IMPRESSIONS DI VE R SES
Il existe un appareil très commode pour étendre les poudres.
Cet appareil, en cuivre poli, procure une très grande économie. En voici le type et la description :
B est un bouton qui se dévisse pour permettre l’introduction de la poudre dans la partie A; C est une rondelle de bois garnie d'une peau de mouton. Cette rondelle est mobile et fait l’office de bouchon. Pour poudrer, on pose l’appareil sur la partie imprimée, en appuyant légèrement ; la rondelle de bois C, agissant sur le ressort qui la maintient, rentre et laisse la poudre s’éparpiller sur la feuille de papier. On frotte la poudre à l’aide de la peau de mouton, qui remplace ici avantageusement le tampon d’ouate, lequel a l’inconvénient d’absorber trop de poudre.
Il peut se présenter des travaux où un tirage en or est à effectuer sur un fond tiré préalablement en couleur. Et si cette couleur n'est pas absolument sèche, la poudre d’or s’attache à toute la surface imprimée.
Grâce à un produit inventé par la maison Lorilleux de Paris, et dénommé par elle Siccato-dorure, cet inconvénient peut facilement être évité.
Voici comment il faut l’employer :
Avant l’impression du mordant sur lequel on doit bronzer, on étend le siccato-dorure sur chaque feuille à l’aide d’un blaireau, en ayant soin de passer plutôt deux fois qu’une sur les parties imprimées, puis on enlève l'excès de poudre à l'aide d’un tampon de ouate et on termine le nettoyage avec un blaireau fin et propre.
Le siccato-dorure ne ternit en rien l’éclat et la fraîcheur des couleurs imprimées, et empêche le bronze ou les couleurs en poudre d’y adhérer.
On peut encore employer le siccato-dorure quand on désire façonner de suite des imprimés dont on craint le maculage.
Lorsqu’il s’agit d’impressions en noir, la poudre de talc convient également fort bien pour le séchage des feuilles. La manière de l’appliquer est la même que celle ci-dessus décrite. Elle n'a qu’un inconvénient, c’est de ternir légèrement l’éclat de l’encre.