LECTURE DU MANUSCRIT
Deux genres de copie peuvent être remis au compositeur : de l’imprimé (que l’on nomme réimpression ) et du manuscrit.
Si la première ne présente aucune difficulté, il n’en est pas de même de la seconde.
Ainsi, il est rare qu’un auteur ponctue correctement son manuscrit, indique les grandes ou petites capitales, l’italique, les guillemets à mettre, etc. C’est au compositeur qu’il appartient de rectifier, mais au point de mie des règles typographiques et de l'orthographe seulement, ce que la copie peut avoir d’incorrect. En aucun cas, le compositeur ne peut se permettre de modifier la tournure des phrases.
Afin d’éviter tonte confusion dans la marche d’un travail, le metteur en pages, à défaut de l’auteur, marquera les alinéas, les grandes et petites capitales, l’italique et les grasses, ainsi que les passages à guillemeter. En conséquence, il soulignera :
une fois les mots à composer en italique, deux fois — — en petites capitales,
trois fois — — en grandes capitales,
quatre fois — — en grasse,
après avoir indiqué, en règle générale, le genre de grasse à employer. On peut aussi entourer d’un trait les mots à faire dominer en grasse et indiquer en marge : grasse.
Tout mot biffé, souligné de quelques points, est considéré comme rétabli.
Pour être à même de trancher facilement les difficultés qui se présentent journellement dans la lecture du manuscrit, telles que traits d’union à mettre (1), pluriel des mots composés, noms de contrées et de villes, il n’y a rien de tel que d’avoir près de soi un bon dictionnaire.
Composteur en fer.