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EXÉCUTION DU TRAVAIL D’IMPOSITION

1. On nettoie tout d’abord le marbre et l’on frotte avec la main l’envers des pages après avoir enlevé le porte-page.

2. On dispose les pages dans l’ordre qu’elles doivent occuper, la première de la feuille toujours à gauche, la seconde toujours à droite (bien entendu, dans les impositions normales). Deux pages paires ou impaires ne se trouvent jamais l’une à côté de l’autre ni superposées (1). Il est prudent de vérifier le placement des pages avant de continuer les opérations suivantes, car une fois les pages déliées, la rectification d’une erreur entraîne beaucoup d’ennuis.

3. On place le châssis et les garnitures d’après les prescriptions que l’on trouvera plus loin, en ayant soin de dégager le bout de ficelle formant boucle d’arrêt, afin de pouvoir facilement le saisir pour délier la page.

4. Puis on met des réglettes en bois des deux côtés de la barre et contre le châssis, du côté opposé au serrage, car il ne faut pas que la composition soit en contact direct avec le fer

(1) Dans notre édition précédente, nous donnions un moyen mécanique pour s’assurer du placement exact des pages. Les folios additionnés d’un même carton, disions-nous, doivent réunir le même nombre. Il a été trouvé depuis que l’imposition pouvait n’être pas correcte, tout en répondant à cette clause. Le moyen n’est donc pas infaillible : c’est pourquoi nous ne le renseignons plus.

du châssis, celui-ci offrant rarement une régularité suffisante. On trouvera, page 316, un modèle d’imposition correcte, à observer dans tous ses détails.

5. On délie ensuite les pages en tenant la main gauche à plat sur la composition pour empêcher qu’elle ne saute, et en commençant par le haut et le long de la barre.

6. Au fur et à mesure qu’on délie une page, on l’assujettit à l’aide de la garniture, et lorsque toutes les pages d’une même colonne sont déliées, on exerce, à l’aide des deux mains, une poussée sur le biseau.

7. Toutes les pages de la forme étant déliées, on place les coins en faisant une poussée avec la pointe du marteau entre le biseau et le châssis ; on redresse la composition et on abaisse les blancs qui pourraient s’être levés.

8. On serre légèrement et on taque la forme afin de bien en égaliser la surface.

Avant de taquer, il faut avoir soin de passer le plat de la main sur la partie du taquoir que l’on met en contact avec l’œil de la lettre, afin d’en enlever tout ce qui pourrait souiller ou détériorer le caractère.

9. On vérifie la garniture; on voit si rien ne force et on serre plus fortement. On taque de nouveau et on serre définitivement.

10. On s’assure que rien ne bouge dans la forme en soulevant un peu celle-ci, â deux ou trois reprises. Si c’est une forme contenant des pages de texte, on la fait glisser vers soi, de façon que le bras gauche se place sous le châssis ; on fait un effort de ce bras pour soulever la forme et, avec la main droite, on appuie légèrement sur les pages. Si elles résistent â la pression, tout est pour le mieux; si, au contraire, elles cèdent,. c’est qu’elles-sont trop faibles ou que la forme est mal serrée, et alors il faut desserrer et faire le nécessaire.

Si l’on emploie divers châssis pour l’imposition de plusieurs feuilles d’un même ouvrage, il faut s’assurer de la largeur des barres, et corriger les différences s’il y en a.

Les châssis, de même que les biseaux, ne doivent être ni trop petits ni trop grands.

de l’imposition. 311

Les coins doivent être placés à des distances convenables. Si ce sont des coins mécaniques, on évitera de les faire serrer vers le milieu de la forme.

Un mot maintenant au sujet de certaines impositions de travaux de ville ou administratifs.

Toute composition ne formant qu’une seule page, comme les tableaux, affiches, lettres-circulaires, etc*., se place à peu près au milieu du châssis, ainsi qu’on le verra aux modèles ci-après.

Quand on a la faculté d’imprimer une facture ou tout autre modèle avec lignage sur une presse mécanique, on peut se dispenser de faire une composition ouvragée et coûteuse de pointillés, en observant ce qui a été fait dans l’exemple ci-dessous :

* C0Nf/Sf

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Fournisseur de S. M. la Rei'ne des Belges

rue i>e l’écuyer

t M Doit

L’impression se fait d’abord sur la forme ainsi préparée, puis on tourne le papier et on imprime à nouveau, produisant en conséquence deux exemplaires à la feuille. On peut même, dans ces conditions, imprimer simultanément deux factures différentes, en imposant par quatre pages : d’un côté le texte et de l’autre côté le lignage.

Réunir dans un même cliâssis différents modèles dont les dimensions et le nombre d’exemplaires correspondent, et ce afin d’économiser des frais de tirage, est une imposition par mariage.

En voici un exemple :

(Les petits filets que l’on voit entre les compositions indiquent l’endroit où le papier doit être coupé pour donner aux divers modèles leurs dimensions respectives après le tirage. Cette précaution facilite également le travail du brocheur.)

ENCARTS.

Les encarts sont les cartons qui s’intercalent dans un cahier j) oui* n’avoir qu’une seule couture à faire.

Supposons une brochure de vingt-quatre pages, que pour des raisons diverses on désire imprimer par huit pages tout en ne faisant qu’un cahier.

DE L’IMPOSITION

L’imposition se fera en une feuille in-8°, ayant au côté de première les pages 1-4-5-8-17-20-21-24, et au côté de seconde les pages 2-3-6-7-18-19-22-23; plus une demi-feuille in-8° intercalaire, comportant les pages 9 à 16.

S’il y avait plusieurs feuilles à imprimer ainsi, on répéterait, à l’encart, la signature de la feuille dans laquelle il s’introduit, en y ajoutant un point.

Pour tout imprimé à feuillet double, dont le verso du premier et du deuxième feuillet doit rester en blanc, on fait une imposition en aile de moulin :

Imposition en aile de moulin.

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J'ai i honneur de porter à votre connaissance que je viens de céder mes affaires à M. E. Parent, mon associé.

Je me plais à espérer que vous voudrez bien reporter sur lui la confiance que vous ni avez témoignée pendant tant d'années.

Guillaume.

Serrage

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