GRAVURES ET CLICHÉS
degré de finesse. Pendant plus de trois siècles, elle connut les joies du triomphe incontesté, jusqu’au jour où la gravure chimique vint lui disputer, avec succès souvent, la suprématie de la reproduction.
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La Vierge et l’enfant Jésus (réduction).
Xos ancêtres imprimaient sur le bois même, parce que la stéréo ty pie et la galvanoplastie n’étaient pas connues. A partir de ce moment, les bois originaux furent soigneusement conservés, et l’imprimeur ne reçut plus que des reproductions, soit en fonte pour les sujets commerciaux de peu d’importance, soit en galvano pour les planches plus délicates.
Les difficultés d’impression n’en sont pas diminuées, tant s’en faut, car pour peu que le cliché soit mal venu ou mal
dressé, le conducteur n’aura pas trop de tout son savoir-faire pour arriver à un résultat appréciable.
De plus, il ne suffit pas qu’une gravure soit finement exécutée pour que l’impression en soit irréprochable. La science technique du conducteur doit venir en aide au talent du graveur pour que son travail donne tous les effets qu’il en attend. En un mot, toute gravure ou cliché doit subir une mise en train.
Voyons en quoi consiste cette opération ou, pour employer l’expression propre, le découpage d’un cliché.
Il faut tout d’abord que le cliché soit mis à hauteur du caractère; s’il y a une différence en moins, on collera sous le bois les morceaux de papier nécessaires. Si le tirage est important, on veillera à ce que le support du cliché soit bien dur, afin qu’il ne s’affaisse pas pendant le cours du travail.
Puis on tire quatre ou cinq bonnes épreuves, sur des papiers de différentes épaisseurs et bien satinés.
De l’épreuve tirée sur l’épaisseur la plus forte, on découpe — à l’aide d’un petit couteau à bout bien aiguisé (voir au Vocabulaire) — toutes les parties qui ressortent trop, ainsi que les parties totalement blanches; après quoi, on amincit, en grattant, les parties moyennes du sujet.
Il faut avoir soin de faire le découpage en biseau , afin que les contours des différents tons ne soient pas brusquement délimités.
De l’épreuve tirée sur la deuxième épaisseur, on enlève de nouveau les parties blanches et toutes celles qui ont été amincies à la première épreuve; on gratte en outre légèrement les parties qui doivent être moins noires, et on réunit ce qui reste de l’épreuve au premier découpage, en ayant soin de bien faire correspondre les contours.
De la troisième épreuve, on enlève entièrement ce qui a été enlevé et diminué à la deuxième, et on colle le restant sur les découpages précédents.
On peut s’en tenir là. L’imprimeur juge s’il est nécessaire de découper une quatrième épreuve.
On tire ensuite une épreuve sur toute la forme; on applique les découpages à leur place respective, et on colle cette épreuve