LEVAGE DES BLANCS
Elle est le complément de l’œuvre du compositeur.
Lorsque la forme est exclusivement composée de caractères neufs, provenant surtout d’une bonne fonderie, l’opération de la mise en train est des plus faciles : elle se résume à appliquer par-ci par-là un morceau de papier de soie.
De même, quand il n’y a qu’un petit nombre de lignes dans la forme.
Mais les caractères souvent employés finissent par s’user, et il n’est pas rare de rencontrer dans la même forme des lettres peu ou point usées et d’autres qui le sont entièrement, principalement dans les caractères de genre et de fantaisie.
Si l’on veut éviter l’écrasement des unes pour faire venir les autres, il y a naturellement des précautions à prendre.
Il faut tout d’abord chercher à égaliser le plus possible la surface de la forme, en faisant changer les lettres trop usées et en haussant par-dessous celles qui marquent imparfaitement .
On tire ensuite trois ou quatre épreuves sur papier pelure :
De la première, on découpe les passages trop pâles, qu’on applique à leur place respective sur le cylindre préparé comme il est dit ci-contre.
Même opération avec une deuxième feuille, mais en découpant plus largement, de façon à forcer, à l’aide de la première applique, les parties tout à fait incolores.
De la troisième, on enlève les passages trop foncés, que l’on détruit, et le restant de la feuille s’adapte sur les deux découpages précédents.
On prend alors une feuille de papier mince, d’un format supérieur à celui qu’il s’agit d’imprimer; on mouille cette feuille et on en recouvre toute la mise en train, pour empêcher qu’elle ne se déplace.
On imprime une bonne feuille et on fait les corrections jugées nécessaires.