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LEVAGE DES BLANCS

Lorsqu’il s’agit de formes contenant des clichés, M. Motteroz, ancien conducteur expérimenté et maître imprimeur des plus autorisés à Paris, donne les conseils suivants (1) :

« Après avoir reconnu dans une forme le ou les points de levage et leurs différentes causes, desserrer complètement, placer une première bandelette le plus près possible du texte ou des clichés, mais sur un côté seulement ; resserrer légèrement ce côté pour s’assurer de l’effet produit; recommencer ainsi jusqu’à suppression complète du levage pour ce côté; procéder de même pour les autres côtés s’il y a lieu. Comme il est bien rare qu’il n’y ait pas à mettre des bandelettes dans le sens de la largeur et de la longueur des pages ou des gravures, ce mode de procéder, qui nous vient de l’expérience journalière, a l’avantage de placer les bandelettes toujours à propos au point voulu et jamais plus qu’il n’en faut sans faire reconnaître immédiatement où l’excès se produit.

» Les bandelettes ne doivent pas avoir plus de 12 à 15 points de largeur; elles doivent être de la longueur des garnitures entre lesquelles elles sont placées et même les déborder légèrement pour permettre de les voir et de les placer ou reprendre aisément; elles doivent être bien droites et toucher le marbre dans toute leur longueur.

» Si la forme contient beaucoup de garnitures, il vaut mieux disséminer plusieurs bandelettes minces que d’en mettre une seule très forte.

» En même temps que le placement de bandelettes de papier, il ne faut pas négliger les remèdes suivants : si le châssis n’est pas d’aplomb, le retourner ou mettre sous le côté boiteux une petite cale en papier que l’on fait tenir avec un peu de colle ou de gomme; retourner les lingots, raboter ou limer les biseaux déformés, retourner les coins, retourner les cales qui entourent la forme sur le marbre de la machine, ou les mettre d’aplomb à l’aide de petites cales en papier. Surtout mettre et tenir rigoureusement d’aplomb les bois ou les clichés encadrés

(1) On lira avec fruit le petit travail de M. Motteroz, intitulé : Essai sur la mise en train. Paris, rue Saint-Benoît, 7.

ou non de texte : aucune bandelette ne saurait obvier au boitage d’un bois. »

PLISSAGE DES FEUILLES PENDANT L’iMPRESSION.

Il se produit parfois, au tirage de compositions encadrées, de grands tableaux, ou de formes avec gravures de grandes dimensions, un plissage très désagréable de la feuille.

On peut en accuser l’une des causes suivantes :

1° Mauvais aplomb du cylindre ;

2° Tension trop forte des cordons aux extrémités ;

3° Blanchet trop épais ou mal tendu ;

4° Papier trop mince ou de mauvaise qualité ;

5° Pression trop prononcée ;

6° Vignettes trop chargées, voisines d’un blanc et placées à la sortie de la feuille ou sur le côté du cylindre, ou bien encore mal d’aplomb sur le marbre ;

7° Prise inégale de la feuille, soit à cause de l’exiguïté des marges, soit parce que les pinces, trop serrées, ne tombent pas assez rapidement ou bien tombent avec secousse.

Connaissant les causes du mal, il est facile d’y remédier.

Tout d’abord, il importe de vérifier les coutures des cordons, rhabillage du cylindre et la prise des pinces. On diminuera le foulage s’il est excessif, et on égalisera soigneusement toutes les parties de la forme, même en collant des bandelettes de papier par-dessous.

L’étoffage doit être bien tendu sur le cylindre, sans bosselures.

Les pinces doivent prendre la feuille de papier toutes en même temps pour l’entraîner régulièrement.

On commencera le tirage avec peu ou point de foulage, et on l’augmentera graduellement par la suite.

Aux machines à réaction, les cordons du milieu doivent être légèrement plus tendus que ceux des bords, car ils doivent entraîner la feuille alors que le rôle des seconds est de la guider et de la soutenir.

Mais il se peut aussi que le cylindre de la machine ait cessé d’être exactement cylindrique. C’est ainsi qu’un blanchet, même

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