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IMPRESSIONS IRISÉES

Les impressions dites irisées s’obtiennent de la manière suivante : on dépose une teinte différente aux deux côtés de l’encrier; les deux couleurs, par le jeu naturel des rouleaux, se mélangent, et produisent en un seul tirage non seulement les deux couleurs initiales, mais encore toute la gamme des tons intermédiaires.

On place dans l’encrier de la machine des plombs épais d’un cicéro et taillés de telle sorte qu’ils emboîtent la moitié au moins de la rondeur du cylindre. Ils sont maintenus en place par le couvercle de l’encrier.

L’écart entre les plombs sera de la même largeur que celle désirée pour les bandes de couleurs sur l’imprimé.

Les couleurs se mettent dans les vides que forment les plombs entre eux, et on enduit d’avance de couleur les rou-

leaux aux endroits correspondant aux subdivisions de l’encrier. La marche des rouleaux produit ensuite le résultat voulu.

LAVAGE DES FORMES APRES L’iMPRESSION EN COULEUR.

L’encre de couleur sèche vite et forme sur l’œil de la lettre une couche difficile à enlever. Pour bien nettoyer la forme, on frotte d’abord un peu d’huile sur les caractères; l’huile délaye la couleur et facilite l’action de la benzine au point de ne laisser aucune trace.

Pour les impressions polychromes, on commence généralement le tirage par les poudres d’or et d’argent.

Les parties à poudrer doivent être encrées avec du mordant, de préférence jaune lorsqu’il faut poudrer de l’or, et blanc lorsqu’il faut poudrer de l’argent. O11 peut ajouter au mordant un peu d’encre de la teinte de la poudre à employer, pour que l’effet du bronzage soit plus brillant.

L’adhérence de la poudre a également lieu avec de l’encre ordinaire, mais le noir ternit le brillant de la poudre et reste apparent quand l’œil du caractère n’est pas suffisamment couvert.

Le papier doit être aussi bien lisse et surtout dépourvu d’humidité.

Aussitôt qu’une feuille est imprimée, on l’étend sur une table et on étale la poudre à l’aide d’un tampon de ouate. On enlève le surplus de la poudre avec un autre tampon propre, qu’on passe légèrement sur la feuille.

S’il s’agit d’un travail de luxe que l’on désire soigner tout particulièrement, on mettra toutes les feuilles dans la presse à satiner. Cette opération donne aux poudres de métal un brillant très vif.

Impressions diverses

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