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TIRAGE SIMULTANÉ DE DEUX COULEURS SUR UNE MACHINE EN BLANC

Un moyen très pratique s’offre au praticien pour imprimer simultanément deux couleurs sur une machine en blanc : il suffit d’établir une composition pour chacune des couleurs, compositions qui peuvent être doublées, triplées ou quadruplées, si le format de la machine le permet.

Ces compositions seront ensuite imposées dans le même châssis, comme ceci :

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L’encrier sera partagé en deux, en laissant au milieu une partie vide, si les blancs de la forme le permettent, et on enlèvera au rouleau preneur — et aux autres si c’est nécessaire — une rondelle de pâte, pour que les deux touches d’encre soient séparées.

IMPRESSIONS TRICHROMES.

11 est vraiment merveilleux que, grâce aux récentes découvertes de notre époque, on soit arrivé à rendre fidèlement par la typographie, et au moyen de trois impressions superposées, un objet quelconque dans ses couleurs naturelles et originales. Mais pour obtenir des résultats satisfaisants, il est indispensable d’avoir à sa disposition :

1° Un outillage irréprochable ;

2° Des encres de choix et de bons rouleaux ;

3° Un bon papier couclié, bien blanc, et légèrement tendre;

4° Des clichés bien conditionnés ;

5° Et surtout un ouvrier connaissant la machine et la manipulation des encres.

La mise en train est des plus simples. L’habillage du cylindre doit être très sec, et quant au découpage, il peut être réduit parfois à un forcement des parties foncées de l’image, que l’on colle sous le cliché lui-même.

Le photograveur remettant des épreuves complètes avec ses clichés, le conducteur a un excellent modèle sous les yeux. 11 n’a qu’à l’observer, et voir ce qu’il doit affaiblir ou forcer. Lui seul est juge de l’importance des découpages à effectuer.

Sur la pédale, la mise en train est à peu de chose près semblable à la mise en train d’un simili en noir. Mettre les clichés à bonne hauteur, de façon à obtenir une impression légère et bien égale. Fixer sur la platine, après avoir enlevé le blanchet ou les feuilles d’habillage, une feuille blanche retenue par des points de colle aux quatre coins. Amener avec beaucoup de soins, pour ne pas détériorer le cliché, la platine en contact avec le cliché de façon à obtenir une impression très légère. Mettre en place les découpages; les recouvrir de trois ou quatre feuilles de papier fort, et régler l’impression d’après l’épaisseur des feuilles d’habillage.

Il résulte de ce genre de mise en train que les découpages étant aussi éloignés que possible du cliché, ils ne marqueront pas, comme cela a lieu avec le papier pelure.

IMPRESSIONS EN COULEURS

On peut aussi coller les découpages entre la plaque et le bois du cliclié comme pour la presse mécanique.

Le premier tirage doit être celui du jaune; puis le rouge, et enfin le bleu. Les teintes seront réglées à la lumière du jour, et non le soir.

Chacune des impressions doit être bien sèche avant d’entamer la suivante : un jour par teinte n’est pas superflu.

Est-il nécessaire d’ajouter que le repérage doit être tout particulièrement soigné. Là est naturellement tout le secret d’une bonne réussite.

Les encres doivent être transparentes, de manière à produire, par leur superposition, des teintes nettes et fraîches. Elles doivent aussi être suffisamment siccatives.

Les teintes ne seront pas invariablement identiques pour tous les modèles à reproduire.

Les bleus et les rouges peuvent varier pour obtenir de meilleurs effets.

On peut se rendre compte, par ces quelques détails, du degré de connaissances qu’exigent les tirages trieliromes. Il faut en outre un certain tour de main qui n’est pas à la portée du premier venu.

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