la Hollande.

Rupture des relations entre la Belgique et la Hollande.

Le Roi et la reine Nathalie prodiguent des témoignages de leur faveur au duc Victor.

à moins que l’addition 11e soit d’une certaine étendue, auquel cas il faudrait adopter le modèle B, sans être obligé d’observer la même marche pour tout l’ouvrage.

INTERCALATION DE CLICHÉS

Si l’on adopte la forme B, il est préférable, lorsqu’un mot ne peut faire ligne pleine et ne permet pas l’introduction d’un autre mot dans la ligne, de jeter le blanc à droite et à gauche plutôt que d’espacer le mot. (Voir C.)

Quand on ne peut faire autrement, il est permis de couper une addition marginale et d’en reporter une partie à la page suivante; mais il faut tâcher d’éviter cette éventualité, qui ne peut amener qu’un mauvais effet.

Les additions marginales ne doivent se composer et se placer dans la forme qu’au moment de livrer l'épreuve en bon à tirer, afin d’éviter des remaniements constants. En faisant la garniture, on prend toutes les dispositions pour pouvoir les introduire avec facilité.

Certains ouvrages, comme les Bibles, comportent un tel nombre de notes que leur classement au bas des pages devient pour ainsi dire impossible. On les place dans les blancs de marge en observant les dispositions ci-dessus décrites, mais en ajoutant les signes de notes, qui sont ordinairement des lettres italiques bas de casse entre parenthèses ou des chiffres supérieurs.

Le modèle B sera adopté de préférence pour la composition de ces notes, et le placement se fera en même temps que la mise en pages du texte.

§ 9. — Intercalation de clichés.

L’intercalation de clichés dans un texte courant exige beaucoup de soins et un certain savoir technique qui 11e s’acquiert que par l’ expérience.

Disons tout d’abord que ce travail 11e doit être effectué que lorsque le texte a été revu en bon à tirer par l’auteur et le correcteur, car il faut éviter les remaniements dès que les clichés sont intercalés.

Il faut aussi veiller à ce que les clichés aient bien la hauteur des caractères, — qu’ils soient bien d’aplomb, — que les quatre côtés soient bien équarris.

Les clichés qui ne sont pas bien d’équerre et dont l’aplomb

Coupures

éventuelles.

Notes

marginales.

est défectueux provoquent le levage des interlignes, espaces et cadrats.

Une bonne précaution à prendre, c’est de remettre les clichés au conducteur chargé de les imprimer, pour qu’il remédie préalablement aux défectuosités dont ils pourraient être affectés.

Il faut en outre s’assurer de la parfaite concordance de la composition avec le cliché. Si la conrposition est faible, les lignes tourneront et risqueront de laisser échapper des lettres à l’impression, sous l’action des rouleaux. Si, au contraire, c’est le cliché qui est faible, le même accident pourra se produire avec le texte de la légende (1).

On ne saurait donc apporter troj! de précision dans l’exécution de ce travail, et pour y arriver, voici comment l’on procède : on serre le cliché dans un composteur pour connaître le nombre de points qu’il comporte; on compte les lignes du texte, que l’on multiplie par le nombre de points du caractère, et on y ajoute les points que donne l’interlignage. Si les deux résultats ne concordent pas, on corrige la différence du côté où il est possible de le faire.

Cependant, malgré toute la précision apportée à la justification du texte et au serrage de la forme, il n’est pas impossible que les blancs se lèvent à l’impression. O11 peut y remédier en collant des bandelettes de papier en tête, en pied et contre les côtés, aux clichés d’une certaine dimension.

Le nombre des lignes de texte doit toujours être plus grand au bas du cliché qu’en tête (deux ou trois lignes de différence, si c’est possible). Lorsqu’on ne peut accompagner le cliché d’au moins deux lignes en tête et quatre en pied, il est préférable de consacrer toute la page au cliché.

Ces données peuvent varier selon les contours des clichés ou lorsque ceux-ci viennent s’intercaler dans des pages de grand format.

Les clichés sont placés de différentes façons dans le texte :

1° Sur toute la justification;

2° A gauche, aux pages paires ;

3° A droite, aux pages impaires;

(1) La légende est le texte explicatif qui figure au bas d’un cliché.

INTERCALATION DE CLICHÉS

4° Des deux eôtés, lorsqu’il y a plusieurs figures à placer dans la même page, à moins qu’on ne puisse mettre quelques lignes de texte entre chaque cliché.

L’intercalation d’un cliché sur toute la justification ou sur une partie de la justification, dans un ouvrage à deux ou trois colonnes, ne modifie pas l’ordre des colonnes, c’est-à-dire que le texte de la première colonne continue au-dessous du cliché, et non dans la colonne qui lui est contiguë. (Voir ci-après les exemples D et II.)

Lorsqu’un cliché ne peut entrer dans la justification, on le place verticalement, ainsi que la légende, et de la manière indiquée liai* l'exemple C, que le folio soit pair ou impair.

Voici les exemples :

Figure.

Figure.

Le texte qui entoure un cliché placé au milieu de la page, dans les travaux à justification unique, doit se suivre horizontalement, c’est-à-dire que chaque ligne du texte placé à gauche a sa suite immédiate à droite du cliché. (Voir exemple I.)

Lorsque les dimensions du cliché sont telles que la place disponible des deux côtés est par trop restreinte pour y mettre du texte, il est préférable de supprimer celui-ci. (Voir exemple J.)

Figure.

Figure.

Le texte qui entoure une gravure placée au milieu de la page dans les travaux à justification unique, doit se suivre

lement, de

gauelie à

droite, en

Figure.

sorte que

le texte se commç s’il

puisse lire n'y avait

pas de gravure. Lorsque la place disponible des deux côtés de la gravure est par trop restreinte, on supprime le texte (J).

Texte.

Blanc

Figure.

Blanc

Texte.

Le texte doit être détaché du cliché de 6 à 12 points, selon la place disponible. (Voir ci-après la page-type.)

INTERCALATION DE CLICHÉS

Les règles que venons d’énoncer vent encore des d sions dans quelque primeries, principal

nous soulèiscuss imement

ment pourrait-on s’y retrouver en ne faisant pas suivre le texte dans son ordre normal, c’est-à-dire comme s’il n’y avait

dans lesquels ils ont appliqué leur théorie — qui est celle enseignée par Théotiste Lefèvre. La contorsion des poignets à

en France, où des écrivains techniques très autorisés conseillent de faire suivre le texte à droite et non audessous du cliché dans une page à deux ou trois colonnes.

Le présent exem-

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